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900 MDH alloués aux médicaments entre 2021 et 2022 (Ait Taleb)

Selon le ministre de la Santé et de la protection sociale, le budget consacré aux médicaments a augmenté de manière substantielle depuis 2019. L’Etat y a injecté près de 900 millions de dirhams au cours des deux dernières années.

900 MDH alloués aux médicaments entre 2021 et 2022 (Ait Taleb)

Le 4 janvier 2023 à 17h28

Modifié 5 janvier 2023 à 11h26

Selon le ministre de la Santé et de la protection sociale, le budget consacré aux médicaments a augmenté de manière substantielle depuis 2019. L’Etat y a injecté près de 900 millions de dirhams au cours des deux dernières années.

En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur la pénurie des médicaments et des professionnels de santé, et sur l’amélioration des services d’urgence, le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Ait Taleb, a mis l’accent sur la mise à niveau des centres hospitaliers de proximité.

"Au Maroc, 80% des hospitalisations via les urgences ne sont pas de nature urgente. Nos centres de proximité ne sont pas en mesure d’admettre les patients, qui sont donc contraints d’affluer vers les grands hôpitaux", a-t-il indiqué.

La réforme du système de santé devra notamment permettre, à travers la création de groupements sanitaires territoriaux, de solutionner ce problème. "Il y a tout un travail de réforme progressif. Les centres de proximité doivent être mis à niveau pour pouvoir admettre le plus grand nombre de patients possible. Ces derniers ne doivent se tourner vers les grands hôpitaux qu’en cas d’urgence véritable", a déclaré le ministre.

Révision des prix des médicaments

Concernant le budget dédié aux médicaments, il a augmenté de manière substantielle depuis 2019, selon Khalid Ait Taleb. Au cours des deux dernières années, près de 900 millions de dirhams ont été injectés par l’Etat dans les médicaments.

A la question d’un conseiller sur la révision des prix des médicaments, le ministre a répondu qu’il fallait revoir la marge bénéficiaire. Une commission et un bureau d’études ont été désignés à cet effet par le chef du gouvernement, a-t-il fait savoir, insistant sur la nécessité de réviser la fiscalité sur les médicaments, qu’il s’agisse de la taxe douanière ou de la TVA.

"Pour réduire les prix des médicaments, il faut aussi miser sur l’industrie locale, et dans ce sens, garantir des incitations particulières aux producteurs de médicaments", a plaidé le ministre. La préférence locale devrait être priorisée, a-t-il soutenu. "Ce que nous produisons, nous devons nous en servir en premier puis, ensuite, place à l’exportation."

Privilégier les génériques  

"Il faut également privilégier les médicaments génériques, dix fois moins chers que les médicaments d’origine, et ainsi s’intéresser à la production locale de médicaments génériques ou, le cas échéant, importer les médicaments génériques adéquats", a soutenu Khalid Ait Taleb.

Concernant la préparation du cadre juridique relatif à la fonction de la santé, la loi afférente sera bientôt présentée à la Chambre des conseillers. "La loi sur la fonction de la santé intervient au bon moment, d’autant que le Maroc, à l’instar d’autres pays, souffre d’une pénurie de professionnels de santé. Cette loi impulse des incitations financières sous forme de salaires fixes et de primes au rendement pour les personnes en contact direct avec les patients, une indemnité pour l’éloignement et une révision des indemnités liées à la garde et à l’astreinte", a conclu Khalid Ait Taleb.

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