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Azrou Iklane. La pierre aux 10.000 tatouages

Dans un lieu difficile d’accès, quelque part entre Guelmim et la vallée du Drâa, la dalle d’Azrou Iklane, ou « la pierre tatouée » en amazighe, archive pas moins de 10.000 gravures. L’archéologue Gwenola Graff décrit pour Médias24 la genèse de ce travail archéologique et ethnologique, dont une des particularités est l’usage de technologies innovantes.

Gwenola Graff, archéologue et chargée de recherche à l’IRD à l'œuvre sur le site d'Azrou Iklane @Gwenola Graff.

Azrou Iklane. La pierre aux 10.000 tatouages

Le 12 juillet 2022 à 13h52

Modifié 12 juillet 2022 à 14h55

Dans un lieu difficile d’accès, quelque part entre Guelmim et la vallée du Drâa, la dalle d’Azrou Iklane, ou « la pierre tatouée » en amazighe, archive pas moins de 10.000 gravures. L’archéologue Gwenola Graff décrit pour Médias24 la genèse de ce travail archéologique et ethnologique, dont une des particularités est l’usage de technologies innovantes.

« C’est celui-là ! » Cette phrase signe la fin de la mission de prospection menée dans la région de Guelmim en novembre 2012 par une équipe franco-marocaine de chercheurs en archéologie et en anthropologie. Gwenola Graff, en charge de la direction de l’équipe archéologique, se remémore ce moment précis où elle s’est rendu compte à quel point le site d’Azrou Iklane, « la pierre tatouée » en amazighe, méritait que l’équipe de chercheurs s’y consacre.

Située au sud-ouest du pays à Assa-Zag, quelque part entre Guelmim et la vallée du Drâa, cette dalle de grès brun, de 140 mètres de long sur 20 mètres de large, est recouverte de plusieurs milliers de gravures. Autant dire un trésor d’art rupestre. L’équipe de recherche ne s’y est pas trompée. Leur campagne de terrain, qui a démarré en 2013, durera quatre ans.

Carte du Maroc et de la région d’Azrou Iklane.

 

Une séance de travail sur la dalle, réunissant l’équipe scientifique, mars 2014. © Mission Paysages Gravés

Du bovidien à nos jours

Gwenola Graff, également égyptologue et chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en France, décrit « un site très riche avec de très grandes concentrations de gravures. On les a dénombrées : il y en a plus de 10.000. Elles sont de plusieurs phases stylistiques, de plusieurs périodes d’occupation ».

Cette dalle dans son ensemble n’avait jamais fait l’objet d’une publication exhaustive, selon notre interlocutrice. Seuls quelques motifs ont été mentionnés dans la littérature. L’objectif était donc « d’enregistrer de manière complète l’ensemble des gravures du site, en prenant en compte toutes les phases de son utilisation, y compris les plus récentes auxquelles l’archéologie s’intéresse peu habituellement. Ce travail a été pluridisciplinaire, associant archéologues, ethnologues, géographes, topographes et photographes ».

Les gravures réalisées en trois principales phases chronologiques se superposent sur cette dalle, comme un palimpseste ou le repentir d’un peintre : bovidienne, libyco-amazigh et récente/contemporaine. « La plus ancienne est la phase bovidienne. On a d’abord des gravures protohistoriques, puisque le bovidien se situe dans la deuxième moitié du premier millénaire avant notre ère. Ce sont donc des phases protohistoriques, et non pas préhistoriques », explique Gwenola Graff.

Ces gravures représentent principalement la grande faune, dont une bonne partie a disparu du sud du Maroc : des lions, des rhinocéros, des autruches et plusieurs espèces de gazelles, des espèces animales qui étaient probablement chassées à l’époque. « Il y a aussi cette scène très particulière et très rare à Azrou Iklane qui représente ce qu’on appelle un animal orné avec une coiffe sur la tête, avec un personnage qui lui saute au cou. C’est comme les jeux de tauromachie ou une sorte de prouesse », souligne l’archéologue.

Exemples de gravures bovidiennes / Un rhinocéros et une autruche. Infogr. Gwenola Graff. © Mission Paysages Gravés.

 

Exemples de gravures libyco-amazighes / Une scène de chasse (à gauche), un cavalier isolé (à droite) et une autruche. © Mission Paysages Gravés.

De sang et de poussière

Après la phase bovidienne, il y a celle dite libyco-amazighe. Lors de cette phase, les gravures représentent surtout des cavaliers dans des scènes de chasse à l’autruche par exemple, ou lors d’affrontements. Puis, il y a les gravures récentes et contemporaines qui représentent moins d’animaux et plus de choses relatives à la vie quotidienne et aux objets usuels comme des camions, des sandales, des scènes de mariage ou encore des écritures essentiellement en arabe.

Que nous dit Azrou Iklane de la représentation du monde des graveurs protohistoriques ? « Le problème, c’est qu’ils n’ont pas du tout représenté leur façon de vivre. Le quotidien ne les intéressait pas », répond Gwenola Graff. Selon la chargée de recherche à l’IRD, ce qui se révèle être intéressant en revanche, c’est la présence de représentations qui mettent en valeur la violence et les valeurs guerrières.

La chasse et la guerre étaient donc valorisées socialement. Ce sont des gravures masculines, la violence étant souvent l’apanage des hommes. Sur la dalle, les chercheurs ont également relevé la présence de gravures qui relatent un mode de relation avec l’environnement et une espèce de fascination pour les grands animaux sauvages. Mais il y a par ailleurs peu d’éléments sur les univers symboliques de l’homme protohistorique d’Azrou Iklane. « On doit le déduire, ils ne le représentent pas. Et ce n’est pas toujours évident », précise l’archéologue.

La dalle d’Azrou Iklane et l’équipe de spécialistes marocains et français @Gwenola Graff

Une approche contemporaine

L’originalité d’Azrou Iklane réside aussi dans le fait que la gravure comme art rupestre est une pratique qui s’est installée dans le temps, et jusqu’à très récemment encore. Ce que cette équipe de chercheurs franco-marocains ne voit pas d’un mauvais œil.

« Pour les archéologues classiques, dès que vous avez une gravure moderne sur une plus ancienne, ils disent que c’est du sabotage, cela abîme le site, etc. Pour moi, ce n’était pas ça. L’objectif était de travailler avec des ethnologues et de prendre en compte le contexte contemporain. C’est-à-dire approcher la gravure récente comme un objet archéologique, de manière à avoir une vue plus complète. Et pas seulement restreinte aux choses anciennes, parce que l’art rupestre est quelque chose de vivant. Il ne s’agit donc pas d’exclure, en disant ‘on ne s’intéresse qu’aux choses anciennes, les choses modernes c’est du parasitage, on les met dehors’ », commente Gwenola Graff, à propos de sa démarche.

Pour l’archéologue, il est intéressant de se pencher sur les recoupements, c’est-à-dire la manière dont les gravures se superposent ou se recomposent même dans certains cas. « On peut ainsi avoir une gravure ancienne réalisée il y a peut-être des centaines d’années ou mille ans, et en avoir une autre par-dessus faite par une autre personne. Par exemple, sur le dessin ancien d’une autruche, un graveur plus récent a utilisé la patte de l’autruche pour en faire une sandale. Donc, c’est super intéressant aussi du point de vue des procédés ou de la manière dont les gens s’approprient ces gravures anciennes. On a beaucoup travaillé sur cette thématique de recomposition avec l’ethnologue (de l’équipe de ce projet, Romain Simenel, ndlr) et aussi sur l’interprétation. »

Gravure rupestre de ce qui semble être un véhicule – Site Azrou Iklane @Gwenola Graff

Art rock

Même si Azrou Iklane est un endroit très difficile d’accès, des populations l’occupent pendant l’estive avec leur troupeau. Les enfants des bergers continuent alors de graver durant cette période.

Dans le document Le site d’Azrou Iklane : un exemple d’usage de l’imagerie numérique pour l’étude et la préservation de l’art rupestre saharien – dont les auteurs composent l’équipe de recherche qui a mené ce projet (Gwenola Graff, Martin Loyer, Abdelhadi Ewague, Romain Simenel et Maxence Bailly) – qui a été publié en 2019 dans la revue des patrimoines In Situ (France), on peut lire : « Le site se trouve sur une aire pastorale entre la tribu arabophone des Aït Oussa et celle berbérophone des Aït Brahim. Durant l’été, la dalle est toujours un lieu de campement et de réunion annuelle des fractions de la tribu sahraouie des Aït Oussa. » (Les relevés topographiques, cartes et certaines photos sont issus de cette publication scientifique).

À l’époque des anciennes gravures, « les populations qui ont gravé sur le site d’Azrou Iklane étaient probablement déjà des pasteurs de troupeaux, de moutons et de chèvres, et leurs campements n’ont pas laissé plus de traces que n’en laissent ceux des habitants actuels de la région. Les crues violentes de l’oued ont arraché et emporté tout le matériel (outillage, armes, objets de la vie courante) qui avait pu être abandonné sur le site ou autour », décrit l’archéologue.

Quand on sait que cette dalle de grès a recueilli plusieurs milliers de gravures de la phase bovidienne jusqu’à des époques plus récentes, la question qui se pose dès lors est de savoir si l’accumulation de différentes couches de gravures ne rend pas le travail des chercheurs plus compliqué, notamment quand il s’agit de la datation. « Au contraire, répond Gwenola Graff. Cela permet de bien savoir ce qui est avant ou ce qui est après (entre les différentes couches de gravures). Lors de la première gravure, la dalle est vide et les autres sont gravées par-dessus. Donc, ça la recouvre, ça se superpose. Cela permet déjà de se faire une idée sur l’ordre des gravures. Sinon, pour l’art rupestre marocain, et jusqu’à présent, on n’a pas de datation. C’est pour cela qu’on parle de chronologie flottante. »

Laisser sa trace

Si le site d’Azrou Iklane est l’un des plus riches en termes de gravures, c’est grâce aussi à sa situation géographique qui a permis une « exceptionnelle » continuité dans ce que l’on appelle aussi le « rock art ».

La dalle de grès brun, réceptacle des 10.000 gravures, est inclinée et descend jusqu’au bord d’un oued. « Celui-ci a un régime saharien : à sec la plupart du temps, il peut parfois se charger en eau et devenir un torrent aux crues violentes. L’humidité persistante sous son lit permet un développement de la végétation, principalement des acacias et des arganiers. Non seulement le lit de l’oued à sec peut être utilisé comme une voie de passage, mais la végétation alentour permet de nourrir les troupeaux », décrit l’archéologue.

Et c’est aussi pour cela que le site a été choisi : proximité de l’eau, voie de passage et lieu de pacage pour les troupeaux. Mieux encore, « la qualité de la roche permet d’y laisser des gravures bien visibles, sur une surface lisse et plane, blanches sur fond brun lorsqu’elles ne sont pas encore patinées. C’est aussi un endroit de rassemblement et de passage : en laissant des images ici, on savait qu’elles seraient vues de nombreuses personnes », poursuit l’experte. Ce qui est certain et ce que nous confirme l’archéologue, c’est que les nomades qui peuplent cette zone depuis fort longtemps ont développé une grande capacité de résilience et d’adaptation à leur milieu.

Une partie de la dalle d’Azrou Iklane @Gwenola Graff

Archéologie de pointe

Les conditions d’accès difficiles ont conduit à la mise au point d’une méthodologie adaptée visant à valoriser ce site, et ce en dépit de son isolement, grâce notamment à des technologies innovantes. Pour Gwenola Graff, « il s’agit d’un site pilote sur lequel nous avons mis au point et testé différentes manières d’enregistrer un site rupestre en vue de sa préservation, de son étude scientifique et de sa connaissance par un large public ».

L’apport de l’archéologue a été donc l’usage de la technologie et de nouvelles méthodes de traitement de l’art rupestre. Des outils de relevé, d’enregistrement et de conservation ont été mis en place, permettant le classement du site à l’issue des travaux de l’équipe de recherche. Les relevés concernent les 10.000 gravures, au centimètre près. Et si par malheur la dalle est détruite, ce qui n’est pas souhaité évidemment, le double « digital » existe. Une prouesse technologique.

L’équipe a ainsi eu recours à la Reflectance Transformation Imaging-RTI (technologie qui permet de produire une image dynamique à partir d’une série de photographies frontales sous des éclairages artificiels différents), la photogrammétrie (l’enregistrement de toutes les données métriques d’un espace ouvert ou fermé dont on a du mal à définir les limites ou d’un objet sur un site), le scan 3D, etc. Ce que l’équipe franco-marocaine a également de singulier dans sa méthodologie, c’est la création d’une solution propre au site d’Azrou Iklane, du sur-mesure, donc. Cela a été possible en étoffant l’équipe d’un photographe professionnel agréé par les monuments historiques français et d’un topographe, en plus d’un ethnologue et d’archéologues.

Relevé topographique de la dalle et du lit de l’oued. État après la campagne de 2017. Infogr. G. André et Gwenola Graff. © G. André et Gwenola Graff.

 

Extrait du relevé général de la dalle, avec indication des phases stylistiques par des couleurs différentes et matérialisation du carroyage et de la densité́ des points de relevé́ topographique. Infogr. Gwenola Graff. © Gwenola Graff.

« Terre de lumière »

À Azrou Iklane, comme dans beaucoup d’autres sites rupestres, le meilleur moment pour photographier les gravures, c’est quand la lumière est rasante. C’est-à-dire au lever et au coucher du soleil. « On se levait très tôt le matin parce que la lumière est meilleure pour prendre des photos du site. On a fait des relevés de la dalle par petits carrés de 70 x 70 cm. Et pour chaque petit carré, on a pris au moins deux photos : une le matin et une autre le soir. Et après, il fallait tout redessiner. J’ai donc redessiné sur Adobe Illustrator, les 10.000 gravures de la dalle. » Un vrai travail de fourmi.

L’archéologue Gwenola Graff sur le terrain – Site Azrou Iklane @Gwenola Graff

Cette nouvelle approche du travail archéologique valorise davantage l’art rupestre, d’autant plus que « ces derniers temps, on découvre beaucoup de sites d’art rupestre au Maroc, alors qu’il y a encore dix ou quinze ans, il était considéré comme un pays mineur sur ce volet dans la région. On s’aperçoit aujourd’hui qu’il y a énormément de choses, et il n’y a pas que les gravures, mais également des peintures qui sont découvertes. Il y a aussi une jeune génération d’archéologues marocains. Je pense en particulier à Abdelhadi Ewague (archéologue, professeur à l’université Chouaib Doukkali d’El Jadida, Faculté des lettres et sciences humaines, ndlr) avec qui j’ai beaucoup travaillé et qui a découvert beaucoup de sites. Notre objectif était donc de contribuer à la valorisation de cet art rupestre à travers de nouvelles méthodologies qu’on mettait à disposition », indique Gwenola Graff.

Après le temps de la recherche sur le terrain, vient celui de l’exploitation et de la valorisation des données recueillies. Sans oublier le temps de la communication. Ce dernier volet passe par la publication d’articles scientifiques, de l’organisation de séminaires thématiques, de la vulgarisation auprès du grand-public, etc.

Feuilletage temporel

Le 23 mai dernier, Gwenola Graff a donné une présentation en visioconférence intitulée « ‘Quand les pierres étaient molles et que le doigt des djinns y traçait des signes…’ : Temporalités archéologiques et ethnographiques autour de l’art rupestre au sud du Maroc ». Son intervention a eu lieu dans le cadre du programme 2022 du séminaire d’histoire et d’épistémologie de la préhistoire, organisé par l’UMR 7194 « Histoire naturelle de l’Homme préhistorique (HNHP) » (France).

Ce mystérieux intitulé ‘Quand les pierres étaient molles et que le doigt des djinns y traçait des signes…’ fait référence aux croyances locales selon lesquelles les gravures de ce site sont l’œuvre de génies, de bienveillants djinns, pour désigner l’emplacement de trésors cachés.

Au cours de son exposé, l’archéologue a cité ses expériences dans les deux sites d’Azrou Iklane et de Laghchiwat, situés au sud-ouest de Smara. Elle a rappelé les différentes temporalités de l’archéologie de terrain, c’est-à-dire l’analyse non seulement de la temporalité du site objet de la recherche, mais aussi la confrontation du point de vue intrasite à celui régional ou encore à celui de la recherche. « Moi, par exemple, je ne suis pas sur le terrain au mois d’avril, que ce soit en Égypte ou au Maroc. Pourquoi ? Parce que les vipères à cornes sortent pendant cette période et il fait très chaud. Il faut aussi savoir s’adapter aux populations. Il y a des moments où les archéologues les perturbent aussi, parce qu’il y a un troupeau qui est là, par exemple, etc. Parfois, c’est nous qui sommes perturbés parce qu’on est en train de nous battre contre des dromadaires qui veulent manger des petits numéros qu’on a mis sur la dalle (rire). Ce sont donc différentes temporalités de la recherche et une réalité du terrain. »

 

Vue générale du site et de la dalle ornée. Le campement des archéologues se trouve en bas à gauche de l’image, le campement bédouin au-dessus de la dalle, en haut à droite. © Mission Paysages Gravés

Partager, valoriser

Un réalité du terrain qui a également un aspect positif. Une anecdote l’illustre bien : « C’est un très vieil homme – malheureusement, il est mort il y a quelques années – qui nous a appris qu’il y avait des gravures anciennes sous le lit de l’oued.  C’est donc grâce à lui qu’on est allé creuser dans cette zone. La dalle passait sous le lit de l’oued. Et à l’endroit indiqué, on a effectivement trouvé une scène très importante de la phase finale du bovidien. Cela pour dire qu’on a toujours travaillé avec les populations », confie la chargée de recherche à l’IRD.

L’équipe sur place ne s’est pas contentée de travailler avec les locaux, elle a aussi adopté leur rythme de vie et opté pour la tente comme habitat. Il faut savoir que le site est complètement coupé du monde : aucune connexion, pas de téléphone portable, etc. Coupé du monde, mais pas des gens. « Le travail a toujours été fait en partenariat avec des collègues marocains de l’Insap (Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine). On a bénéficié du soutien de la Direction du patrimoine culturel, dont le directeur était à l’époque M. Abdellah Alaoui. On a aussi eu l’intérêt de la province, qui nous a soutenus et financé en partie les dernières campagnes de terrain», tient à souligner Gwenola Graff. L’archéologue met également l’accent sur la nécessité de préserver ce patrimoine et de sensibiliser les populations à son intérêt.

Dans le dernier volet de la publication scientifique Le site d’Azrou Iklane : un exemple d’usage de l’imagerie numérique pour l’étude et la préservation de l’art rupestre saharien, les auteurs concluent qu’« une première conséquence de ce projet collaboratif est déjà actée et très positive, puisque grâce à l’intérêt nouveau porté à ce site majeur de l’art rupestre marocain, son classement au patrimoine national a été enregistré, le préservant désormais de toute construction ou d’extraction de matériau éventuelle. Le patrimoine à protéger a été défini par l’utilisation des relevés topographiques effectués au cours de la mission. D’autre part, le site a été intégré dans un projet d’inscription au Patrimoine mondial de la vallée du Drâa et de ses oasis. Il est prévu également qu’un gardien, appointé par la Conservation régionale du patrimoine et par le conseil régional, soit installé sur le site ». Ainsi l’intuition de départ de cette équipe de recherche, il y a dix ans déjà, concernant le site d’Azrou Iklane était bel et bien fondée.

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