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Le Maroc indique devant l’ONU qu’il “n’a pas de frontières terrestres avec l’Espagne”

Dans une missive envoyée au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, le Royaume indique ne pas avoir de frontières terrestres avec l’Espagne.

Le Maroc indique devant l’ONU qu’il “n’a pas de frontières terrestres avec l’Espagne”

Le 13 octobre 2022 à 19h07

Modifié 17 octobre 2022 à 14h49

Dans une missive envoyée au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, le Royaume indique ne pas avoir de frontières terrestres avec l’Espagne.

Les autorités marocaines ont envoyé cette lettre, à la suite d'une requête du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, qui exigeait que le Maroc apporte des éclaircissements sur la mort, en juin dernier, de dizaines de migrants qui tentaient d’entrer à Melilia.

“Il est inexact de désigner la ligne de séparation entre le Maroc et Melilia comme une frontière hispano-marocaine. Le Royaume n’a pas de frontières terrestres avec l’Espagne, et Melilia s’avère encore un préside espagnol”, indique la missive marocaine, révélée par l’agence de presse espagnole Europa Press. “On ne peut pas parler de frontières. Il s’agit là de simples points de passage”, poursuit-elle.

Tragédie Nador-Melilia : le Maroc pointe un laxisme de l’Algérie 

Le Maroc dénonce la pression migratoire “sans précédent” dont il fait l’objet, pointant le “laxisme” de l’Algérie qui, selon les autorités marocaines, a permis le passage de sa frontière à des milliers d’immigrés à destination du territoire marocain.

Concernant les événements du 24 juin relatifs à la tragédie Nador-Melilia, le Royaume déplore la diffusion de “fausses informations” et indique que les migrants étaient organisés. Dans sa lettre adressée à l’organe onusien, le Maroc souligne que ces immigrés étaient pour la plupart formés militairement, dénonçant la “violence inhabituelle” avec laquelle ces derniers ont agi.

“Les forces de sécurité marocaines étaient équipées exclusivement de matériel de maintien de l’ordre et n’ont été munies d’aucune arme à feu mortelle. Ainsi, aucun coup de feu n’a été tiré”, ont clarifié les autorités. Les agents marocains ont agi “dans le respect absolu du principe de nécessité et de proportionnalité dans l’utilisation de la force”.

Les migrants ont été victimes de la bousculade

“Toutes les autopsies confirment que les migrants décédés, au nombre de 23 et non de 37 tel que signalé par les rapporteurs de l’ONU, sont morts d’asphyxie suite à la bousculade (au niveau du point de passage, ndlr) et non par arme”, assure la partie marocaine. De plus, elle réfute l’accusation de “racisme structurel et de traitement discriminatoire des personnes d’origine africaine”, objet principal de la lettre des rapporteurs de l’ONU. Le Royaume a en effet mené d’“énormes opérations de régularisation au profit des immigrés en situation irrégulière”.

Les renvois à chaud sont la responsabilité de l’Espagne 

“Le Maroc n’a aucune responsabilité vis-à-vis des renvois à chaud des immigrés” puisqu’ils relèvent de “la responsabilité des autorités espagnoles”, poursuit la missive. “Le Maroc ne fait que subir les conséquences d’un phénomène dont la gestion de la sécurité, à elle seule, a déjà démontré ses limites.”

Dans l’ensemble, le Royaume souligne qu’après les événements du 24 juin, aucun de ces retours n’a eu lieu, et indique que “le Maroc s’oppose au retour des groupes de migrants et à l’expulsion collective des étrangers”, conclut l’agence Europa Press.

> DOSSIER SUR LES ÉVÉNEMENTS NADOR-MELILIA

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