Le Maroc signe la Convention des Nations unies pour la protection de la haute mer
Le Maroc, représenté par l'ambassadeur représentant permanent auprès de l’ONU, Omar Hilale, a signé la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, portant sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ).
La signature de cette convention a eu lieu le jeudi 21 septembre, au siège de l’organisation internationale à New York, lors d’une cérémonie tenue en marge de la 78e session de l’Assemblée générale de l'ONU.
Le Maroc devient ainsi le 75e pays ayant signé cet instrument juridiquement contraignant, au terme de 18 ans de négociation multilatérale. La convention entrera en vigueur lorsqu’elle sera ratifiée par 60 pays.
Le Maroc a occupé une position de premier plan tout au long de ce processus de négociation. Il a représenté le groupe africain et a contribué de manière substantielle au consensus international ayant abouti à l’adoption de cette convention.
Ce traité universel historique constitue un tournant décisif en droit international de la mer. Il préconise des outils de gestion innovants et ambitieux pour la conservation et l’utilisation durable, rationnelle et équitable de la biodiversité marine, tels que les études d’impact environnemental et les aires marines protégées.
Le traité, rappelle-t-on, porte sur la protection des zones océaniques situées en dehors de la souveraineté et des zones économiques exclusives des États côtiers. Il permet ainsi d’agir dans les zones marines se situant en haute mer, dans les eaux internationales qui ne relèvent pas de la juridiction nationale.
La haute mer représente plus de 60% de la surface de l’Océan et près de la moitié de la surface du globe. Ce vaste espace ne disposait pas d’une protection spécifique avant l’adoption de ce cadre juridique mondial, ce qui le soumettait à une pression croissante due aux activités humaines, à la pollution, à la surexploitation des ressources, au changement climatique et à la diminution de la biodiversité.
L'intérêt de ce traité est d’autant plus vital que la haute mer abrite des ressources génétiques marines et une biodiversité très riche, peu connue à ce jour par les scientifiques et d’une valeur inestimable sur les plans écologique, économique, social, culturel, scientifique et de la sécurité alimentaire.
(Avec MAP)
à lire aussi

Article : Congé exceptionnel vendredi 29 mai dans l’administration
À l’occasion de Aïd Al Adha, le gouvernement a déclaré le vendredi 29 mai jour de congé exceptionnel dans l'administration et les collectivités territoriales.

Article : Les prévisions météo pour le samedi 23 mai
Voici les prévisions pour le samedi 23 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Températures maximales en hausse sur le […]

Article : Port de Casablanca : vers la fin de la file de navires visible depuis la corniche
Depuis le 5 mai, date à laquelle Médias24 avait fait le point sur la congestion au niveau du port de Casablanca, la situation n’a toujours pas changé. La pression demeure forte et les délais d’attente sont toujours longs. Les opérateurs s’attendent toutefois à une amélioration de la situation à partir du 1er juin, grâce aux mesures douanières sur les céréales. Détails.

Article : Marine marchande : reconstituer la flotte marocaine ne sera pas si simple
En marge des Assises maritimes organisées les 21 et 22 mai 2026, les grandes lignes de l’étude du ministère du Transport et de la logistique ont été dévoilées. À l’horizon 2030, l’étude recommande le développement de vingt nouveaux navires marocains, constituant ainsi le premier noyau de la marine marchande marocaine. Cette ambition est-elle suffisante ? Et surtout, battre pavillon marocain est-il rentable pour un navire ?

Article : Bourita reçoit le ministre des Affaires étrangères mauritanien, porteur d'un message au Roi Mohammed VI
Reçu à Rabat par Nasser Bourita, l’émissaire du président mauritanien a transmis un message au Roi Mohammed VI. Les deux ministres des Affaires étrangères ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale.

Article : La BAD accorde une garantie de 450 millions d’euros à OCP pour soutenir son programme d’investissement vert
L’opération doit permettre au groupe phosphatier de mobiliser 530 millions d’euros de financement vert auprès de Société Générale et BNP Paribas, afin d’accélérer ses projets bas carbone, ses capacités renouvelables et l’efficacité hydrique de ses sites industriels.