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Musée de l’eau à Marrakech : plongée dans l’univers fascinant de H₂O

VISITE GUIDÉE. L’exposition permanente du Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc, c’est une immersion physique et sensorielle unique dans l'insondable mystère d'une molécule vitale. 'Aman' ou la promesse d’une déambulation muséale… au fil de l’eau.

Musée de l’eau à Marrakech : plongée dans l’univers fascinant de H₂O

Le 3 mai 2022 à 12h05

Modifié 3 mai 2022 à 14h34

VISITE GUIDÉE. L’exposition permanente du Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc, c’est une immersion physique et sensorielle unique dans l'insondable mystère d'une molécule vitale. 'Aman' ou la promesse d’une déambulation muséale… au fil de l’eau.

Aux portes de la ville de Marrakech, sur la route de Casablanca bordée de part et d’autre par des stations-service, des concessions automobile et des hôtels, on repère de loin le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc. La bâtisse imposante s'intègre harmonieusement dans le paysage, fidèle à ses nuances terracotta.

A l’entrée du circuit de la célèbre Palmeraie, dans un décor de terres semi-arides, 'Aman' ('eau' en berbère), l’autre nom donné à ce musée, offre d’emblée la promesse d’un Marrakech culturel inédit. Presque un avant-goût de l’enchantement d’une ville qui, au lever du jour, n'a pas encore déployé tous ses charmes. Tout comme l’eau, d'un usage si ordinaire, mais aux caractéristiques  pourtant extraordinaires, n'en finit pas de nous émerveiller. Source de vie, son absence signifie son extinction. S’il y a donc une molécule qui mérite qu’on lui érige un musée, c’est bien H₂O.

Hommage au génie marocain

Avant de franchir la porte en demi-cercle blasonnée de motifs en zellige, le musée offre déjà son premier 'spectacle'. Sur l'esplanade, un grand bassin d’eau en forme de T réfléchit la lumière d’une matinée agréablement ensoleillée. Il abrite au centre une noria qui charrie l’eau et berce l’ouïe du visiteur (voir photo). De petites fontaines attenantes suivent le rythme. La visite a bel et bien commencé.

Le Pr Abdennabi El Mandour, directeur du Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc, nous accueille. « Dans cette exposition externe, vous pouvez voir cette noria qui caracltérise la ville de Fès. Il y a à peu près 1000 ans qu'elle a été créée précisément dans cette ville. L’oued se situant à un niveau plus bas, la noria remontait l’eau vers la ville et les terrains irrigables. C’est une technique issue du génie marocain qui est à l’origine de cet outil qui a permis d'alimenter en eau potable et en eau d’irrigation la ville de Fès. »

Un peu plus loin et toujours à l’extérieur du musée s'expose un moulin à eau. L'énergie hydraulique permet, cette fois-ci, de broyer les grains.

Ainsi, le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc ambitionne d’offrir un aperçu, parfois grandeur nature comme avec la noria ou le moulin à eau, du génie marocain de la gestion de l’eau depuis plusieurs siècles. Mais pas seulement. D’autres thématiques en lien avec l’eau et ses usages sont également proposées, et ce, sous différents angles : scientifique, sociétal, stratégique, culturel, cultuel... le tout savamment compartimenté et scénographié.

Et pour apprécier toute l'offre de ce musée exceptionnel, c’est le directeur du musée himself qui nous fait faire le tour du propriétaire. Suivons le guide.

Faire le tour de la tour

L’exposition permanente du musée, qui occupe une superficie globale de 2.000 m2, est aménagée sur trois niveaux. Le plus frappant est que l'espace d’exposition est en fait une tour. Chaque étage, qui correspond à une boucle de près de 700 m2, aborde quatre thématiques autour de l’eau, et le niveau -1 (sous-sol) en propose cinq. Cet aménagement singulier permet au visiteur de savoir quand il a fait le tour de l’exposition pour chacun des niveaux, puisqu’il revient toujours au point de départ. D’une certaine manière, il boucle la boucle. Cette déambulation circulaire a un effet apaisant qui incite à la méditation.

La tour du musée s’inspire de l’architecture traditionnelle marocaine qui prévoit un patio au centre et les différentes salles autour, comme dans les riads par exemple. A la place du patio, le musée a vu les choses en grand en installant une maquette circulaire grandiose qui trône au centre. Celle-ci représente le Haouz comme modèle d’intégration des systèmes hydrauliques traditionnels et modernes (voir photo). De cette maquette, toute tentative de description serait vaine. Il faut la voir de ses propres yeux.

« Parmi les thèmes abordés dans les différents niveaux de la tour, il y a le climat du Maroc, le défi de l’eau aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, la pollution de l’eau, l’impact des changements climatiques sur la ressource en eau, le passé, le présent et aussi l’avenir de l’eau au Maroc. Rappelons qu'il n’a pas beaucoup plu au début de l'hiver. Et tous ces enjeux liés à l’eau sont exposés au niveau du musée », indique le Pr Abdennabi El Mandour. « On traite aussi de la relation entre l’eau et l’homme, la géomorphologie du Maroc, la variation du climat du pays en allant des montages vers les plaines, les zones oasisiennes, etc. »

De l’idée au musée

L’idée d’un musée de l’eau remonte à 2010. Et elle n'a pas jailli au sein du ministère de l’Équipement et de l’eau, comme on pourrait l'imaginer. C’est au ministère des Habous et des affaires islamiques, chapeauté par Ahmed Toufiq, que cette réflexion a mûri. La question qui vient immédiatement à l’esprit, c’est celle du lien entre les enjeux liés à l’eau et le ministère des Habous. « Il faut savoir qu’avant la colonisation, l’eau était gérée par ce ministère. Les points d’eau - que ce soit des puits, des sources, des oueds - étaient captés par le ministère des Habous, ramenés et drainés jusqu’à la ville au niveau des points focaux tels que les mosquées, les fontaines, les bains, certaines maisons de notables… », nous apprend le Pr El Mandour.

Dès le départ, le choix de la ville qui accueillerait ce musée s’est porté sur Marrakech. L’idée a fait son chemin et, en 2015, les travaux ont démarré. C'est le prince héritier Moulay El Hassan qui a inauguré le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc, le 5 janvier 2017, avant son ouverture au public au mois de mai.

Limpide et ténébreuse

La visite du musée commence au premier étage qui consacre, entre autres, un bel espace aux caractéristiques physico-chimiques de la molécule d’eau qui, petit rappel, est formée par deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène : la célèbre H2O. Le directeur du musée, également hydrogéologue au sein de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, nous explique en bon pédagogue que « ces deux atomes ne sont pas reliés n’importe comment. Il y a un angle de 105° entre les deux atomes d’hydrogène. Et c’est cet angle qui confère des caractéristiques très importantes à la molécule d’eau. Il faut savoir que l’eau est la seule substance qu’on trouve sous la forme de trois phases : solide, liquide et gazeuse. Cette particularité est liée à cette caractéristique physique et chimique de la molécule d’eau ».

A l’état solide (glace), les molécules d’eau forment une structure hexagonale, avec des liaisons hydrogène entre les molécules. Plus on chauffe cette glace, plus l’eau se liquéfie. Et à l’état liquide, les molécules sont mobiles, plus agitées, en fonction de la température de l’eau. Là aussi, plus la température augmente, plus les liaisons entre l’hydrogène et l’oxygène se disloquent et se cassent. A partir de là, en atteignant des températures importantes, l’évaporation commence et on aboutit à l’état gazeux. « Ce qui gère le passage d’un état à un autre est la température. Plus la température augmente, plus les molécules sont libres et les liaisons sont fragiles, plus l’eau passe du solide au liquide et, enfin, à l’état gazeux », synthétise l’hydrogéologue.

Force tranquille

L’autre caractéristique de la molécule d’eau est le fait qu’elle est un très bon dissolvant. Ainsi, quand on met des cristaux de sel (NaCl) dans l’eau, sans l’agiter, ils se dissolvent après un quart d’heure. « C’est la même chose pour le calcaire (CaCo3), ou la dolomie qui est (CaMg(Co3)2). C’est ce qu’on appelle la dissolution des carbonates. Donc l’eau dissout les carbonates en fonction de la température et du PH », souligne le professeur.

S’il faut retenir une seule chose du volet scientifique de l’eau, c’est qu’il ne faut pas se fier à son apparence placide quand elle est contenue dans un verre. Car l’autre caractéristique remarquable de cette substance est "la tension artificielle. C’est à dire que l’eau a ses forces", résume le Pr El Mandour. "Si vous prenez un verre plein d’eau, et si une mouche tombe sur sa surface, elle flotte. Cela veut dire que l’eau a une force. Et pour bien voir ces forces, mettez de l’eau dans un tube. Lorsqu’on a commencé à faire des analyses chimiques sur l’eau en la mettant dans un tube en acier par exemple, cette substance n’est pas horizontale. L’eau est presque concave, convexe. Cette forme est due à ce qu’on appelle la tension artificielle.

" Une force très utile, vitale dans le cas des plantes. C’est grâce à cette tension artificielle que l’eau remonte des racines souterraines vers les feuilles, à travers le tronc d’arbre formé par de petits tubes. Vient ensuite la photosynthèse, le processus bioénergétique qui va permettre à la plante de s’épanouir. La nature est effectivement bien faite ! "Autre caractéristique, l’eau est traversée par la lumière. La lumière transperce l’eau des océans, par exemple. Cela fait que la vie est possible à des profondeurs très importantes. Toutes ces caractéristiques, seule la molécule d'eau les possède", souligne le directeur du musée.

Maquette représentant le Haouz comme un modele d'intégration des systèmes hydrauliques traditionnels et modernes.

La khettara, un monumental aqueduc souterrain

Après cette première initiation scientifique, on descend au rez-de-chaussée qui correspond au deuxième niveau de la tour du musée. L'occasion de faire un zoom sur la présence de l’eau dans les oasis présahariennes et sahariennes, en haute montagne, dans les plaines atlantiques, mais aussi sur ses usages traditionnels. Et l'on comprend que la variation du relief du Maroc et sa géomorphologie a donné naissance à la richesse de son patrimoine hydraulique. En passant d’une zone géographique à une autre, les instruments et les outils utilisés dans l’agriculture, le stockage de l’eau et au sein des maisons et des tentes, varient.

Le partage est ainsi de la plus haute importance et diffère lorsqu’il s’agit d’une zone montagneuse, du piémont, de la plaine ou d’une oasis. « L’agglomération partage l’eau de manière équitable, selon le nombre de terrains possédés et d’habitants. Il y a aussi le partage de l’eau entre l’amont et l’aval, qui dépend du nombre d’habitants par douar et de surfaces irrigables », nous apprend le directeur du musée. (voir vidéo)

Parmi les mécanismes relatifs à l’utilisation de l’eau exposés dans cet espace, on trouve la khettara, un instrument hydraulique utilisé par nos ancêtres. « C’est de l’ingénierie marocaine, l’objectif étant de drainer l’eau souterraine. Il s’agit d’une succession de puits et d'un canal souterrain presque horizontal qui est de 3° à 4° d’inclinaison. Les puits permettent d’avancer le creusement du canal dans le souterrain, et les puits servent à l’aération et au nettoyage du canal (voir la vidéo). Pour mettre en place la khettara, on creuse donc ce canal de 3° à 4° pour atteindre la nappe souterraine. Une fois que le canal touche la nappe à une altitude très élevée, l’eau va être drainée de façon naturelle sous l’effet de la pente jusqu’à la surface du sol. Et à partir de la sortie de l’eau, il y a un petit bassin qui cumule cette eau souterraine, et commence ainsi le partage de l’eau entre les agglomérations, autour de cette khettara », expose l’hydrogéologue.

Les anciennes khettara, qu’on trouve dans la région de Marrakech, datent du XIIe siècle. Elles sont présentes dans d’autres villes du sud du Maroc telles que Tinghir, Errachidia ou Figuig. Les khettara sont généralement situées le long des oueds, dans les zones où il y a un climat aride. Elles drainent l’eau à partir d’une montagne, le long d’un oued ou d’une nappe bien alimentée. La longueur de ces khettara varie. Certaines sont creusées sur cent mètres, d’autres sur dix ou vingt kilomètres à peine. « C’est un système de drainage naturel des eaux souterraines, tout à fait différent des aqueducs qu’on trouve au nord de la Méditerranée et dans des zones où il pleut beaucoup. L’aqueduc est le transfert d’eau en surface. La khettara, elle, permet le transfert d’une eau souterraine d’une zone qui est riche en eau vers une autre qui en a moins », précise notre hôte.

La Noria de l'esplanade du Musée de l'eau de Marrakech.

Révolution et évolution

On quitte l’étage pour regagner le sous-sol du musée, dernière étape de l’exposition permanente. Cinq thématiques y sont exposées, dont la Révolution hydraulique moderne du Maroc et la Stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2030. Des schémas chronologiques, des photos, des textes explicatifs, des plans géographiques, des maquettes interactives et des vidéos retracent, à chaque époque, l’engagement du pays face à cet enjeu vital. "Je crois que la plupart des Marocains connaissent ce qu’on appelle la Politique des barrages. Le discours de feu Hassan II, il y a une quarantaine d’années (en 1967, ndlr), sur l’irrigation d’un million d’hectares à l’horizon 2000, a donné beaucoup au Maroc", rappelle le directeur du musée. "Le Maroc peut stocker, si on a une année moyennement pluvieuse, 18 milliards de m3 d’eau. C’est cela la révolution hydraulique." Ce volume peut atteindre jusqu’à 27 milliards de m3 au cours d'une année pluvieuse. L’exposition permanente du musée explique aussi comment on peut transférer l’eau d’une région à une autre : du nord du Maroc, par exemple, où il pleut davantage, vers d’autres zones du pays plus arides. Un zoom est également fait sur le transfert de l’eau d’un bassin à un autre. « Par exemple, Tensfit est alimenté par le bassin d’Oum Er-Rbia, à partir de l'oued Tassaout ou bien du barrage Al Massira. C’est quelque chose de très important qu’on ne trouve pas dans d’autres pays très développés", signale le professeur.

Ce parcours du niveau -1 du musée offre un condensé des différentes approches déployées par le Royaume pour sécuriser ses ressources en eau, et les moyens mis en place depuis plusieurs décennies (voir vidéo). C’est bien plus instructif que toutes les leçons que l'on peut étudier en classe à ce sujet.

Les chantiers d’aujourd’hui

« On parle aussi de la stratégie actuelle de l’eau au Maroc. On a exposé ce qui est ancien, récent et également l’avenir du pays dans ce domaine. C’est-à-dire ce qu’il prépare et prévoit pour l’eau et les Marocains au niveau des villes, avec cette démographie qui augmente. On est à peu près 40 millions d’habitants. Comment va-t-on les satisfaire dans le futur en eau potable, en eau d’irrigation, en eau industrielle et en eau pour le tourisme ? », s’interroge notre interlocuteur qui a déjà des éléments de réponse. Mais c’est à nous de les découvrir en poursuivant la visite.

Le traitement des eaux usées figure aussi parmi les sujets traités dans le cadre de l’exposition permanente. Selon le Pr El Mandour, le Maroc est passé de quelques stations de traitement des eaux usées, il y a une vingtaine d’années, à 120 stations aujourd’hui. « Cette eau, il faut l’utiliser dans l’irrigation des espaces verts, des terrains de golf et, pourquoi pas, des jardins des particuliers, et ceux des villes qui dépassent un certains nombres de mètres carrés », suggère-t-il.

Le dessalement de l’eau de mer est aussi une thématique phare. Rappelons que le Maroc est présent dans ce domaine depuis une quarantaine d’années déjà. « On a des stations de traitement de l’eau de mer, ou de l’eau saumâtre dans la région du Sud, à Dakhla et Laâyoune par exemple. Au début de l’année 2022, il y a eu l’inauguration de la station de Souss Massa qui va assurer l’eau potable pour les habitants de cette région. Et aussi l’irrigation d’un certain nombre d’hectares. Il y a aussi le projet de dessalement de l’eau de mer du Grand Casablanca. C’est une très grande station qui va assurer une production de 300 millions de m3 annuellement pour cet axe où il y a plus de 40% de la population marocaine », nous indique le directeur du musée.

L’avenir de l’eau

Depuis son ouverture, il y a près de cinq ans, le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau joue un rôle très important dans la sensibilisation sur la thématique de l’eau. Il accueille à cet effet différents types de visiteurs, notamment des élèves et des étudiants universitaires. La direction du musée estime également fondamental le travail de vulgarisation, auprès de la jeunesse, des enjeux liés à l’eau, tels que sa rareté et l’impact du changement climatique. Pour renforcer ses actions dans ce domaine, le musée a scellé plusieurs collaborations avec des  partenaires comme l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Université Cadi Ayyad et d’autres universités à l’échelle internationale. Il fait d’ailleurs partie du Réseau mondial des musées de l’eau depuis juin 2019, en tant que membre actif. Il fait aussi partie de son comité de gestion et en est le vice-président sur le continent africain.

En plus de l’exposition permanente, l’édifice du musée dispose d’une salle polyvalente entièrement insonorisée pour les expositions temporaires, les colloques et les séminaires, d’une médiathèque et d’une salle d’archives pour les chercheurs. S’y ajoutent des salles d’ateliers pour les activités pédagogiques.

« Parmi les choses sur lesquelles on travaille dans ce réseau, c’est un concours pour la jeunesse, en collaboration avec l’Unesco, intitulé « The Water We Want » (L’eau que nous voulons, en français, ndlr). On demande aux enfants et aux jeunes entre 6 et 18 ans de réaliser des dessins, des photos, des slogans, des textes sur l’eau pour toucher et sensibiliser les gens sur cette substance vitale. L’année dernière, une école de Marrakech a remporté le 1er Prix de ce concours », nous apprend le Pr Abdennabi El Mandour . Éveiller les consciences sur la relation de l’humain à l’eau est aujourd’hui un travail nécessaire. C'est aussi un regain d'espoir pour des générations futures plus responsables face aux enjeux environnementaux et climatiques.

A la sortie du musée et en regagnant l’esplanade avec sa noria et ses petites fontaines qui ne cessent de résonner, on se dit que 'Aman' a tenu sa promesse. Celle d’une muséographie « finement travaillée » lors d’une visite « offrant une immersion physique et sensorielle » dans l'univers de l’eau. Transparente et ambivalente, l’eau berce depuis la nuit des temps l’imaginaire individuel et collectif. Et on a beau connaître ses caractéristiques physico-chimiques, elle n’en demeure pas moins insondable. Aussitôt qu'on croit s'en saisir, elle nous file entre les doigts. A défaut donc de percer ses mystères, on reste contemplatif. Et c’est déjà une belle expérience.

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