χ

Accès à la magistrature : 250 postes ouverts, ce qui change au concours

Exit la présélection d'office, tous les candidats seront soumis à un test préliminaire sous la forme d'un questionnaire à choix multiples. Mais ils pourront se présenter au concours jusqu'à quatre fois au lieu de deux. Les économistes ont été exclus par Abdellatif Ouahbi, malgré un arrêté de Ghita Mezzour qui les rend éligibles.

Accès à la magistrature : 250 postes ouverts, ce qui change au concours

Le 5 septembre 2022 à 19h33

Modifié 5 septembre 2022 à 19h33

Exit la présélection d'office, tous les candidats seront soumis à un test préliminaire sous la forme d'un questionnaire à choix multiples. Mais ils pourront se présenter au concours jusqu'à quatre fois au lieu de deux. Les économistes ont été exclus par Abdellatif Ouahbi, malgré un arrêté de Ghita Mezzour qui les rend éligibles.

250 recrues pour étoffer les rangs de la magistrature. C’est le nombre de postes à pourvoir à l’issue du prochain concours des attachés de justice, appellation qui désigne les magistrats avant leur affectation.
L’évènement démarre officiellement le 30 octobre 2022.

Bien qu’il touche au pouvoir judiciaire, le processus est – et sera encore – chapeauté par le ministère de la Justice. Son locataire actuel, Abdellatif Ouahbi, annonce une série de modifications au système en vigueur.

La première nouveauté concerne le mode de présélection. Cette phase permet de déterminer le choix des candidats admis à passer l’examen écrit. L’ancien régime s’appuyait sur les notes obtenues lors du cursus universitaire. Désormais, les prétendants seront présélectionnés à la suite d’un test sous la forme d’un questionnaire à choix multiples (QCM).

La durée de ce QCM sera limitée à deux heures. Les questions concerneront des sujets généraux sur la justice, mais aussi des thèmes plus spécifiques (droit pénal, code de procédure civile, droit commercial, etc.). Pour chaque question, le candidat devra choisir parmi quatre réponses proposées.

Une note minium de 10 sur 20 assure un succès lors de cette phase. Le ministère annonce néanmoins un quota de 20 fois le nombre total des postes consacrés. En cas d’égalité des scores entre deux ou plusieurs candidats, le plus âgé prime.

Les candidats présélectionnés seront invités à passer les traditionnels tests écrit et oral. La date et le lieu n’ont pas encore été fixés.

Le droit à quatre tentatives

Qui est éligible ? Pour les candidatures libres, le concours d’accès est ouvert aux citoyens de nationalité marocaine qui ne dépassaient pas l’âge de 30 ans en janvier 2022. Abdellatif Ouahbi avait d’abord défendu l’idée de relever ce plafond à 45 ans. Il s’est rétracté, malgré une modification introduite en ce sens par le nouveau statut de la magistrature.

Le ministère semble s’en tenir à l’ancien texte (daté de 1974), en attendant notamment l’opérationnalisation du nouvel établissement de formation des magistrats.

Les prétendants issus du secrétariat-greffe voient, de leur côté, l’âge maximum d’éligibilité passer de 40 à 55 ans. Ces derniers doivent justifier d’une ancienneté d’au moins cinq ans dans leurs fonctions. Dans tous les cas, l’âge minimum de candidature est fixé à 21 ans.

Echouer au concours n’est pas rédhibitoire, puisque le nouveau régime octroie la possibilité de repasser quatre fois l’examen. Jusque-là, un candidat ne pouvait tenter que deux fois sa chance.

Les économistes exclus du concours : télescopage entre Ouahbi et Mezzour ?

Les critères d’éligibilités prennent aussi en compte les diplômes. Ainsi, sur les 250 postes concernés, 220 seront réservés aux candidats issus des spécialités droit privé ou charia (études islamiques) et 30 aux détenteurs d’une licence en droit public.

Dans un arrêté publié le 5 août, Abdellatif Ouahbi précise qu’aucun « diplôme ou niveau autre que ceux demandés ne sera accepté ». De quoi fermer la porte aux candidats titulaires de licences en économie, auxquels, pourtant, une autre décision gouvernementale reconnaît le droit de concourir à la magistrature.

Publié au Bulletin officiel du 1er août, un arrêté de Ghita Mezzour, ministre de la transition numérique et de la réforme de l’administration, admet la licence en économie parmi les diplômes ouvrant la voie au concours pour les postes de « magistrats des juridictions administratives ». La confirmation d’une disposition initiée en 2006 par Mohamed Boussaid, alors ministre de la Modernisation des secteurs publics.

A lire aussi


Les dernières annonces judiciaires
Les dernières annonces légales

Communication financière

ALUMINIUM DU MAROC : Situation Provisoire au 31 décembre 2020

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.