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Les dinosaures du Maroc : quand l’Atlasaurus raconte l’histoire de la vie sur Terre

L’histoire géologique du Maroc a commencé il y a près de 360 millions d’années. Nombre de régions présentent d’immenses zones couvertes par des roches sédimentaires témoignant d’une richesse géologique inédite. Dans cette myriade de couches rocheuses, on trouve des dinosaures, "gigantesques" messagers des époques du Trias, du Jurassique et du Crétacé. L’Atlasaurus, le Tazoudasaurus, l’Ajnabia et bien d’autres sont autant de témoins de leur époque.

Nour-Eddine Jalil, professeur au Museum national d’Histoire naturelle (MNHN) de Paris, et paléontologue spécialiste de l’évolution des vertébrés.

Les dinosaures du Maroc : quand l’Atlasaurus raconte l’histoire de la vie sur Terre

Le 3 février 2022 à 13h28

Modifié 8 février 2022 à 19h39

L’histoire géologique du Maroc a commencé il y a près de 360 millions d’années. Nombre de régions présentent d’immenses zones couvertes par des roches sédimentaires témoignant d’une richesse géologique inédite. Dans cette myriade de couches rocheuses, on trouve des dinosaures, "gigantesques" messagers des époques du Trias, du Jurassique et du Crétacé. L’Atlasaurus, le Tazoudasaurus, l’Ajnabia et bien d’autres sont autant de témoins de leur époque.

Que nous raconterait le dinosaure marocain Atlasaurus Imelakei si par magie il pouvait témoigner de son passage sur terre ?

Avant de tenter de répondre à cette question, il faut d’abord faire un flash-back vertigineux de 165 millions d’années, vers l’époque du Jurassique moyen, et imaginer une créature d’une quinzaine de mètres de long pesant une petite vingtaine de tonnes.

L’Atlasaurus Imelakei (« le saurien géant de l'Atlas »), découvert en 1980 dans la région de Tillougit dans le Haut Atlas, est un témoin précieux du développement de la vie sur Terre. « Il nous dirait que les montages de l’Atlas n’existaient pas à l’époque. Et qu’il vivait dans une plaine verdoyante parcourue par des rivières », répond Nour-Eddine Jalil, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) de Paris, en France, et paléontologue spécialiste de l’évolution des vertébrés.

Atlasaurus, le grand seigneur de l’Atlas

Il faut savoir que leur seule morphologie nous donne une idée du mode de locomotion des dinosaures et de leur régime alimentaire.

« L’Atlasaurus nous révèle qu’il était un animal herbivore, et qu’à l’époque, des troupeaux de grands herbivores devaient sillonner les plaines qui  forment aujourd’hui le Haut Atlas. La morphologie d’Atlasaurus nous renseigne aussi sur ses relations phylogénétiques, de quels autres dinosaures il était le plus proche. Le contexte géologique a aussi son importance. Les sédiments dans lesquels ont été trouvés les ossements d’Atlasaurus nous décrivent le contexte paléo-environnemental. Ils disent l’importance des rivières de l’époque, la force et la direction de leurs courants, etc. », poursuit le spécialiste des géants disparus.

Avec l’Atlasaurus Imelakei ou le reptile géant de l’Atlas, on dispose des restes les plus complets jamais trouvés d’un dinosaure sauropode. Pour les chercheurs en paléontologie, c’est un très bel « objet » d’études.

Tazoudasaurus, le doyen des herbivores

« Un autre dinosaure a un discours encore plus excitant. C’est le Tazoudasaurus », affirme Nour-Eddine Jalil.

Le Tazoudasaurus naimi a été trouvé dans la région de Tazouda, située dans le Haut Atlas près de Ouarzazate. C’est l’un des plus anciens dinosaures herbivores (sauropodes) connus, soit 180 millions d’années. Mesurant neuf mètres de long, le Tazoudasaurus naimi était mince, ce qui explique sa qualification de « Naïmi » qui vient de l’arabe « naïm » (en référence à sa taille modeste, ndlr).

« Plus qu’aucun autre, c’est un dinosaure qui nous dit à quoi ressemblaient les premiers dinosaures à long cou, les sauropodes, ceux qui vont devenir les géants du groupe. Tazoudasaurus nous raconte comment il vivait. Il nous dit que, dès l’époque du Jurassique inférieur, les premiers dinosaures herbivores vivaient en groupe. Les restes de dinosaures de Tazouda indiquent qu’ils appartenaient à un groupe comprenant des individus de taille et d’âge différents emportés par une crue. On les a trouvés tous ensemble, les petits et les grands, et ils nous disent que dès leur apparition, les sauropodes vivaient en troupeau, un comportement qui n’est pas commun chez tous les vertébrés », développe Nour-Eddine Jalil.

Cette caractéristique est très importante pour les chercheurs. Vivre en troupeau implique une certaine organisation sociale et une complexité des comportements. De ce point de vue, Tazoudasaurus est une référence pour tous les chercheurs qui veulent étudier l’évolution des dinosaures. « Il leur montre comment était l’état primitif des dinosaures sauropodes. C’est en quelque sorte une référence pour calibrer les bases de données qui permettent d’analyser l’évolution des dinosaures sauropodes », confirme le spécialiste de l’évolution des vertébrés.

Ajnabia Odysseus, l’Ulysse des dinosaures

Mais s’il y a un dinosaure marocain qui, de par son originalité ou même son "étrangeté", donne du fil à retordre aux paléontologues, c’est bien Ajnabia Odysseus. Il fait partie des emblématiques dinosaures à bec de canard qui atteignaient 15 mètres de long.

« On l’a appelé ainsi parce que jusqu’à sa découverte dans les gisements de phosphates (à Sidi Chennane, dans la province de Khouribga, ndlr), on croyait que les dinosaures à bec de canard (hadrosaures), le groupe auquel appartient cette espèce, n’avaient pas vécu en Afrique », explique le paléontologue.

L’Afrique était à cette période - il y a 66 millions d’années, à la fin du Crétacé - une grande île séparée de tous les autres continents. « L’Afrique, à l’époque du dinosaure Ajnabia, était de la même façon isolée et avait sa propre faune dinosaurienne. Les dinosaures à bec de canard ne faisaient pas partie de cette faune. Trouver un hadrosaure en Afrique ne collait pas à nos connaissances sur l’histoire biogéographique des dinosaures », explique Nour-Eddine Jalil.

Pour ce spécialiste, la découverte d’Ajnabia au Maroc a permis de réécrire l’histoire de ce groupe. Comment expliquer alors la présence d’un dinosaure à bec de canard au Maroc, sur le continent africain ?

« Au cours de leur histoire, au moins un représentant de cette lignée-là a pu traverser la mer, peut-être à la nage, en venant de l’Espagne vers le Maroc ou transporté sur des radeaux. On connaît dans la nature actuelle des cas similaires d’animaux qui dérivent sur des radeaux, faisant de grandes traversées pour aller d’une île à l'autre. Donc, peut-être que ce dinosaure est venu à la nage ou sur un radeau, par un fort courant, d’Espagne », avance le professeur au Muséum de Paris. C’est pour cela qu’on a appelé ce dinosaure Ajnabia, "étranger", et Odysseus, en référence au long voyage mouvementé qui a amené les hadrosaures vers l’Afrique, aventureux. Un peu comme Ulysse lors de son retour dans son île d'Ithaque.

Ajnabia © R. Alexander Pyron

Bande à part

Les dinosaures marocains sont autant de découvertes qui aident les chercheurs à reconstituer le déroulé de la vie sur Terre. Ces découvertes permettent, dans certains cas, de remettre à plat les hypothèses formulées jusqu’alors.

Interrogé sur les spécimens à retenir dans le grand panel des dinosaures du Maroc, Nour-Eddine Jalil considère que chaque dinosaure est le témoin unique d’une histoire. « Mais si je réponds en termes de plus grand dinosaure ou de plus complet portant un nom de chez nous, je pourrais citer cinq dinosaures », avance-t-il après réflexion.

En plus de l’Atlasaurus Imelakei, du Tazoudasaurus naimi et d’Ajnabia Odysseus, le paléontologue retient le Carcharodontosaurus saharicus et le Spinosaurus. Il explique d’abord l’intérêt du premier cité : « Le Carcharodontosaurus saharicus est l’un des plus grands dinosaures carnivores jamais décrits. Il est au moins aussi grand que le célèbre T. Rex (Tyrannosaurus Rex). Le Carcharodontosaurus était le méga-prédateur de son époque. » Son nom signifie le reptile du Sahara aux dents de requin. Ses dents rappellent en effet celles d’un squale. Ses restes ont été trouvés dans la région des Kem Kem au Maroc, en Algérie et en Égypte. Il a existé il y a 100 à 80 millions d’années.

 

Carcharodontosaurus extrait d'un catalogue d'exposition japonais.

 

Carcharodontosaurus était le méga-prédateur de son époque. Son nom signifie le reptile du Sahara aux dents de requin.

Pour sa part, « le Spinosaurus (lézard épineux, ndlr) est un dinosaure dont on a récemment beaucoup parlé, parce qu’on a retrouvé des restes plus complets qui permettent de penser qu’il avait des mœurs aquatiques. Ce qui était une première chez les dinosaures non-aviens (excluant les oiseaux, ndlr) », explique le paléontologue.

Ce spécimen aurait vécu durant la période du Crétacé, il y a quelque 100 millions d'années. Les fossiles du Spinosaure marocain ont été découverts en 2020 par une équipe internationale de paléontologues dans le site de Zrigat, à une trentaine de kilomètres de la ville d’Erfoud.

« Citons, enfin, la découverte récente de Spicomellus afer (Spicomellus signifiant « collier de pointes » et afer « d’Afrique ») dont les restes ont été trouvés dans le Moyen Atlas. Ce dinosaure est le plus ancien représentant des dinosaures cuirassés, les Ankylosaures (lézard ou reptile rigide) », note Nour-Eddine Jalil. Ce dinosaure herbivore a une longueur de 7 à 10 mètres avec une carapace composée de pointes de 10 cm encastrées dans les côtes. Les traces de ce fossile, les premières à être identifiées en Afrique, datent du Jurassique moyen (de -175,6 millions d’années à -161,2 millions d’années). Dans le film "Jurassic World", c’est le dinosaure qui perd la bataille face à l’Indominus Rex dans une jungle luxuriante.

Un livre aux mille pages de roches

Ces dernières années, les découvertes au Maroc de fossiles de dinosaures se suivent et ne se ressemblent pas. Comment peut-on expliquer ce phénomène ? « Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela. Il y a d’abord le fait qu’on en parle davantage dans les médias nationaux. L’information scientifique a franchi les remparts de la citadelle académique. Les journalistes s’intéressent désormais aux découvertes des paléontologues, qui font encore plus de bruit quand il s’agit de dinosaures. Les scientifiques sont invités à parler de leurs découvertes et à les partager avec le grand public. Alors qu'autrefois, les articles scientifiques étaient diffusés uniquement dans des publications spécialisées et sortaient rarement du cercle académique », expose le paléontologue.

Pour Nour-Eddine Jalil, un autre facteur a trait à la stabilité du Royaume. Alors que divers conflits secouent d'autres pays africains, le Maroc compte parmi les rares nations où les travaux de terrain sont encore possibles. Cela a suscité l’intérêt des scientifiques pour y entreprendre des fouilles à la recherche de fossiles.

Indépendamment de la vulgarisation de l’information scientifique et de la stabilité politique du royaume, il faut dire que le pays est un terreau fertile pour les géologues et les paléontologues. Et pour cause, « le Maroc est l’un des rares pays où sont affichées des pages entières du grand Livre de l’histoire de la Terre. Il suffit pour cela de regarder une carte géologique du Maroc et de la comparer à celles de nos voisins par exemple (Algérie, Mauritanie, Espagne ou France). On est étonné par la diversité des couleurs qu’elle présente, argue le professeur au Muséum de Paris. Sur une carte géologique, les couleurs correspondent à la nature et à l’âge des terrains qui affleurent, c’est-à-dire les terrains qu’on peut voir, fouler et étudier. Plus le nombre de couleurs est grand, plus les roches à l’affleurements sont diversifiées et, par conséquent, plus l’histoire qu’elle raconte est riche ».

À l’épreuve du temps

Les sédiments à l’affleurement au Maroc remontent loin dans le temps. Ils nous ramènent à des époques vieilles de plusieurs centaines de millions d’années. Marins ou terrestres, ces sédiments sont autant de pages livresques, chacune racontant la part de l’histoire de la vie qu'elle a archivée.

Il faut savoir qu’à l’origine, les roches sédimentaires se sont formées par le dépôt progressif de sédiments (un dépôt meuble laissé par les eaux, le vent et d'autres agents d'érosion) au fond des mers, dans des lacs, des rivières ou enfin sur la terre ferme. En se déposant, ces sédiments ont conservé la mémoire de leur environnement et, parfois, les restes d'organismes vivants qui se sont transformés au fil du temps en fossiles de dinosaures, par exemple.

« Au Maroc, les sédiments ne nous parlent pas que des dinosaures. Mais on focalise sur les dinosaures parce qu’ils sont spectaculaires, ils font plus rêver et on en parle dans les médias. Outre les dinosaures, il faut aussi dire que l’histoire de la vie racontée et illustrée par les fossiles et les sédiments du Maroc va plus loin, au plus profond des temps géologiques, jusqu’à un milliard d’années et nous ramène vers des époques plus proches, vers notre propre origine avec les restes des plus anciens Hommes modernes, l’Homo sapiens. C’est énorme. Et avec ces fossiles, on peut ouvrir des portes sur les mondes disparus », précise le scientifique.

Les phosphates, un lit douillet pour les fossiles

Mais pour qu’un animal se conserve après sa mort, il faut des conditions très particulières.

La première est « l’enfouissement ». Pour ce faire, « il faut que le cadavre soit recouvert par des sédiments, puis interviennent des processus physico-chimiques qui font que l’organisme, généralement le squelette, se transforme et devient comme de la pierre. Je raccourcis les process. Il est aisé de comprendre que les fossiles se trouvent dans les roches sédimentaires », développe Nour-Eddine Jalil.

Parmi ces roches sédimentaires, on trouve les phosphates. Ce sont des couches sédimentaires qui se sont déposées dans une mer peu profonde. « Cette mer regorgeait d’une vie foisonnante que les études paléontologiques ont mise en évidence. Elle devait présenter des conditions très favorables à la fossilisation, ce qui explique l’abondance des fossiles des phosphates », soutient le paléontologue.

Nombreuses sont les régions marocaines qui présentent d’immenses zones couvertes par des roches sédimentaires, certaines épaisses de plusieurs centaines de mètres. Pour trouver les dinosaures, il faut aller dans les régions qui offrent les traces qui correspondent à leurs époques. C’est-à-dire les régions où l'on trouve des sédiments qui datent du Trias supérieur, du Jurassique et du Crétacé, et elles sont nombreuses au Maroc (région d’Agadir, Haut Atlas, Moyen Atlas, Kem Kem, etc.).

Myriade géologique

« Si vous allez dans la région d’Erfoud par exemple, on trouve d’autres fossiles, dont les trilobites qui sont les habitants d’une mer qui recouvrait cette région du Maroc il y a 400 millions d’années. Si vous allez dans la région d’Argana, entre Imintanout et Agadir, c’est encore une autre histoire d’une autre époque géologique. À Jbel Irhoud dans la région de Safi, c’est une époque plus proche de nous puisqu’elle nous a livré les plus anciens restes de l’Homme moderne. Sur les côtes atlantiques (Casablanca vers Sidi Abderrahmane, Rabat, Salé), on trouve des sédiments qui ont conservé des témoins encore plus proches de nous », détaille Nour-Eddine Jalil.

Au Maroc affleurent donc des sédiments qui correspondent aux périodes géologiques où les dinosaures régnaient sur Terre. Les restes des premiers dinosaures datent du Trias, qui a commencé il y a environ -251 millions. Ils ont proliféré pendant le Jurassique et le Crétacé. À la fin du Crétacé, il y a environ 67 millions d’années, survint un événement catastrophique qui a mis fin au règne des dinosaures. Ils avaient pourtant réussi à dominer leurs écosystèmes durant 160 millions d’années. Un règne absolu sur la Terre.

Une richesse éparpillée

« Au vu de l’importance et de la grande richesse de la terre marocaine, on ne peut que regretter l’absence d’un vrai musée national valorisant ce patrimoine, le partageant avec les scolaires et le grand public et le préservant pour les générations futures. Les fossiles trouvés au Maroc peuvent alimenter plus d’un musée et illustrer l’histoire de la vie sur Terre. En l’absence de vraies structures muséales avec un personnel qualifié, des pans entiers de ce patrimoine sont perdus », regrette Nour-Eddine Jalil.

Aujourd’hui, de nombreux restes de dinosaures figurent dans les collections de musées étrangers. Il suffit de voir les publications scientifiques pour se rendre compte de la quantité de fossiles de dinosaures du Maroc conservés à l’international. « Mais à mon avis, c’est un moindre mal puisque ces restes sont étudiés et conservés et ne finissent pas sur l'étagère d’un particulier. En France, au Muséum national d’Histoire naturelle, il y a des fossiles de dinosaures qui ont été récoltés dans les années 1940-1950. Il y a des dinosaures qui viennent de la région de Kem Kem. Il y a des restes qui sont bien conservés et qu’on peut exposer, mais il y a surtout des restes qui sont scientifiquement importants et qui font partie des collections patrimoniales de musée. À mon avis, dans beaucoup de musées à travers le monde, vous trouverez des fossiles du Maroc, aussi bien des restes de dinosaures que des restes d’autres organismes. »

Le rêve d’un « Jurassik Park » marocain

À Rabat, au sein du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, le squelette d’Atlasaurus imelakei est exposé, ainsi qu’une reconstitution du crâne du gigantesque dinosaure carnivore des Kem Kem, le Carcharodontosaurus saharicus. Une réplique d’Atlasaurus imelakei peut également être admirée au musée d’Azilal.

« À Rabat aussi, on peut voir le squelette monté de Zarafasaura. Ce dernier n’est pas un dinosaure, mais il appartient à un groupe de reptiles marins (les plésiosaures) caractérisés par un long cou, des dents longues et pointues, et dont les pattes se sont transformées en une sorte de nageoires. Ces reptiles devaient nager à la manière des tortues marines actuelles. D’autres reptiles marins de grande taille sont à Khouribga. Ils sont la propriété d’OCP. »

Nombre de fossiles sont aujourd’hui conservés dans des salles de collections universitaires et attendent d’être montrés au grand public dans des musées.

Au Muséum d’Histoire naturelle de Marrakech, de l’université Cadi Ayyad, par exemple, on peut aussi voir des restes de dinosaures herbivores et carnivores du Haut Atlas et des Kem Kem. « Il y a plusieurs projets de musées universitaires, dont celui de Marrakech. Il y aussi le projet de musée de site, dans la région de Tazouda, pour abriter les restes de dinosaures trouvés dans la région, dont Tazoudasaurus naimi, l’un des plus vieux dinosaures herbivores appelés sauropodes. Ce musée racontera aussi l’histoire géologique de la région. Il y a enfin le projet de musée d’OCP pour abriter les fossiles des phosphates du Maroc », souligne le paléontologue.

En attendant un musée marocain qui valorisera toutes les découvertes locales de fossiles de dinosaures, il est possible d’admirer les héritiers de ces géants qui sont toujours parmi nous. « Les dinosaures n’ont pas complètement disparu. Ils sont représentés par les oiseaux qui sont des dinosaures évolués. La crise de la fin du Crétacé a entraîné la disparition des dinosaures, à l’exception d’une lignée qui a conduit au groupe des oiseaux actuels », fait remarquer Nour-Eddine Jalil. À méditer.

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