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Ce que l’on sait de la variole du singe signalée en Europe et en Amérique du Nord

Une série de cas de variole du singe ont été récemment détectés en Europe et en Amérique du Nord, alors que cette maladie infectieuse est habituellement recensée en Afrique de l’Ouest. L’infection résulte d’un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées. Peu contagieuse, la variole du singe est généralement une maladie bénigne.

Ce que l’on sait de la variole du singe signalée en Europe et en Amérique du Nord

Le 19 mai 2022 à 17h46

Modifié 19 mai 2022 à 18h13

Une série de cas de variole du singe ont été récemment détectés en Europe et en Amérique du Nord, alors que cette maladie infectieuse est habituellement recensée en Afrique de l’Ouest. L’infection résulte d’un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées. Peu contagieuse, la variole du singe est généralement une maladie bénigne.

Alors que le monde s’apprête à tourner la page Covid, une maladie endémique en Afrique de l’Ouest, dite « variole du singe », apparentée à la variole, fait son apparition en Europe et en Amérique du Nord. Au total, six pays dans le monde sont pour l’heure concernés, selon l’Agence France-Presse (AFP).

Depuis le 6 maineuf cas de variole du singe ont été identifiés au Royaume-Uni, d’après l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA). Exception faite du premier patient qui était récemment en voyage au Nigeria, où cette maladie est endémique, les autres cas signalés sont locaux, faisant ainsi craindre une transmission communautaire au Royaume-Uni.

Mercredi 18 mai, l’Espagne, le Portugal, le Canada et les Etats-Unis ont tour à tour signalé avoir repéré la présence de la variole du singe, ou ce qui semble l’être, sur leur territoire. Un premier cas confirmé a également été détecté en Suède ce jeudi 19 mai.

Pour l’heure, aucun cas confirmé ou suspect n’a été recensé au Maroc, indique le Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, joint par Médias24, qui appelle tout naturellement à maintenir une vigilance. 

« Les transmissions infectieuses interhumaines ne connaissent pas de frontières. S’il n’y a effectivement pas lieu de s’inquiéter, il faut malgré tout surveiller l’état évolutif de cette maladie », avance le Dr Tayeb Hamdi.

Une maladie rare et bénigne

D’après l’OMS, la variole du singe, ou orthopoxvirose simienne selon la terminologie médicale, est causée par un virus transmis par des animaux infectés, le plus souvent des rongeurs, qui peut ensuite se propager d’une personne à l’autre.

C’est une maladie infectieuse virale rare principalement observée dans les zones isolées du centre et de l’ouest de l’Afrique, à proximité des forêts tropicales humides, d’après l’OMS.

Apparentée à la variole, qui a été éradiquée en 1980, elle résulte d’un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux infectés.

Bien que limitée, la transmission interhumaine de la variole du singe est pourtant possible. Elle peut résulter de contacts étroits avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d’un sujet infecté ou d’objets récemment contaminés par des liquides biologiques, ou des matières provenant des lésions d’un patient, explique l’OMS.

La variole du singe est généralement une maladie bénigne. L’organisation onusienne en estime le taux de létalité entre 1% et 10% en moyenne. La plupart des décès surviennent chez les jeunes enfants, toujours d’après l’OMS.

Possibilité de rétablissement avec des soins

Apparaissant entre 5 et 21 jours, les premiers symptômes recouvrent la fièvre, les maux de tête et de dos, les douleurs musculaires, les ganglions lymphatiques enflés, les frissons et l’épuisement.

Une éruption cutanée peut se développer plus tard. Elle commence souvent sur le visage, avant de se propager vers d’autres parties du corps, notamment les mains et les pieds.

Actuellement, il n’existe pas de traitement ou de vaccin spécifique contre l’orthopoxvirose simienne, signale l’OMS. Par le passé, il a été prouvé que la vaccination antivariolique avait une efficacité de 85% pour la prévention de la variole du singe, mais le vaccin n’est plus disponible pour le grand public. Et pour cause : ce dernier n’est plus fabriqué en raison de l’éradication mondiale de la variole.

Le rétablissement de la variole du singe est possible. Avec des soins, la plupart des patients s’en remettent, rassure la même source.

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