Maroc-Brésil : un nouveau rendez-vous avec l'histoire
Alors que la Coupe du monde est encore dans toutes les mémoires, les Lions de l'Atlas ont à nouveau rendez-vous avec l'histoire. Ce samedi 25 mars, au grand stade de Tanger, les hommes de Walid Regragui espèrent bien battre pour la première fois la Seleção.
Officiellement qualifié pour la prochaine Coupe d'Afrique des nations, disputée en janvier 2024 en Côte d'Ivoire, le Maroc s'avance vers un excitant challenge, avec pour ambition d’accrocher à son tableau de chasse une nouvelle puissance mondiale, le Brésil, ce samedi 25 mars à partir de 22h, au grand stade de Tanger, en direct sur Arryadia.
Plus de trois mois après la demi-finale de la Coupe du monde 2022, l’oubli n’est qu’un trompe-l'œil. Cet évènement sera aussi une soirée d’hommage, puisqu’il faudrait bien plus d’un vie au supporter du onze national afin de se détacher du souvenir du Mondial le plus fou de l’histoire du pays.
Ainsi, c’est aussi la demi-finale de la Coupe du monde que le grand Stade de Tanger, va célébrer à guichet fermé, en reconnaissance de l’émotion et de l’aventure au Qatar. Toutefois, la nostalgie et la mémoire sont moins compatibles avec le sport qu'avec la performance. Considérant le programme qui attend le onze national, ce n’est pas vraiment le moment d’avancer en regardant par-dessus son épaule.
Surtout si le Maroc a pour ambition d’effacer de la mémoire collective la lourde et douloureuse défaite (3-0) subie par Salaheddine Bassir an co, lors du Mondial 1998, face au grand Brésil de Ronaldo, Béto, Rivaldo et autre Roberto Carlos. L’unique opposition entre ces deux nations.
"Nous allons essayer de rentrer dans l’histoire en remportant la première victoire du Maroc face au Brésil", a d’emblée annoncé Walid Regragui lors de la conférence de presse d’avant-match. Une manière d’assurer une continuité par rapport à la Coupe du monde. "Nous serons encore plus offensif mais tout en gardant notre humilité", a insisté Walid Regragui, spécialiste dans le brouillage de pistes. Une façon aussi d'éviter à ses joueurs de trop s’enflammer.
Le Maroc a un statut à défendre
Tout s’est précipité au lendemain d’une Coupe du monde réussie. Le regard de la planète football sur la bande à Regragui a changé. Pour la première fois, le Maroc a un statut à défendre, non seulement au niveau continental mais aussi à l'échelle internationale. Plusieurs sélections ont envie de s’offrir le scalp d’un demi-finaliste de la Coupe du monde.
Qui plus est quand l'adversaire n'a plus atteint ce stade de la compétition depuis l'édition 2014. A l’image du Brésil. De fait, l’enchaînement qui est proposé à l'équipe nationale avec la Seleçao ce soir, puis l’Irlande mardi 28 mars à Madrid, est passionnant. C'est aussi un grand saut dans l’inconnu.
Car au fond, la grande nouveauté pour l'équipe nationale est de faire partie des 12 meilleures nations du football de sélection au monde. On sait donc peu de choses sur sa faculté à digérer le succès. Mais on pressent l’esprit, l’énergie et la puissance d’un groupe qui reste cornaqué par Walid Regragui, un sélectionneur qui a fait des miracles en décembre et n'entend pas s'arrêter en si bon chemin.
Pour cette raison, le sas d’un match amical pour passer aussi abruptement d’une aventure à l’autre, ne sera pas de trop, quand bien même ce sera face à une grande puissance sud-américaine et mondiale, en pleine reconstruction et diminuée par des absences de poids, dont Neymar, Thiago Silva, Marquinhos et Richarlison.
"Le match sera intéressant, difficile et une bonne épreuve pour la sélection brésilienne qui a renforcé ses rangs avec de nouveaux joueurs", assure l’entraîneur brésilien par intérim, Ramon Menzies en conférence de presse, appuyé par son capitaine, Casemiro, dont les coéquipiers seront certainement structurés dans un 4-2-3-1, avec pour objectif de trouver des décalages sur les ailes, notamment à droite, où le mancunien Antony représente une réelle menace.
"Se mesurer à l'équipe nationale du Maroc sera loin d'être facile. Le match se déroulera dans une ambiance festive, de suspense et de rivalité", promet le milieu défensif de Manchester United, qui comme à son habitude, ne se trompe pas dans ses analyses aussi bien, sur qu’en dehors du carré vert.
Le onze habituel en 4-3-3
Justement, sur la pelouse du grand stade de Tanger, une partie du onze de départ de la demi-finale contre la France sera out ou sur le banc. De leur côté, les cadres reviennent en forme dans une composition d'équipe en 4-3-3, modulable en 4-1-4-1 en phase défensive. En défense axiale, devant le gardien Yassine Bounou, on retrouvera sans doute le duo Romain Saïss-Nayef Aguerd, en charnière centrale.
Incertain, Achraf Hakimi devrait débuter ou plus probablement céder le flanc droit de la défense à Noussir Mazraoui, qui va certainement manquer de rythme, n'ayant joué que dix petites minutes avec le Bayern Munich depuis son retour de la Coupe du monde, à cause d'un péricarde, une inflammation au niveau d'une membrane qui enveloppe le cœur.
Yahya Attiat Allah est parti pour occuper le couloir gauche pour ce qui serait sa deuxième titularisation consécutive avec l’équipe nationale. Dans l'entrejeu, Sofyan Amrabat et le néo-marseillais Azzedine Ounahi semblent partants. Reste à savoir si Regragui donnera sa chance à Imran Louza ou prolongera sa confiance à Abdelhamid Sabiri, pour pallier le forfait sur blessure de Selim Amallah, au poste de milieu relayeur gauche.
Sur le front de l'attaque, Youssef En-Neysiri a de fortes chances d'évoluer au poste d'avant-centre, avec Soufiane Boufal à gauche et Hakim Ziyech sur sa droite. Enfin, il ne serait pas surprenant de la part du sélectionneur national de lancer en seconde mi-temps des joueurs comme Abdessamad Ezzalzouli, Zakaria Aboukhlal et Abderrazak Hamed-Allah, afin qu'ils puissent participer à une fête qui s'annonce grandiose.
Voici la composition probable :
Yassine Bounou, Noussair Mazraoui, Romain Saïss, Nayef Aguerd, Yahya Attiat Allah, Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi, Imran Louza, Hakim Ziyech, Soufiane Boufal, Youssef En-Neysiri ;
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