En 2021, 88% des entreprises ont enregistré un chiffre d’affaires de moins de 3 MDH (Sekkouri)
A la Chambre des conseillers, le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a fait le tour des questions relatives aux entreprises au Maroc, au dialogue social et aux libertés syndicales.
Lors de son passage mardi 24 janvier à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a relevé que le nombre d’entreprises au Maroc a atteint 295.000 en 2021.
Durant cette année, 88% de ces entreprises ont enregistré un chiffre d’affaires inférieur à 3 millions de dirhams, a-t-il souligné.
300.000 auto-entrepreneurs
Le ministre a fait savoir également que les petites et moyennes entreprises (PME) emploient environ 74% des salariés déclarés auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et contribuent à l’économie nationale, avec 38% de la valeur ajoutée et 26% du chiffre d’affaires à l’export.
Concernant le nombre d’auto-entrepreneurs, il est de 300.000, dont moins de 24% de femmes, a-t-il ajouté.
Sekkouri a aussi mis l’accent sur le problème de financement auquel plusieurs entreprises sont confrontées, évoquant dans ce sens le "bilan important" du programme Intelaka ainsi que les difficultés qu’il a rencontrées. Selon lui, ces difficultés ne sont pas relatives au programme, mais plutôt à la structure et à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises.
Peu de PME accèdent au financement bancaire
Le ministre a noté que seulement 12% des PME ont accès au financement bancaire, ce qui constitue un problème "structurel", relevant que l’investissement public demeure parmi les solutions sûres leur permettant de bénéficier d’un financement.
Le ministre a, dans le même sens, évoqué les amendements du décret relatif aux marchés publics, permettant aux auto-entrepreneurs de participer aux appels d’offres et de simplifier un ensemble de procédures relatives aux appels d’offres inférieurs à 5 millions de dirhams, en plus d’autres garanties.
"Le ministère a élaboré le décret relatif à l’appui aux petites et très petites entreprises dans le cadre de l’investissement", a-t-il rappelé.
Dialogue social : "Le gouvernement y a mis du sien"
Répondant à une question posée par le groupe du Mouvement populaire sur "le 2e round du dialogue social", Sekkouri a affirmé que le gouvernement a fourni des efforts importants à cet égard, en dépit des difficultés relatives à la hausse des prix et au manque de visibilité sur la politique financière et économique internationale.
"Le dialogue social n’est pas une fin en soi. Sa finalité est la réalisation d’une meilleure productivité, la garantie des droits des salariés et le renforcement des fondements de l’État social", a-t-il poursuivi.
Dans ce cadre, le ministre est revenu sur l’accord signé récemment avec le secteur de l’enseignement qui concerne environ 300.000 fonctionnaires, faisant état de la hausse du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et du salaire minimum agricole garanti (SMAG).
Mise en place des commissions de résolution des conflits
En réponse à une autre question sur "le respect des libertés syndicales" présentée par le groupe de l’Union générale des travailleurs du Maroc, le ministre a rappelé que ce sujet figurait parmi les questions soulevées de manière récurrente lors du dialogue social, telles que les relations de travail et certains abus qui peuvent en découler, ainsi que la pression que connaissent certains secteurs, notamment le secteur agricole.
Cette question revient lorsqu’est abordée une situation de précarité ou le secteur informel, a-t-il ajouté, notant que les conclusions du dialogue social en avril 2022 ont, entre autres, préconisé une relation directe entre les ministères et les syndicats, en plus de la mise en place des commissions de résolution des conflits.
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