Entre tensions et coupes de production, le cours du Brent dépasse les 90 dollars
Le cours du Brent a dépassé la barre des 90 dollars le baril pour la première fois depuis octobre 2023, alors que les tensions au Moyen-Orient montrent des signes d'escalade. Détails.
Depuis le lancement des attaques par drones ukrainiens sur les raffineries russes, une série d'événements cruciaux ont secoué le marché mondial du pétrole. En réponse à ces attaques, les Russes ont immédiatement réduit leur production et leurs exportations de pétrole, entraînant une réaction en chaîne sur les marchés.
Cette réduction de l'offre a été rapidement ressentie sur le marché, se traduisant par une augmentation significative des prix du pétrole. Cette tendance a été observée avant même que les prix ne franchissent la barre des 90 dollars le 4 avril, marquant ainsi une première depuis octobre 2023.

Dans une interview avec Bloomberg Television, Natasha Kaneva, responsable de la stratégie mondiale des matières premières chez JPMorgan, estime que cette hausse pourrait ne pas être temporaire et que le prix du Brent pourrait grimper jusqu'à 100 dollars le baril d'ici le mois d'août, soulignant ainsi les enjeux majeurs qui pèsent sur le marché pétrolier mondial.
Par ailleurs, la déclaration du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une réunion du cabinet de sécurité, annonçant que son pays prendrait des mesures contre l'Iran et ses alliés, et qu'il porterait préjudice à ceux qui cherchent à lui nuire, a suscité une réaction.
L'implication directe de l'Iran dans le conflit pourrait entraîner d'importantes perturbations des approvisionnements mondiaux en pétrole, étant donné que le pays est régulièrement classé parmi les dix plus grands producteurs mondiaux.
Rebecca Babin, négociatrice principale en énergie chez CIBC Private Wealth, explique que "le marché pétrolier évalue les risques géopolitiques accrus à la suite d'un appel entre Biden et Netanyahu, qui s'est terminé par des remarques provocantes." Elle ajoute que le marché anticipe la réaction de l'Iran à l'attaque israélienne contre le consulat iranien en Syrie et redoute une nouvelle escalade des tensions. Bien que les approvisionnements en pétrole ne soient pas directement menacés, "la crainte de l'inconnu" maintient les traders en état d'alerte.
En outre, les réductions de production de l'OPEP et de ses partenaires, qui contrôlent plus de 35% des approvisionnements mondiaux en pétrole, restreignent les approvisionnements alors que la demande mondiale reste forte, ce qui contribue à la hausse des prix. Selon le communiqué de l’OPEP, relatif à la réunion tenue le mercredi 3 avril, le comité n'a pas recommandé de modification aux réductions de production en cours, maintenant ainsi hors ligne 2 millions de barils par jour de production jusqu'à fin juin.
Les tensions croissantes au Moyen-Orient ont renforcé les contrats à terme cette semaine, après que l'Iran a promis de venger une frappe aérienne israélienne sur son ambassade en Syrie, ayant entraîné la mort d'un haut commandant militaire.
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