Dérives des réseaux sociaux : l'interdiction n’est pas la solution (Ouahbi)

Arnaques, diffamations, "live" obscènes… Pour Abdellatif Ouahbi, la lutte contre ces problématiques ne passe pas par la suppression des réseaux sociaux.

Dérives des réseaux sociaux : l'interdiction n’est pas la solution (Ouahbi)

Le 14 mai 2024 à 16h41

Modifié 14 mai 2024 à 16h50

Arnaques, diffamations, "live" obscènes… Pour Abdellatif Ouahbi, la lutte contre ces problématiques ne passe pas par la suppression des réseaux sociaux.

Devant les députés de la Chambre des représentants, Abdellatif Ouahbi a été interrogé sur les moyens envisagés pour lutter contre les fléaux des réseaux sociaux, notamment les arnaques, les propos insultants et diffamatoires ou encore les "live" par lesquels les utilisateurs récoltent de l’argent ou partagent un contenu jugé "obscène". C’est une députée RNIste qui a interpellé le ministre à ce sujet.

En 2023, 500 millions de vidéos "fake" ont été partagées sur les réseaux sociaux dans le monde, selon ce dernier. Cela dit, le ministre estime que la décision relative aux réseaux sociaux ne peut être "unilatérale". Il a donné l’exemple des États-Unis et de la Chine où des décisions peuvent être prises. Ce qui n’est pas le cas du Maroc, qui ne peut que "lutter" avec toutes ses composantes (policière, judiciaire, etc.).

"Nous ne pouvons rien contre eux. Les budgets de ces plateformes dépassent celui du Maroc (…). Je ne peux pas interdire Facebook. Ce n’est pas une décision individuelle (…). Vous pensez qu’il s’agit d’épiceries ? Ce sont d’énormes entreprises. Si vous en touchez une, vous faites bouger les États-Unis, la France ou encore l’Allemagne. Ils ont leurs intérêts dedans. Ils y diffusent leurs publicités, leurs langues, leurs idéologies", poursuit le ministre.

Pour lui, le sujet est "plus complexe" et reste "lié au système capitaliste où l’on se protège mutuellement".

En tout cas, il assure que la DGSN et toutes les autres composantes du pays "travaillent dur, jour et nuit, pour enquêter et appréhender les coupables" de faits incriminés sur les réseaux sociaux.

Ouahbi rassure et souligne que le Maroc "fait partie des pays considérés comme développés en matière de gestion de cet assaut numérique". Cela dit, il estime que le "citoyen doit aider également". Pour lui, "les citoyens ne doivent pas placer leur confiance dans les réseaux sociaux".

Par ailleurs, en réponse à une précédente question, lors de la même session des questions orales au Parlement, le ministre a rappelé que le projet de Code pénal, en cours de préparation par son département, prévoit un durcissement en matière d’infractions sur les réseaux sociaux.

LIRE AUSSI : Notre dossier "Influences et pouvoirs des réseaux sociaux"

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