La BAD approuve 915 MDH pour le développement durable des zones forestières au Maroc
Le conseil d'administration de la Banque africaine de développement a approuvé un financement de 84 millions d'euros, soit environ 914,8 millions de DH pour soutenir le développement durable des zones forestières au Maroc. Ce projet vise à renforcer la résilience économique et à améliorer la gestion de l'eau, en bénéficiant à 6,5 millions de personnes dans les régions rurales.
Ce projet vise à contribuer au renforcement de la résilience de l'économie marocaine face aux changements climatiques et à améliorer le cycle de l'eau, en particulier, indique un communiqué de la Banque africaine de développement (BAD) publié à l'occasion de ses Assemblées annuelles 2024, dont la cérémonie d'ouverture officielle s'est déroulée ce mercredi 29 mai à Nairobi.
Ciblant près de 6,5 millions de personnes vivant dans les zones rurales relevant des régions de Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Souss-Massa au niveau des quatre bassins versants et de quatre parcs nationaux, le projet s'assigne pour objectif de "soutenir l'émergence d'une classe moyenne rurale à travers une gestion durable des ressources naturelles, la promotion inclusive des chaînes de valeur forestières et le développement de l'entrepreneuriat forestier et aquacole", précise la même source.
L'opération bénéficiera aux coopératives, aux interprofessions et aux petites et moyennes entreprises qui opèrent dans les filières forestières et aquacoles dans les régions cibles.
Selon la BAD, le projet contribuera à la concrétisation des ambitions de la stratégie "Forêts du Maroc 2020-2030" à travers une série d'actions, dont l'aménagement intégré de quatre parcs nationaux, la promotion de la biodiversité en réintroduisant des espèces de faune disparues et/ou menacées, en plus de la restauration des terres touchées par l'érosion à travers leur traitement biologique.
Il s'agit aussi de promouvoir l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans les filières aquacoles et forestières en leur facilitant l’accès au financement, en leur fournissant des services d'accompagnement et de proximité et en mettant en place trois incubateurs pour les jeunes et les femmes entrepreneurs agricoles.
En outre, ces actions portent sur le développement de l'écotourisme en aménageant des zones dédiées dans quatre parcs nationaux, l'appui à quatre filières "liège", "eucalyptus", "plantes aromatiques et médicinales" et "aquaculture continentale", avec la définition de plans de développement et la mise en place de zones de transformation qui renforcent la valeur ajoutée des filières.
De même, ledit projet prévoit la mise en place d'un centre d'excellence et d'innovation forestières, la mise en place d'un réseau d'échange et de bonnes pratiques entre l'Afrique du Nord, l'Afrique centrale et l'Afrique australe, ainsi que le renforcement des capacités de gestion et de coordination des acteurs du secteur forestier.
(Avec MAP)
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