Sauvetage du petit Rayan : dénouement espéré ce vendredi soir
Les opérations de sauvetage du petit Rayan tiennent en haleine le Maroc et de nombreux autres pays. Les travaux de forage ont atteint une profondeur de 30 mètres. Le dénouement aura probablement lieu au cours de cette soirée
Ce vendredi 4 février à 19H30, les opérations de forage se poursuivaient toujours. Des engins continuent à être appelés en renfort.
Selon les images diffusées en direct, les buses qui serviront de tunnel de passage pour les secouristes ont été amenées sur place.
Des membres de la protection civile sont également en place avec divers équipements, des bouteilles d'oxygène et des brancards,...
La fragilité du sol complique l'opération et impose aux équipes d'avancer avec prudence. C'est une course contre la montre où chaque minute compte.
A 12h30, les travaux de forage ont atteint une profondeur de 30 mètres. Dans une déclaration à la presse, un membre du comité de suivi de l'opération de sauvetage a précisé que l’opération de forage vertical se poursuit avec précaution pour éviter tout glissement de terrain qui empêcherait de sauver Rayan.
L’opération de forage horizontal est la plus complexe. La vie des secouristes ne peut être mise en danger, ce qui nécessite d’abord de fixer la longueur du trou et de stabiliser le sol pour éviter un effondrement, a-t-il expliqué.


A 08H35, il restait encore trois mètres à creuser en profondeur et 8 mètres en tunnel horizontal pour accéder au petit Rayan. Contacté par Médias24, l'ingénieur membre de la cellule locale de veille, qui suit les travaux sur le terrain, nous a expliqué que "sauf difficultés ou imprévus, le dénouement devrait avoir lieu cet après-midi, après 14H".
Pour la réalisation du tunnel horizontal, notre source précise que "la moitié de la distance sera creusée par les engins et l'autre moitié se fera avec la technique du fonçage. Un conduit spécial est placé et l'opération se poursuit manuellement".
Les équipes techniques, logistiques, de sécurité et de santé étaient sur place pour la troisième nuit consécutive, les travaux se poursuivant sans s'interrompre.
Rayan, un enfant âgé de 5 ans, est tombé mardi 1er février entre 14H et 15H, dans un boyau, une sorte de puits très étroit, de 32 mètres de profondeur, dans le village d'Ighrane, relevant de la commune de Tamorot, province de Chefchaouen.
D’après les déclarations de son père à différents médias venus sur place, ce puits était fermé. Il a décidé, en début de la semaine, d’y entamer quelques réparations, d’où la petite ouverture qui y a été réalisée.
En raison de l'étroitesse du boyau, les trois tentatives pour le ramener à l'air libre par le biais d'une personne descendue par une corde, ont échoué.
Il a donc été décidé de creuser le sol autour du puits jusqu'à une profondeur de 31 mètres, puis de creuser un tunnel horizontal pour atteindre le petit Rayan.
Plusieurs engins de chantier s'activent donc sur place à réaliser les terrassements, mais le terrain meuble ne facilite pas la tâche des sauveteurs. Des glissements de terrains et des effondrements de talus ont en effet été constatés à plusieurs reprises et retardent les opérations.
Les équipes espéraient accéder au jeune Rayan à l'aube dans la matinée de ce vendredi 4 février. Malheureusement, de nouveaux éboulis les ont empêchés d'avancer suffisamment vite.
Sauf nouvelles difficultés, le dénouement aura lieu cet après-midi à partir de 14H ou 15H.
Les autorités ont également acheminé eau et oxygène par des tubes à Rayan, afin de le maintenir en vie. Mercredi soir, l’enfant était encore vivant, une caméra descendue par câble l’ayant clairement filmé. D'autres images circulant sur les réseaux sociaux prouvaient qu'il l'était encore jeudi matin.
À l'issue du Conseil de gouvernement tenu jeudi 3 février, le porte-parole du gouvernement a apporté quelques précisions sur cet accident et sur l'opération de sauvetage.
"Tout d'abord, il s'agit d'un trou d'eau et non d'un puits, d'un diamètre d'environ 45 à 50 cm. L'opération de sauvetage est suivie de près par le gouvernement."
"Plusieurs tentatives ont été menées par les autorités sur place pour sauver l'enfant. Notre pays dispose des moyens humains et techniques pour mener à bien cette opération."
"Trois scénarios ont été établis par la protection civile, sous la supervision des ministres de la Santé et de l'Intérieur et du Chef du gouvernement, dont le premier est d'élargir le diamètre du trou. Cependant, compte tenu de la nature de la terre, nous y avons renoncé par peur d'un effondrement. Le second scénario consiste à faire descendre l'un des membres de la protection civile dans le trou pour sauver l'enfant. Plusieurs tentatives ont été menées dans ce sens, mais elles ont été confrontées à des blocages. Enfin, le troisième est celui qui est actuellement en cours : creuser autour du trou."
En réponse aux critiques sur le manque de moyens techniques, le porte-parole du gouvernement affirme "qu'il n'est pas question de manque de moyens matériels. La protection civile et les autorités sont plutôt confrontées à deux problèmes majeurs sur place : la nature de la terre, qui peut s'effondrer, et la présence d'un très grand nombre de citoyens, qui rendent difficile l'intervention des agents de sauvetage". Il a ainsi appelé les gens à laisser les professionnels sur place faire leur travail correctement.
Par ailleurs, sur le plan médical, "nous avons mis en place tout un dispositif pour prendre en charge l'enfant s'il est sauvé et l'accompagner jusqu'à l'hôpital", a-t-il conclu, sans donner plus de précisions.
En effet, un hélicoptère et une ambulance ont été mobilisés dans le village, ainsi qu’une équipe médicale constituée d’un médecin spécialisé en anesthésie-réanimation et d’infirmiers de l’hôpital provincial de Chefchaouen, pour une prise en charge rapide dès que l'enfant sera sorti du boyau.
À découvrir
à lire aussi

Article : Éliminatoires CAN 2027 : le Maroc dans le groupe A aux cotés du Gabon, du Niger et du Lesotho
Cette campagne de qualification se déroulera sur trois fenêtres FIFA entre septembre 2026 et mars 2027.

Article : En voie de disparition, une nouvelle vie pour les singes magots au parc national de Tazekka
Treize macaques de Barbarie ont récemment retrouvé leur milieu naturel dans le parc national de Tazekka après plusieurs mois de réhabilitation. Cette opération de réintroduction vise à restaurer une population viable de cette espèce menacée tout en offrant une seconde chance aux animaux issus du trafic ou de la captivité.

Article : Entre histoire et modernisation sécuritaire… découverte du nouveau siège de la DGSN
Nouveau siège ultra-moderne à Hay Ryad, musée retraçant 70 ans d’histoire policière, salles de commandement, archives et technologies d’identification… À Rabat, immersion dans le nouveau visage de la DGSN, entre modernisation sécuritaire et mise en scène de sa mémoire institutionnelle.

Article : Forte affluence à Tanger Med : pourquoi le port a temporairement limité les importations depuis Algésiras
Une mesure temporaire de régulation du trafic import au niveau du port de Tanger Med a récemment suscité l’inquiétude de certains professionnels. Contactée par Medias24, l’autorité portuaire apporte des explications sur cette décision désormais levée.

Article : Vague de chaleur au Maroc dès ce mercredi 20 mai, jusqu'à 39°C
Les températures connaîtront une hausse au Maroc à partir de ce mercredi 20 mai, avec des maximales pouvant atteindre 39°C dans les régions intérieures et du Sud, soit 3 à 8 degrés au-dessus des normales saisonnières.

Article : Madagascar apporte son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc
La République de Madagascar, attachée au principe de l’intégrité territoriale des États membres des Nations Unies, a exprimé son soutien au respect de la souveraineté du Royaume du Maroc et de son intégrité territoriale.





