Le Maroc s'offre un succès de prestige face au Brésil (2-1)
La bande à Regragui entre encore plus dans l'histoire du football marocain, en disposant de la Seleção (2-1), ce samedi 25 mars, au grand stade de Tanger, à l'occasion d'une soirée inoubliable où la communion avec le public a été intense.
L’équipe nationale a écrit une nouvelle et glorieuse page de son livre d’histoire. Les hommes de Walid Regragui ont battu le Brésil de Vinicius Junior, sur un astucieux tir en pivot de Sofiane Boufal (29') et une reprise à bout portant de Abdelhamid Sabiri (79'), ce samedi 25 mars, au Grand stade de Tanger, lors d'une soirée endiablée où les supporters étaient plus que jamais en fusion.
Le onze national était éployé au sein d’un 4-3-3 d’école sous les ordres de Walid Regragui; Bilal El Khanouss en fut la principale surprise. A bientôt 19 ans, El Khanouss a enchaîné une seconde titularisation, après la petite finale de la Coupe du monde 2022, perdue face à la Croatie (2-1). Cette fois, il a été l'un des artisans du succès marocain.
Le milieu relayeur a été crucial dans l'ouverture du score, en servant le buteur Soufiane Boufal dans la surface de réparation. Après l'égalisation de Casemiro, bien aidé par une faute de main de Yassine Bounou, Abdelhamid Sabiri, entré en seconde mi-temps, a donné un avantage définitif à l'équipe nationale (79'), sur une demi-volée qui n'a laissé aucune chance à Weverton, le portier brésilien.
Le Maroc ouvre le score contre le cours du jeu
Dans une première mi-temps intense et rugueuse, l’équipe nationale a éprouvé énormément de difficultés à entrer dans sa rencontre. Gênés par le pressing haut des Brésiliens, les Marocains ont dans un premier temps perdu énormément de ballons en phase de construction.
Après 10 minutes de jeu où les coéquipiers de Saïss ont essayé de ressortir via des passes courtes initiées par Yassine Bounou, ils ont par la suite allongé le jeu, cherchant les déviations en pivot de Youssef En-Neysiri, dont le travail de sape a encore une fois et comme à son habitude été énorme.
C’est à partir du quart d’heure de jeu que les protégés de Walid Regragui se sont enfin décidés à s’appuyer sur les ingrédients qui ont fait leur force lors de la Coupe du monde 2022. Notamment en se positionnant en bloc médian, voir bas par séquence, tout en délaissant le ballon au profit des Brésiliens.
Les quarts de finaliste de la dernière Coupe du monde se sont longtemps cassé les dents sur la densité axiale du bloc défensif marocain, qui a en plus fait preuve d’un repli défensif impeccable, magnifié par Sofyan Amrabat. Toujours aussi vaillant et précieux à la récupération du ballon, le milieu défensif de la viola a usé de mécanismes de compensation et d’une activité incessante pour boucher les trous et filtrer les attaques adverses, afin de protéger sa défense axiale.
Une défense où Aguerd et Saïss ont été impériaux, tandis que Achraf Hakimi a parfaitement muselé Vinicius Junior. Malgré sa gêne aux ischiojambiers, le latéral droit est intervenu à plusieurs reprises dans les pieds du virtuose du Real Madrid.
Conséquemment à une des nombreuses interventions de Achraf Hakimi, Hakim Ziyech a mené une transition offensive éclair, toutefois mal négociée comme beaucoup d’autres par manque de mouvements coordonnés et de justesse dans la dernière passe. Des approximations gommées à l’approche de la demi-heure de jeu, lorsqu’un tir de Noussair Mazraoui a frôlé le poteau droit de Weverton, après une sublime transversale de Ziyech (23’).
Quelques minutes plus tard (29’), un rush du gaucher de Chelsea, encore lui, a débouché sur l’ouverture du score de Sofiane Boufal, sur un tir en pivot, après une passe de Bilal El Khanouss, consécutive à une récupération haute de Noussair Mazraoui. Une ouverture du score contre le cours du jeu, mais qui confirme la capacité du Maroc a être dangereux à n’importe quel moment de la rencontre.
Preuve en est, la frappe enroulée de Hakim Ziyech (37’) qui a frôlé les cages brésiliennes, puis la tentative de Azzedine Ounahi quelques secondes plus tard. Cela dit, le Maroc a échappé à la correctionnelle sur deux sorties mal négociées par Yassine Bounou, qui a diffusé une inhabituelle fébrilité dans ses interventions. En atteste le but encaissé par l'équipe nationale, malgré un magnifique arrêt au retour des vestiaires (48’).
Sans véritable avant-centre, le Brésil a dans un premier temps essayé de trouver ses milieux relayeurs entre les lignes. Avant d’allonger le jeu pour échapper à la densité axiale du milieu de terrain marocain. Paqueta and co ont eu plusieurs occasions d'ouvrir le score dont une chance immanquable (13’) sur un service de Vinicius Jr plein axe pour Barbosa Ronilson, qui a trop enlevé son tir dans la surface de réparation.
Dix minutes plus tard, Yassine Bounou a raté sa relance dans l’axe, mettant dans l’embarras sa défense. Heureusement, le gardien marocain s’est rattrapé en arrêtant in extremis le lob de Rodrygo. Ensuite, le Madrilène a manqué sa demi-volée dans les 16 mètres sur une déviation d'Emerson, suite à un renversement de jeu (38’). La Seleção s’est procurée ses meilleures occasions sur des appels en lançant ses ailiers en profondeur.
Abdelhamid Sabiri libère ses coéquipiers
La seconde mi-temps a été à l’image de sa devancière, avec un onze national très bien placé, qui envoie par moment des piques, comme sur les deux tirs de Ounahi (55’) et Ziyech (49’), arrêtés par le portier adverse. Les similitudes avec le premier acte étaient également visibles dans les occasions ratées par la Seleção à cause d’imprécisions, mais aussi d’une défense héroïque des Lions de l’Atlas.
A souligner, la médiocre prestation de Yassine Bounou qui a offert l’égalisation au Brésil, sur un tir à ras de terre, a priori sans danger, mais que n'a pas maîtrisé le gardien sévillan. Mais comme l'ensemble de ses partenaires, le portier a fait le dos rond en attendant sa chance pour briller. Il n'en a pas vraiment eu, contrairement à Abdelhamid Sabiri et Yahya Attiat Allah.
Les deux entrants en seconde mi-temps ont fait montre d'une activité incessante sur le côté gauche de l'attaque marocaine. Ce n'est finalement pas un hasard s'ils étaient impliqués dans le but de la victoire. Le premier servant le second pour un succès de prestige qui permet à l'équipe nationale de s'approcher encore un peu plus des cimes du football planétaire.
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