Younes Sekkouri : premières révélations sur la future stratégie marocaine de mobilité internationale

INTERVIEW. Réagissant à la réforme du pacte européen d’immigration qui menace d’aggraver la fuite des cerveaux du Maroc, le ministre de l’Emploi révèle ses dispositions pour trouver un point d’équilibre entre les besoins nationaux en ressources humaines et ceux des pays européens qui souhaitent attirer davantage de compétences qualifiées.

Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences.

Younes Sekkouri : premières révélations sur la future stratégie marocaine de mobilité internationale

Le 2 mars 2023 à 18h21

Modifié 3 mars 2023 à 15h12

INTERVIEW. Réagissant à la réforme du pacte européen d’immigration qui menace d’aggraver la fuite des cerveaux du Maroc, le ministre de l’Emploi révèle ses dispositions pour trouver un point d’équilibre entre les besoins nationaux en ressources humaines et ceux des pays européens qui souhaitent attirer davantage de compétences qualifiées.

Pour tenter de remédier à la problématique du manque de main-d’œuvre, plusieurs pays européens révisent leur législation sur l’accueil des travailleurs étrangers. C’est le cas de la France, où un projet de loi présenté par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, promeut une immigration pragmatique, une immigration dite "choisie".

D’autres pays comme le Canada ont opté pour des stratégies de recrutement de main-d’œuvre étrangère plus offensives, proposant des conditions alléchantes aux candidats à l’émigration.

Les profils demandés sont très diversifiés, car de nombreux secteurs manquent de bras dans ces pays : agriculture, restauration, santé, digital… Il reste à savoir si ces politiques ne vont pas contribuer à encourager la fuite des compétences, certains observateurs n’hésitant pas à dénoncer un pillage institutionnalisé des ressources humaines.

Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, revient dans cette interview sur la stratégie de mobilité à l’international que prépare son ministère et les garanties décentes à offrir aux Marocains qui s’expatrient pour travailler.

Médias24 : Quels arrangements doit faire le Maroc en matière de main-d’œuvre avec la demande mondiale ?

Younes Sekkouri : Il faut tout d’abord situer le contexte actuel, qui a des allures particulières, porteur à la fois de contraintes, de risques, mais aussi d’opportunités.

Le Maroc a choisi de s’intégrer dans l’économie mondiale, qui évolue dans le cadre global de l’ordre mondial en cours. Lorsque l’on s’intègre dans un système global, on gère les contraintes, on accepte les éléments fondamentaux mais surtout, on saisit les opportunités qui se présentent.

Cette équation a constitué le noyau qui structure les positionnements stratégiques du Royaume au cours de ces dernières décennies.

Plus précisément, l’ouverture au monde est en soi un levier vertueux si l’on dispose des atouts nécessaires. Néanmoins, elle pourrait présenter des risques considérables si on se laisse emporter par la vague sans activer les garde-fous nécessaires.

De nouvelles opportunités pour les jeunes marocains

Face à la demande mondiale en matière de ressources humaines, qui va crescendo, le Maroc veille à mettre en place une orientation qui tient compte des paramètres suivants :

- ouvrir le marché international de l’emploi aux travailleurs, notamment aux jeunes marocains, en leur octroyant de nouvelles opportunités d’émancipation professionnelle et humaine ;

- renforcer les relations humaines économiques et culturelles avec des pays partenaires ;

- s’intégrer davantage dans le tissu économique mondial ;

- ouvrir un canal permettant au Maroc de veiller à la protection de ses travailleurs à l’étranger ;

- privilégier, en premier lieu, la satisfaction de la demande domestique et des besoins de notre économie.

La vocation principale de tout État et de tout gouvernement est de servir ses citoyens tout en préservant l’intérêt collectif représenté par l’Etat. C’est dans ce cadre que le Maroc a conclu et réactivé des accords de main-d’œuvre en vue de renforcer la notion des garanties d’un travail décent et de protéger, par conséquent, les droits des Marocaines et des Marocains candidats à l’émigration à des fins de travail.

Ces arrangements visent également à définir et à baliser les processus depuis l’émergence et la qualification des besoins en compétences jusqu’à l’arrivée au pays de destination, en passant par le processus de sélection, de sensibilisation et formation et d’appui pour le départ, tout en précisant qui prend quoi en charge.

En effet, la stratégie de mobilité à l’international, dont nous avons lancé les travaux il y a quelques mois, sera actée très prochainement. Elle a pour objectif de structurer et d’organiser la migration professionnelle de certaines catégories de populations qui le désirent, tout en veillant à respecter la demande nationale qui constitue, bien entendu, la priorité.

- Quelles questions de fond soulève la demande mondiale par rapport à la jeunesse marocaine ?

- Comme je l’ai précisé, le leitmotiv des politiques publiques au Maroc est de placer l’humain au cœur de toutes les stratégies de développement, comme cela a été précisé, à maintes reprises, par Sa Majesté le Roi.

Si nous avons fait le choix d’avancer dans cette direction, c’est prioritairement dans le souci de permettre aux citoyens marocains de renforcer leur inclusion économique.

L’économie, la politique et la diplomatie sont au service de ce citoyen. Certes, cette centralité du citoyen devrait aller de pair avec le maintien des grands équilibres stratégiques.

Dans ce cadre, nous devons composer avec notre capacité à anticiper, à planifier, à innover et à agir, pour atteindre l’équilibre optimal à l’échelle de l’écosystème local/sectoriel, de la région, du pays et de l’écosystème international/sectoriel.

Et c’est ce que nous cherchons à structurer à travers différents programmes, dont la stratégie de mobilité à l’international. Notre ambition est de faire du capital humain le fer de lance de notre économie, tout en profitant de l’ouverture pour organiser la migration de l’excédent dans une logique de valorisation, garante d’un travail décent et protégeant les droits des migrants.

Le grand paramètre dont il faut tenir compte dans ce cadre est de pouvoir maintenir un équilibre entre deux grands éléments, en l’occurrence :

- doter l’économie nationale qui connaît et connaîtra davantage un développement soutenu en ressources humaines et compétences nécessaires, et prospecter toutes les opportunités d’insertion des jeunes y compris à l’international ;

- faire de la mobilité professionnelle internationale régulière un moyen de modération de l’étendue et des effets de certains phénomènes subis tels que le chômage qui, lui-même, est le résultat entre autres de l’écart entre les formations et les besoins du marché de l’emploi.

L’autre question de fond qui se pose à ce niveau est de challenger notre capacité à anticiper, à planifier, à innover et à agir, pour atteindre l’équilibre optimal à l’échelle de l’écosystème local/sectoriel, de la région, du pays et de l’écosystème international/sectoriel.

Le défi principal est de faire du capital humain le fer de lance de notre économie à travers le déploiement d’un processus d’ingénierie de valorisation du capital humain, tout en œuvrant à garantir les conditions de travail décent aux Marocains qui s’expatrient pour travailler.

Avec un certain nombre de pays partenaires, nous agissons dans une logique de valorisation, d’équilibre et de co-construction de parcours migrants faciles, accessibles et surtout valorisants.

Nous travaillons ainsi, de pair avec nos partenaires, pour créer les conditions nécessaires à chacune des étapes du parcours, depuis l’émergence et la qualification des besoins en compétences jusqu’à l’arrivée et l’intégration professionnelle dans le pays de destination, en passant par la sélection, la sensibilisation et la formation (technique, linguistique et culturelle), et ensuite la gestion et l’accompagnement des retours.

Il faut dire que les retours sont très peu accompagnés et nos efforts à cet égard doivent s’améliorer.

Dans le cadre de nos accords avec les partenaires, nous avons œuvré à mettre en place certaines exigences de nature à protéger les travailleurs marocains contre les risques d’exploitation et d’abus.

- Sur quoi sera basée votre stratégie de mobilité internationale ?

- Tout d’abord, il est évident que la priorité sur laquelle se base cette stratégie est d’être au service de l’intérêt national qui, bien entendu, se trouve en synergie avec l’intérêt des citoyens.

Cette de l’intérêt national n’est nullement synonyme de chauvinisme ; elle est également respectueuse des intérêts de nos partenaires.

Cette stratégie jette les fondements d’une mobilité à l’international, garante d’un travail décent. Elle repose sur un dispositif de gouvernance innovant, capable d’anticiper les besoins, de mettre en place les parcours de valorisation adaptés et surtout de mobiliser les partenaires locaux, régionaux, nationaux et internationaux dans une logique de co-construction et de partenariat gagnant-gagnant.

Cette stratégie est également, comme je l’ai expliqué, un moyen par lequel l’Etat marocain exerce une de ses missions les plus élémentaires, à savoir la protection des droits de ces citoyens.

C’est d’ailleurs pour cela que, dans le cadre de nos accords avec les partenaires, nous avons œuvré à mettre en place certaines exigences de nature à protéger les travailleurs marocains contre les risques d’exploitation et d’abus. Vous savez qu’un travailleur expatrié est par nature vulnérable.

Nous avons dans ce cadre exigé l’existence d’interlocuteurs officiels, sorte de garants de la bonne marche du partenariat et partant des droits de ces travailleurs marocains.

La Stratégie nationale de mobilité professionnelle internationale (SNMPI) sera basée notamment sur une veille active des marchés du travail mondiaux porteurs et une prospection dynamique, un renforcement des compétences techniques et linguistiques pour des ressources humaines marocaines compétitives, une offre digitale conciliant agilité, réactivité et sécurité, et des programmes soutenus d’information et de sensibilisation.

Cette stratégie devra permettre d’asseoir un dispositif transparent et donnant de la visibilité à notre jeunesse. Afin de mieux schématiser, cinq piliers majeurs devraient structurer cette stratégie:

- gouvernance, partenariats et systèmes d’information et des données ;

- protection sociale et droits fondamentaux au travail ;

- emploi et intermédiation au niveau national et international ;

- formation et anticipation des compétences ;

- veille et prospection.

- Quels sont les nouveaux concepts que vous comptez apporter ?

- Avec la nouvelle stratégie de mobilité à l’international, nous souhaitons amorcer un changement de paradigme dans la gestion de cette mobilité à l’international.

En effet, touchant l’humain de manière directe, il faudrait en écarter certains termes qui renvoient à des logiques purement économiques et financières. Le gain ici est tributaire des intérêts des citoyens concernés.

La mobilité est un moyen de gagner sa vie, mais aussi de consolider son ouverture d’esprit sur les autres, de devenir mieux outillé et expérimenté face à son environnement.

C’est un levier de transformation vertueuse et ascendante. Une transformation qui touche aussi bien le périmètre de la mobilité à l’international que le processus.

C’est dans ce cadre que nous introduisons le concept de l’intégration verticale et de l’accompagnement post-migration.

A travers l’intégration verticale, nous souhaitons préparer à l’avance des candidats potentiels à la migration aux fins du travail, à travers des programmes de formation intégrés, déployés conjointement avec les pays partenaires.

Ces parcours intègrent des cursus de formation multidisciplinaires, partant de la formation technique à la préparation à la vie et au travail dans le pays d’accueil, en passant par les soft skills et les langues.

On peut citer également la consolidation du projet professionnel des salariés de la migration circulaire, moyennant une activité complémentaire au Maroc pour boucler l’année professionnelle.

L’autre innovation majeure est la reconnaissance mutuelle des compétences, qui dépasse la logique du diplôme pour intégrer les certificats, ou encore la valorisation des acquis de l’expérience professionnelle.

D’ailleurs, nous sommes porteurs d’une vraie réforme sur ce dernier sujet, qu’est le Cadre national de certification (CNC). Ce dernier assurera une correspondance "agile" entre le monde des compétences acquises et celui des besoins du marché du travail national et international. C’est un outil qui révolutionnera le paradigme du "diplôme" comme seul référentiel dans le marché du travail.

Les profils les plus demandés

- Après les discussions avec vos homologues européens (Espagne, Portugal, Allemagne…), du Moyen-Orient (Emirats arabes unis) et d’Amérique (Canada), quels sont les profils les plus demandés ?

- Les positionnements économiques de nos pays partenaires et leurs caractéristiques socio-démographiques déterminent leurs besoins en ressources humaines demandés.

Des métiers de l’agriculture, de la restauration, de l’hôtellerie aux métiers de la santé, de la petite enfance, de l’assistance aux personnes dépendantes, en passant par la construction, le transport et les métiers du digital... Les profils demandés sont très diversifiés.

Un exercice d’ingénierie est par conséquent en cours pour mettre en place les parcours de sourcing, de formation et de développement adaptés.

Parfois, certains besoins exprimés correspondent très bien à nos offres et aux vœux des candidats. Dans d’autres cas bien entendu, nous avons identifié des besoins dans des métiers qui manquent aussi au Maroc.

Dans ce dernier cas, nous ne pouvons cautionner le départ des compétences marocaines. Nous devrions a contrario essayer de les retenir, ce qui nous interpelle sur notre politique de rétention des talents, qui doit passer par l’amélioration des conditions de travail au Maroc et l’attractivité des environnements de travail de notre pays.

 

La question de la mobilité professionnelle à l’international peut être un facteur de soft power du Maroc dans un environnement concurrentiel aigu.

- Quelles annonces avez-vous à faire ?

- Notre action vise à changer le paradigme de la question de l’emploi ; en effet, lié de manière étroite à l’inclusion économique privilégiant une approche humaniste et sociale d’abord.

Loin des logiques de pur calcul économique lié à l’offre et la demande, aux exportations et aux gains, la question de la mobilité professionnelle à l’international peut être un facteur de soft power du Maroc dans un environnement concurrentiel aigu.

Cette stratégie comporte également une certaine dimension diplomatique dans la mesure où il s’agit d’accords bilatéraux censés être équilibrés et garantissant les intérêts des deux parties.

Ainsi, nous proposons à nos partenaires un cadre structuré de coopération, qui pourrait apporter une réponse partielle à la question de l’immigration irrégulière.

En outre, je souhaiterais insister sur les éléments pour une meilleure compréhension des dimensions de cette stratégie :

- la satisfaction des besoins en compétences du marché de l’emploi est la priorité numéro un ;

- les opportunités de placement à l’international sont réelles, le Maroc va les prospecter et mettre en place les cadres nécessaires ;

- la transparence et la visibilité pour les jeunes sont la règle ;

- le renforcement des capacités techniques, linguistiques… sont les atouts réels des jeunes candidats à l’émigration aux fins du travail ;

- la mobilité professionnelle internationale régulière est une solution potentielle à l’émigration irrégulière.

Le Maroc se positionne sur cette question armé d’une posture, d’une vision, mais également d’outils comme "l’intégration verticale" ou encore le "cadre national de certification".

C’est une réponse structurelle que nous comptons apporter à la problématique de l’emploi, en orientant nos efforts vers les filières porteuses identifiées pour le Maroc.

- Partant du constat d’une demande mondiale post-Covid croissante, comment se pose la question de la mobilité et de l’émigration, notamment par rapport aux chiffres du chômage et de l’emploi ?

- Le contexte mondial et la succession de facteurs crisogènes depuis plus de trois ans ont généré une crise économique qui n’a épargné aucun pays.

Cette situation a fragilisé le marché de l’emploi à travers l’aggravation de la précarité et du chômage. Les réactions des économies nationales face aux impacts de la crise divergent sur plusieurs facteurs.

Face à ces bouleversements épistémologiques, auxquels nous sommes confrontés, nous nous devons d’apporter des réponses structurelles et développer une nouvelle réflexion stratégique.

C’est une réponse structurelle que nous comptons apporter à la problématique de l’emploi, en orientant nos efforts vers les filières porteuses identifiées pour le Maroc. Il s’agirait de mettre à niveau la chaîne de valeur associée à chacune des filières en accompagnant le développement, la valorisation et l’orientation de nos ressources vers nos filières stratégiques. En somme, la question du chômage est à traiter dans une logique structurelle. La mobilité professionnelle internationale peut être une réponse d’appoint, qui ne peut en aucun cas régler de manière tranchée le problème du chômage.

Néanmoins, par un jeu d’habileté stratégique, nous pouvons transformer ce contexte plein de contraintes en autant d’opportunités, en adoptant une approche proactive capable d’anticiper les grands changements.

- Sachant que le Maroc est confronté à une pénurie de plusieurs métiers (médecins, infirmiers…), quelle stratégie mondiale de la mobilité faut-il mettre en œuvre pour trouver un équilibre avec nos besoins ?

- Pour ces métiers, ainsi que celui d’ingénieur, les structures publiques ne donnent pas de suite aux demandes des partenaires. Ceci ne peut empêcher les concernés de partir via d’autres voies.

Et au nom des droits individuels, nous ne pouvons pas les en empêcher, mais nous pouvons néanmoins les en dissuader en proposant un cadre de travail meilleur.

C’est d’ailleurs ce qui a été fait en aboutissant à un accord très important permettant de rendre plus attrayant le métier de médecin dans le secteur public.

Le Maroc essayera également de convaincre les pays de destination de ne pas recourir aux voies non officielles, de donner de la visibilité (pour former dans la mesure du possible plus que les besoins nationaux), de contribuer aux frais de la formation et d’assurer un transfert d’expertise et de technologie.

- Avec un taux de chômage plutôt élevé chez les diplômés, a-t-on une capacité suffisante pour satisfaire nos besoins et ceux des pays étrangers qui veulent attirer des compétences ?

- Le marché international de l’emploi connaît de profondes transformations. En effet, la pénurie structurelle de main-d’œuvre qualifiée dans les grands bassins d’emploi conduit à l’élaboration de stratégies offensives de recrutement de main-d’œuvre étrangère par certains pays, notamment ceux de l’Union européenne et du Canada.

C’est à la fois une opportunité et une menace pour notre pays. Une opportunité d’inclusion économique et de développement des compétences pour nos citoyens candidats à l’émigration de travail, mais une menace de prédation de ressources humaines qualifiées par des entreprises étrangères qui proposent aux candidats un package attractif.

Pour relever ces défis, il est opportun de développer une vision stratégique propre de la gestion des mobilités professionnelles internationales et des migrations internationales de main-d’œuvre qui intègre la formation professionnelle, afin d’apporter une réponse adaptée au Maroc, à ses entreprises, à ses jeunes diplômés et moins diplômés, et qui tienne compte des opportunités de travail à l’international.

- Que prévoyez-vous en termes de formation professionnelle pour améliorer la valeur ajoutée des personnes non qualifiées comme, par exemple, les femmes qui cueillent des fraises en Espagne ?

- Dans l’absolu, le système de la formation professionnelle devra évoluer pour s’aligner sur les standards internationaux.

Dans ce sens, nous nous apprêtons à mener des réformes structurelles afin de faciliter, entre autres, la reconnaissance des diplômes et certifications par les pays d’accueil potentiels. Cela correspond d’ailleurs à la vision royale qui a donné lieu à une feuille de route stratégique pour la formation professionnelle.

A titre d’exemples, plusieurs types de formations seront progressivement mis en place :

- sensibilisation et information sur le travail et la vie dans le pays d’accueil ;

- formation technique en milieu professionnel par les employeurs, et au Maroc au niveau des centres de formation dans le cadre de cycles de courte durée ;

- formation linguistique ;

- soft skills et entreprenariat en fin de parcours.

Pour conclure, c’est donc un changement de modèle que nous opérons avec cette stratégie, qui repose sur la valorisation de nos ressources à travers des parcours de sensibilisation, de formation, d’accueil et d’intégration adaptés aux spécificités de chaque segment et aux particularités du pays d’accueil.

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