Les barrages de Drâa-Tafilalet, principaux bénéficiaires des dernières pluies
Le niveau de certaines grandes retenues d’eau du Royaume a augmenté ces deux dernières semaines. C’est le cas des barrages Mansour Eddahbi et Hassan Dakhil et, dans une moindre mesure, Ahmed El Hansali et Bin El Ouidane.
Ce lundi 20 février, le taux moyen de remplissage des barrages est de 32,7%. Selon la Direction générale de l’eau, les réserves globales du Royaume se situent à 5,28 milliards de mètres cubes (MMm3).
Il y a un an, les réserves enregistrées atteignaient 5,32 MMm3 (33%). La comparaison avec les réserves recensées il y a une quinzaine de jours témoigne d’une légère amélioration de la situation de certains barrages et d'une légère dégradation pour d'autres.
En effet, le lundi 6 février, le taux moyen de remplissage des barrages se chiffrait à 31,9%, contre 32,7% ce lundi 20 février, soit une augmentation correspondant à 144 millions de m3.
Les hausses les plus significatives ont été enregistrées dans la région de Drâa-Tafilalet par les barrages Mansour Eddahbi et Hassan Eddakhil. A Béni Mellal-Khénifra, les retenues du barrage Ahmed El Hansali ont légèrement augmenté, au même titre que celles de Bin El Ouidane.
Une aubaine pour les palmiers dattiers de la région de Drâa-Tafilalet
Les réserves du barrage Mansour Eddahbi (25,3%), d’une capacité de 445,3 Mm3, ont augmenté de 58,9 Mm3 (millions de m3), pour s’établir à un peu plus de 112 Mm3. Les réserves du barrage Hassan Eddakhil (24,6%), dont la capacité de stockage s’élève à 312,8 Mm3, ont augmenté de 11 Mm3.
La hausse des réserves de ces deux barrages est essentielle pour la filière phœnicicole. En temps normal, la dotation annuelle à l’irrigation accordée aux palmeraies est de 150 Mm3, “répartie en trois lâchers, à partir des barrages Hassan Addakhil et Mansour Eddahbi”, indiquait dans un précédent article, Brahim Hafidi, directeur général de l'Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA).
Or, en 2022, les réserves de ces barrages ont à peine assuré l’alimentation en eau potable des populations avoisinantes, d’où une baisse de la production phœnicicole d’environ 45.000 tonnes (30%). Sachant que le palmier dattier a besoin d’un apport annuel en eau allant de 15.000 à 20.000 m3 pour atteindre une rentabilité optimale, toute hausse des réserves des barrages précités est capitale.
Ahmed El Hansali et Bin El Ouidane en légère hausse
Situé dans la province de Béni Mellal, le barrage Ahmed El Hansali, d’une hauteur de 101 m, a été conçu pour l'approvisionnement en eau, l'irrigation et l'énergie hydraulique. D’une capacité de stockage de 668,2 Mm3, ces réserves sont passées de 70,8 Mm3 (10,6%) à 76,1 Mm3 (11,4%), du 6 au 20 février 2023.
Le barrage Bin El Ouidane, l’une des plus grandes retenues d’eau artificielle du Royaume, a également vu ses réserves légèrement augmenter pour s’établir à 147,2 Mm3 (12,1%), contre 114,2 (11,9%), depuis le 6 février 2023. Par ailleurs, les réserves des barrages Sultan Moulay Ali Cherif (22,7%) et Youssef Ibn Tachfine (15,4%) ont respectivement augmenté de 11 et 12,3 Mm3.
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