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La température de la Méditerranée frôle un niveau record

La température de la mer Méditerranée est en passe d’atteindre les 30°C, selon l’observatoire météorologique français Keraunos. De la réduction de la taille moyenne des poissons à la disparition de plusieurs espèces, les conséquences sur la vie marine sont désastreuses.

La température de la Méditerranée frôle un niveau record

Le 25 juillet 2022 à 15h20

Modifié 26 juillet 2022 à 20h14

La température de la mer Méditerranée est en passe d’atteindre les 30°C, selon l’observatoire météorologique français Keraunos. De la réduction de la taille moyenne des poissons à la disparition de plusieurs espèces, les conséquences sur la vie marine sont désastreuses.

Depuis le début de l’été 2022, la mer Méditerranée est en proie à un phénomène de réchauffement des eaux. Ce dimanche 24 juillet, l’Observatoire français des tornades et orages violents (Keraunos) a estimé que la température de l’eau allait atteindre les 30°C, notamment au large de la Corse.

« Cette anomalie thermique est exceptionnelle », indique Keraunos, précisant que ces températures sont « supérieures de plus de cinq degrés aux normales ». Une bonne nouvelle pour les vacanciers, mais certainement pas pour les espèces marines.

Ce phénomène est causé par les vagues de chaleur successives qui sévissent dans la région méditerranéenne. Il s’accompagne de la dégradation d’un des points chauds de la biodiversité sur la planète. Bien qu’elle ne représente que 0,8% de la surface des océans, la mer Méditerranée héberge entre 4% et 18% des espèces marines connues dans le monde.

Homogénéisation de la biodiversité

« L’augmentation de la température des eaux en Méditerranée provoque des changements au niveau de la composition et de l’abondance des espèces présentes dans la région », indique un rapport du réseau d’experts méditerranéens sur les changements climatiques et environnementaux (Medecc).

Concrètement, les espèces vivant en eaux froides deviennent moins abondantes ou disparaissent, alors que celles vivant en eaux chaudes deviennent plus abondantes. En conséquence, les scientifiques du Medecc observent une homogénéisation de la biodiversité méditerranéenne, que le record de température frôlé risque d’aggraver.

« La distribution spatiale de nombreuses espèces indigènes a changé. Les espèces habituées aux eaux chaudes, comme la carangue coubali, le poisson-perroquet méditerranéen, la dorade coryphène, le baliste cabri et le barracuda, se déplacent vers le nord », indique le Medecc.

Et de prévenir : « Ces dernières décennies, l’étendue et l’intensité des pullulations de méduses ont augmenté en raison de la hausse de la température de l’eau, notamment les pullulations de la méduse pélagique, appelée aussi piqueur-mauve. » Sa piqûre provoque une sensation de brûlure, des démangeaisons et des lésions cutanées, voire des allergies et des chocs anaphylactiques.

Considérés comme d’importants habitats marins jouant le rôle de puits de carbone, les herbiers marins sont également vulnérables au réchauffement de la Méditerranée, lequel entraîne par ailleurs une hausse des évènements de mortalité de masse chez les coraux.

« Depuis 1999, des évènements de mortalité de masse ont lieu presque chaque année et affectent plusieurs espèces. Lorsqu’une récupération est possible, ce processus prend du temps, d’autant qu’il peut être freiné par les vagues de chaleur plus fréquentes ou l’augmentation de l’acidité », soulignent les chercheurs du Medecc.

Le poids moyen des poissons en baisse

Pis, le réchauffement de la mer Méditerranée provoque un changement d’espèce dominante en faveur d’espèces plus petites. Par conséquent, le poids moyen maximum du poisson en mer Méditerranée « devrait baisser de 49% d’ici à 2050 en raison du réchauffement de l’eau, de la diminution de l’oxygénation et de la surpêche », lit-on dans le rapport du Medecc.

Par ailleurs, la distribution géographique et l’abondance de plusieurs espèces planctoniques toxiques (dinophytes) augmentent en fonction de la hausse de la température de l’eau en Méditerranée. Le danger d’un tel scénario réside dans la capacité de certaines espèces à former des agrégats flottant à la surface de l’eau et à libérer des aérosols marins, lesquels entraînent des problèmes respiratoires et des irritations.

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