La région de l’Oriental prépare son nouveau PDR pour 2022-2027
Après les régions de Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, l’Oriental lance un marché pour réaliser une étude visant à élaborer son programme de développement régional pour les six prochaines années (2022-2027).
Les coûts des prestations sont estimés à 3,84 millions de dirhams et l’ouverture des plis est prévue le 27 mars prochain. L’étude, qui s’articule autour de trois axes principaux, doit être réalisée en 190 jours.
Un PDR en parfaite harmonie avec le SRAT à horizon 2045
Comme pour toutes les régions du Royaume, l’élaboration de ce programme de développement régional (PDR) entre dans le cadre de la loi organique 111-14 qui charge les régions, conformément à leurs prérogatives, d’accomplir des missions de promotion du développement intégré et durable à l’intérieur de leur ressort territorial, à travers l’exercice de multiples compétences.
"Les évaluations effectuées dans le cadre du Schéma régional de l’aménagement du territoire (SRAT) de la région, validé au mois de juillet 2021 et visé au mois de décembre 2021, montrent qu’une nouvelle dynamique de développement commence à s’installer, grâce aux multiples projets structurants visionnaires lancés au cours de la récente période", lit-on sur l’appel d’offres lancé par la région.
"La situation géographique distinguée de la région de l’Oriental, ses atouts multiples relatifs à son capital humain, la diversité de ses activités économiques, le commerce, l’agriculture, le tourisme, la pêche maritime, l’artisanat et les industries modernes, sont autant d’éléments de force pour façonner un nouvel avenir à cette entité territoriale", poursuit le document.
L’élaboration de ce nouveau PDR doit tenir compte des prérequis suivants :
- l’identification des priorités de développement de la région dans un prolongement opérationnel en parfaite cohérence avec le PDR 2016-2021 et le contrat Etat-région 2020-2022 ;
- la prise en compte des orientations du SRAT à horizon 2045 ;
- l’intégration des orientations du nouveau modèle de développement (NMD) à horizon 2035 ;
- la cohérence avec les orientations stratégiques des politiques publiques en veillant à les décliner au niveau régional ;
- la prise en compte de la dimension environnementale pour assurer un développement durable ;
- la prise en considération des ressources financières disponibles de la région et celles mobilisables, ainsi que les engagements conclus entre la région et ses partenaires.
Le PDR en question aura pour objectifs notamment l’élaboration et la mise en place, dans une démarche d’intelligence collective, des mécanismes et projets nécessaires permettant de faire face aux déséquilibres entre la partie Nord et la partie Sud de la région et entre le milieu urbain et le milieu rural, et ce dans le cadre d’un développement durable et intégré.
Trois missions principales
L’ambition de cette étude dépasse l’action de mise à niveau. Elle vise à creuser dans le développement et la production de propositions et de mécanismes afin de faire de cette région un territoire de croissance, de création de richesses, attractif, compétitif, et un bassin d’emplois.
L’étude du PDR veillera, dans le cadre d’une première étape, à réaliser un diagnostic mettant en évidence les potentialités économiques, sociales, culturelles et environnementales de la région, les atouts et les contraintes de son développement ainsi que ses besoins essentiels en termes d’infrastructures de base.
Dans le cadre de cette phase, le prestataire sélectionné s’attachera à actualiser et affiner davantage l’état des lieux sur la base d’une analyse de la documentation existante, dont le NMD, le rapport du SRAT, les autres orientations stratégiques nationale et régionale et les entretiens réalisés avec les parties prenantes.
Le prestataire devra également s’appuyer sur des benchmarks nationaux et internationaux de régions comparables, lui permettant ainsi de qualifier la performance de la région de l’Oriental et d’identifier les pratiques de développement territorial aussi bien relatives aux secteurs productifs que non productifs.
La seconde mission du bureau d’étude choisi consistera à élaborer le PDR 2022-2027 et sa stratégie de mise en œuvre. Le plan devra ensuite être décliné en actions opérationnelles.
Durant cette phase, le bureau d’étude retenu devra mettre en place et hiérarchiser les priorités de développement de la région, identifier et localiser les projets et actions prioritaires dont la réalisation ou la programmation est prévue sur ledit territoire, en tenant compte des moyens financiers dont il dispose ou de ceux qu’il peut mobiliser durant les six années de mise en œuvre du PDR.
Il devra également évaluer les ressources de la région et ses dépenses prévisionnelles au titre des trois premières années du PDR, tout en instaurant un système de suivi des projets et des programmes dans lequel sont fixés les objectifs à atteindre et les indicateurs de performance y afférents.
Enfin, dans le cadre de sa troisième mission, le contractant est amené à :
- identifier les partenaires potentiels (publics, privés ou autres) du PDR ;
- définir un projet de contrat programme Etat-région ;
- préparer des projets de conventions spécifiques y afférentes et définir un mode de gouvernance adéquat pour chaque projet ;
- intégrer les conventions existantes en cours ;
- mettre en place un dispositif de mise en œuvre performant qui implique l’ensemble des intervenants.
Lire aussi :
Tanger-Tétouan-Al Hoceima : appel d’offres pour l’élaboration du nouveau PDR
Casablanca-Settat : les principales bases du futur plan de développement régional
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