Légère hausse des niveaux des principaux barrages
Les récentes précipitations ont permis d'augmenter légèrement le niveau des plus grandes retenues d’eau du Royaume. Les barrages d’Al Wahda, Al Massira et Oued El Makhazine en sont les principaux bénéficiaires, à l'inverse des barrages de Sidi Mohamed Benabdellah et Ahmed El Hansali.
Ce vendredi 20 janvier 2023, le taux moyen de remplissage des barrages du Royaume était de 31,6%. Selon la Direction générale de l’eau, les réserves de l’ensemble de ces barrages se situent à 5,09 milliards de mètres cubes (MMm3).
Il y a un an, les réserves enregistrées étaient de l’ordre de 5,4 milliards de mètres cubes (34%). La comparaison avec les réserves recensées il y a un mois atteste d'une légère amélioration de la situation des barrages.
En effet, le 20 décembre 2022, le taux moyen de remplissage des barrages se chiffrait à 31%, contre 31,6% le 20 janvier 2023, soit une hausse correspondant à 105,2 millions m3 supplémentaires, à la faveur notamment des récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du Royaume.
A l’exception des barrages de Sidi Mohamed Benabdellah et de Ahmed El Hansali, les principaux ouvrages du pays ont connu une hausse de leurs réserves durant la même période.
Al Wahda et Oued El Makhazine, principaux bénéficiaires
Les réserves du barrage d’Al Wahda (56,9%), d’une capacité d’environ 3,5 MMm3, ont augmenté de 116 Mm3 pour s’établir à un peu plus de 2 MMm3. Les réserves du barrage Oued El Makhazine, dont la capacité de stockage s’élève à 672,9 Mm3, sont passées de 505,2 Mm3 (75,1%) à 541,9 Mm3 (80,5%), soit une progression de 36,7 Mm3.
Achevé en 1973, le barrage Idriss Ier possède un réservoir d’un peu plus d’un milliard de mètres cubes d’eau. A cause du tarissement des nappes du Saïss, l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE) a planché sur la création d’une nouvelle prise d’eau pour l’alimentation en eau potable des villes de Fès et Meknès, à partir des réserves du barrage Idriss Ier.
L’eau potable est acheminée par 100 km de conduites avec un débit de 2.000 l/s. Malgré cette nouvelle prise, les réserves du barrage se sont quelque peu améliorées depuis le 20 décembre 2022, passant de 275,9 Mm3 (24,4%) à 285,5 Mm3 (25,3%), l’équivalent d’environ 10 millions de mètres cubes supplémentaires.
Le barrage de Bin El Ouidane, l’une des plus grandes retenues d’eau artificielles du Royaume, a également tiré avantage des dernières pluies. D’une capacité totale de 1,2 MMm3, l’édifice situé à une quarantaine de kilomètres de Afourer, dans la région de Béni Mellal-Khénifra, a depuis un mois vu ses réserves passer de 130,4 Mm3 (10,7%) à 140,9 Mm3 (11,6%). Soit une hausse de 10,5 millions de mètres cubes.
Les réserves d’Al Massira augmentent mais pas celles d’Ahmed El Hansali
Les réserves du barrage Al Massira, d’une capacité de 2,6 MMm3, ont augmenté de 55,2 Mm3, pour s’établir à 152,2 Mm3 (5,7%). Cette hausse a été enregistrée en parallèle à la baisse des réserves du barrage d’Ahmed El Hansali.
Conçu pour l'approvisionnement en eau, l'irrigation et l'énergie hydraulique, ce barrage a vu ses réserves diminuer de 67,8 Mm3, depuis le 20 décembre dernier, passant de 126 Mm3 (18,9%) à 58,2 Mm3 (8,7%). Cette baisse est principalement due “au lâché d’eau habituel qui est effectué pour alimenter en eau le barrage d’Al Massira, à travers le fleuve de Oum Er-Rbia” nous explique une source sûre.
Par ailleurs, parmi les plus grandes retenues d’eau du Royaume, le barrage de Sidi Mohamed Benabdellah a perdu 20 Mm3 en l’espace d’un mois. Édifié en 1974 pour mobiliser les eaux des bassins versants des oueds Bouregreg, Grou et Korifla, c’est le cinquième réservoir artificiel d’eau au Maroc, par la taille de son bassin de retenue (974,8 Mm3).
Mais ses réserves sont passées de 292,5 Mm3 (30%) à 272,3 Mm3 (27,9%). Une baisse logique, car c'est lui qui approvisionne en eau potable les villes de Rabat, Salé, Benslimane, Bouznika, Tamesna, Casablanca et Mohammédia. Le projet d’interconnexion avec Casa-Sud a en outre augmenté la demande et la pression sur les réserves du barrage.
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