Viande de volaille : la Fisa s'explique sur la flambée des prix
Les températures caniculaires, la saison estivale et la multiplication des intermédiaires ont fait bondir le prix de la viande de volaille, explique une source à la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa).
"La chaleur est l’un des principaux facteurs impactant la production de viande de volaille" explique une source de la FISA "d’où la flambée des prix enregistrée ces derniers jours".
Le prix de la viande de volaille dépasse 30 DH/Kg au niveau des abattoirs
Jointe par nos soins, la même source nous fait savoir "que le prix du poulet s’élève actuellement à plus de 30 DH/Kg au niveau des abattoirs, et peut atteindre jusqu'à 32 DH/Kg dans certaines régions du Royaume", tandis qu'au "niveau des Riachat, le prix du kilogramme de poulet varie entre 23 et 25 DH".
"La flambée des prix de vente ne signifie pas une augmentation de la marge des producteurs", insiste notre interlocuteur, expliquant que "le prix du poulet, sortie de ferme, est de 17 DH/Kg, alors que le coût de revient a augmenté à 16 DH/Kg, voire 16,5DH/Kg, à cause de l'explosion des prix des aliments de volaille".
La multiplication des intermédiaires est un autre facteur qui explique cette flambée des prix. "Pour arriver au consommateur final, la volaille passe par le marché de gros, arrivent chez les fournisseurs et enfin en magasins. C'est tout un circuit qui entraine des coûts supplémentaires, supportés par le consommateur", explique notre interlocuteur.
Baisse du niveau de la croissance, explosion de la demande
D'autres facteurs peuvent également expliquer cette flambée des prix, dont deux sont également liés à la chaleur, selon la même source.
Le premier est la mortalité : "il y a quelques années, la hausse des températures conduisait à l'augmentation du taux de mortalité des poulets. Actuellement, la majorité des fermes sont équipées d’outils de ventilation, permettant de baisser les températures. Ainsi, seules les fermes non équipées par lesdits outils souffrent encore de la hausse du taux de mortalité durant la saison d’été".
Par ailleurs, "la hausse des températures impacte également le taux de croissance. Celui-ci a baissé à 1,7 Kg par poulet, contre 2 Kg et plus en temps normal".
A titre d’exemple, "10.000 poulets permettent, en temps normal, de produire 20 tonnes de viandes de volailles, alors qu’en été, ce chiffre baisse à 17 T", ajoute notre interlocuteur.
"Qui dit baisse du taux de croissance, dit baisse de l'offre, alors que la demande, elle, explose en plein été, à cause des nombreuses fêtes qui y sont organisées", conclut-il.
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