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Entretien avec Driss Lachgar : "Ce sera bien mon dernier mandat de premier secrétaire"

Après une modification des statuts du parti qui l'a autorisé à briguer un 3e mandat de premier secrétaire, et après sa réélection, Driss Lachgar est revenu pour Médias24 sur les attaques dont il a fait l’objet. Droit dans ses bottes, il réfute point par point toutes les critiques émises par ses opposants.

Entretien avec Driss Lachgar : "Ce sera bien mon dernier mandat de premier secrétaire"

Le 3 février 2022 à 18h23

Modifié 3 février 2022 à 18h23

Après une modification des statuts du parti qui l'a autorisé à briguer un 3e mandat de premier secrétaire, et après sa réélection, Driss Lachgar est revenu pour Médias24 sur les attaques dont il a fait l’objet. Droit dans ses bottes, il réfute point par point toutes les critiques émises par ses opposants.

Confronté à un seul candidat après l’exclusion de Hasna Abouzaid et le retrait de Abdelkrim Benatiq, Driss Lachgar a remporté samedi 29 janvier le scrutin lors du 11e congrès de l’USFP, avec un score sans appel de 94% des voix contre seulement 6% pour son challenger Tariq Salam.

Sachant qu’il avait exclu de se représenter avant de changer d’avis à la dernière minute "sous la pression de sa base", et que ses détracteurs avaient déclaré que sa victoire était jouée d’avance, Médias24 a fait réagir le nouveau premier secrétaire sur leurs critiques et l'a interrogé sur ses motivations.

Médias24 : Être élu premier secrétaire pour la troisième fois consécutive, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Driss Lachgar : Cela signifie simplement que les militantes et militants du parti ont voté en faveur de la gestion de ces dernières années, et qu'ils ont donc choisi la ligne de la continuité avec le développement et le renouvellement.

Les militants du parti ont vu qu'un grand effort avait été accompli dernièrement, et qu’il avait donné de bons résultats sur le plan organisationnel et politique ; ils ont donc choisi de maintenir le parti sur cette voie.

- Pourquoi avoir changé d’avis alors que vous vous étiez engagé à ne pas vous représenter ?

- Lorsque j'ai annoncé que je ne me représenterais pas, j'étais en harmonie avec ma position de premier secrétaire du parti, chargé de la bonne application de sa loi fondamentale qui, à l'époque, ne me permettait pas de me présenter.

Quand on a commencé la préparation du congrès, on a réalisé qu’une grande partie des organes et des branches du parti avait dépassé la condition des deux mandats. Le changement de ces bureaux aurait provoqué une crise organisationnelle parce qu'on aurait fait face à un changement complet des organes du parti.

Le conseil national a donc voté un amendement permettant l'ajout d'un troisième mandat pour tous les organes, et il est devenu de mon droit de me présenter. J'ai dû me présenter, parce que je suis quelqu'un qui assume ses responsabilités.

Me présenter signifiait aussi mettre le mandat précédent sous le jugement du congrès, parce que ce vote a mis le congrès face à deux options : continuer sur une certaine ligne, ou alors rompre avec elle.

Malgré cela, je restais hésitant quant à présenter ma candidature ou non. Je réfléchissais à une réponse à la question : 'Est-ce que j'assume ma responsabilité et je me présente, ou est-ce que je soutiens un candidat en particulier ?'

Ce qui m'a enthousiasmé à propos de l'option de participer, ce sont les appels que j'ai reçus des membres du bureau politique, de la majorité des membres du conseil national et de nombreux responsables des branches, des régions et des groupes parlementaires du parti.

Au final, c’est ce qui a joué en faveur de l'option de ma candidature.

- Quelles sont vos ambitions pour le parti concernant les cinq prochaines années ?

- On peut résumer nos ambitions pour les cinq prochaines années en deux volets :

Au niveau organisationnel, nous aspirons à élargir la base du parti, à nous ouvrir davantage sur la société, à attirer des profils qui croient au choix moderniste et progressiste et, enfin, à moderniser le parti au niveau de la numérisation.

Au niveau politique, nous souhaitons renforcer notre position dans l'opposition, investir dans notre présence au Parlement, dans les institutions territoriales et les institutions parallèles du parti, afin de prendre la tête des prochaines élections.

- Qu’aspirez-vous à accomplir, et qui n'a pas pu l'être au cours des dix précédentes années ?

- Nous ne cachons pas que la pandémie du Coronavirus, qui a obligé tous les partis à travailler au minimum de leurs capacités, a affecté nos performances.

Cela s'est reflété à l’USFP par le report d'un ensemble de programmes et de projets du parti qui avaient été planifiés. Nous avons par conséquent l'intention d’y remédier lors de la prochaine étape.

Il s’agit principalement de la digitalisation de la gestion du parti ; nous avons d’ailleurs acquis de l'expérience grâce aux plateformes digitales régionales pendant le congrès.

Nous voulons continuer à intégrer plus de jeunes et de femmes dans les branches et les institutions du parti. Nous comptons également renforcer et créer des institutions nationales et régionales, au sein du parti, chargées de la formation, et soutenir la Fédération démocratique du travail (FDT) pour occuper la place qu'elle mérite sur la carte syndicale.

- Si vous deviez résumer vos deux mandats à la tête du parti, qu’avez-vous apporté à l’USFP ?

- Il m'est difficile de parler de ce que j'ai accompli à la tête du parti, parce que je préfère travailler plutôt que parler de ce que je fais.

Ce que nous avons réalisé est le fruit d'un travail collectif avec le bureau politique, et le fait de l'élargissement des consultations avec le conseil national. Donc, ce que nous avons vécu de plus important durant cette étape est le travail d’équipe et l’approche participative.

Nous avons également soutenu les initiatives au niveau des branches, tout en les écoutant. Le parti s'est davantage tourné vers le travail avec une approche institutionnelle, au lieu de monopoliser la décision par une minorité. Peut-être que la centralisation des décisions était appropriée pour les étapes antérieures, où les poursuites policières et la répression sévère nécessitaient de protéger le parti.

Aujourd'hui, nous n'avons aucune excuse à ne pas accorder plus de pouvoir à toutes nos institutions.

- Votre parti a toujours été traversé par plusieurs courants ; aujourd’hui, à part le clan de Lachgar, quels sont les autres courants ?

- Je pense que l'USFP en a fini avec les courants depuis le congrès extraordinaire de 1975, où la ligne de lutte démocratique a été approuvée. À partir de ce jour, les divergences au sein de l'USFP expriment des appréciations politiques et non des courants, des appréciations liées à la participation au gouvernement ou au sein de l'opposition, par exemple.

Même celles et ceux qui ont soumis leur candidature pour le poste de premier secrétaire, lors de ce congrès, n'ont parlé d'aucun courant, et ce qu'ils ont présenté comme vision pour la prochaine étape est presque similaire à ce que l'on retrouve dans le programme électoral et la vision politique du parti présentés au congrès.

Je considère donc que je suis le premier secrétaire de tous les militants et non d’un courant en particulier.

- Avec 35 sièges obtenus en septembre dernier contre 20 en 2016, quel est votre objectif pour 2026 ?

- Nous l’avons exprimé lors du congrès. Nous n'avons d'autre choix que d’arriver premiers aux élections ou au moins de faire progresser le nombre de sièges afin de devenir incontournables.

Soit nous dirigerons le gouvernement, soit nous y serons en position de seconde force.

- Entre le retrait de Benatiq, l’exclusion de Abouzaid et la participation de Salam qui donne l’impression d’avoir été le lièvre ou l'alibi du scrutin, peut-on parler de véritable concurrence démocratique ?

- Premièrement, Abouzaid n'a pas été exclue. Ce qui s'est passé, c'est qu'elle n'a pas assisté au congrès et l'a boycotté, même si elle avait présenté sa candidature ; et donc celle-ci a été retirée en raison de son absence au congrès.

Deuxièmement, Tariq Salam n'était pas un lièvre de scrutin, il était convaincu de sa candidature et il a exercé son droit. Malheureusement, certaines personnes prennent à la légère les noms qui ne sont pas consacrés par les médias lorsqu'ils exercent leur droit de se présenter pour les instances dirigeantes. En réalité, le crime du frère Tariq Salam est simplement qu'il est un nom inconnu dans les médias, même s'il est l'un de nos militants les plus actifs, surtout à l'étranger.

Troisièmement, je ne pense pas qu'un congrès ait été plus démocratique que celui-ci. Comme en témoigne le fait que, ni dans la plateforme centrale de Bouznika ni dans les autres plateformes régionales, il n'y a eu aucune protestation remettant en cause le déroulement de l'élection.

- Que penser de ceux qui dénoncent le fait que vous soyez le premier secrétaire de l’histoire de l’USFP à occuper trois mandats, alors même que l’ancien cofondateur Bouabid n’en avait accompli que deux ?

- Ces comparaisons sont illogiques, car elles ne tiennent pas compte du contexte.

L’emblématique défunt est resté à la tête du parti depuis le congrès extraordinaire de 1975 jusqu'à sa mort en 1992, que Dieu l’ait en sa miséricorde. Le parti n'a tenu aucun congrès depuis le 5e congrès en 1989 jusqu'au 6e congrès en 2001, c’est-à-dire neuf ans après la mort de feu Bouabid.

Ce qui signifie que le parti n'a pas tenu de congrès pendant douze ans, ce qui n'est pas possible aujourd'hui selon la loi sur les partis. De plus, les relations entre l'État et le parti étaient conflictuelles à cette époque, et caractérisées par des violations flagrantes des droits de l'Homme, ce qui a joué un rôle dans l'irrégularité de la tenue de congrès. Par conséquent, il ne convient pas de comparer cette étape avec les étapes précédentes.

- Selon vos détracteurs, le prétexte des militants qui réclament votre candidature, comme celle d’un sauveur du parti, est utilisé par tous les anti-démocrates de la planète pour s’accrocher au pouvoir ?

- Je n'ai jamais laissé entendre dans aucune de mes déclarations, communications, interventions ou même dans ma déclaration de candidature que j’étais le sauveur du parti, et que le parti sans moi ne pourrait pas continuer.

Parce que ma conviction est que le l'USFP est plus grand que n'importe quel leader, et que l'école ittihadie n'est pas stérile. Si j'étais autoritaire, pourquoi aurais-je insisté pour accepter toutes les candidatures, même si elles ne remplissaient pas les conditions ?

Pourquoi aurais-je insisté pour considérer l'ensemble des candidates et candidats comme des congressistes à ce titre ?

- Le fait d'avoir été confronté à un seul candidat, qui a recueilli des miettes (6% des votes), est-il vraiment garant d’une compétition démocratique, surtout que vous avez obtenu un score quasi soviétique ?

- Cette question aurait dû être posée à ceux qui ont préféré retirer leur candidature et boycotter le congrès, ou ne pas retirer sa candidature mais s’absenter du congrès. Ce sont eux qui ont limité la course à deux candidats.

Auriez-vous préféré que j'intervienne pour falsifier les résultats des élections et ne gagner que par 60 % ? Il n'y a pas de démocratie sans respect du résultat du vote.

- L’homme de loi que vous êtes trouve-t-il normal de changer les statuts à la dernière minute ?

- Je défie quiconque de prouver une quelconque ingérence de ma part pour changer la loi fondamentale du parti, et l'amendement qui a eu lieu au conseil national est un amendement dans le cadre de la loi.

Car le conseil national est mandaté par le Xe Congrès pour modifier la loi fondamentale à chaque fois que c’est nécessaire. Le problème n'était pas dans le poste du premier secrétaire, mais plutôt dans un grand nombre de bureaux des branches et des régions dont les membres ont épuisé les deux mandats, et ont été incapables de tenir leurs assemblées générales en raison de la pandémie.

C’est pour cette raison que l'amendement a été fait. Là où je n'ai littéralement pas respecté la loi, et fait preuve de souplesse, c'est quand je suis intervenu afin d'accepter toutes les candidatures au poste de premier secrétaire, même si elles ne remplissaient pas les conditions requises.

- Que répondre à ceux qui vous accusent d’avoir fait d’un parti populaire comme l’USFP un parti de notables, voire administratif ?

- Je n'entrerai pas dans le débat sur la question de savoir si le concept de parti administratif reste pertinent pour analyser la scène partisane marocaine.

Mais je défie quiconque de trouver dans la direction du parti, en particulier dans le bureau politique avec lequel j'ai travaillé, un membre qui n’ait pas été inclus dans les structures du parti depuis la jeunesse et, avant cela, dans les organisations parallèles du parti en charge de l'enfance et des jeunes.

Qui sont ces notables à la direction du parti ? S’il s'agit de notre participation dans des gouvernements dans lesquels il y avait des partis que l'on qualifiait autrefois d'administratifs, alors on doit se rappeler que le gouvernement de l’alternance, par exemple, comprenait les partis du Mouvement populaire et du Rassemblement national des indépendants.

- Sachant qu’il vous faut obligatoirement un allié pour gouverner et que vous n’en avez ni dans l’opposition ni au gouvernement, avec qui comptez-vous arriver au pouvoir en 2026 ?

- C'est une question prématurée car les alliances avant les élections ne sont pas nécessairement les mêmes que les alliances ultérieures. Mais il peut arriver que n'importe quel parti, pas nécessairement l'USFP, gagne et ne puisse pas former une majorité ; cela s'est d’ailleurs déjà produit en 2016.

Donc nous réclamions un amendement constitutionnel qui permettrait au Roi de nommer un chef du gouvernement chargé de le former, à partir du parti arrivé second, si le parti arrivé premier ne réussissait pas à obtenir la majorité.

Mais je pense que, même en l'absence d'amendement, Sa Majesté le Roi a des pouvoirs constitutionnels pour résoudre ce problème. Au cas où l’USFP arrive en tête des élections, je ne pense pas vivre cette crise compte tenu de nos bonnes relations avec tous les partis.

Même si quelques escarmouches ou des malentendus surviennent avec quelques-uns d'entre eux, nous ne sommes pas un parti isolé.

- Votre prise de distance avec le RNI est-elle définitive, ou juste avec celui de Akhannouch ?

- Il n'y a ni prise de distance ni rapprochement, ni avec le RNI en tant que parti ni avec Aziz Akhannouch.

Nous respectons toujours ce parti et sa direction, que ce soit Akhannouch ou d'autres, car nous respectons les affaires intérieures de tous les partis. Nous avons été alliés au gouvernement et, aujourd'hui, eux, ils sont au gouvernement, et nous dans l'opposition.

Ce n’est pas plus que cela, et cela ne nous empêchera pas d'être ensemble au gouvernement ou dans l'opposition à l'avenir, ni d'échanger les rôles.

- Quel a été le bilan de votre alliance avec le RNI en 2016-2017, pendant les tractations de formation d’un nouveau gouvernement ? Uniquement le perchoir pour Habib El Malki et deux portefeuilles ministériels ?

- D’abord, il faut rappeler que le président du Parlement est la troisième figure de la hiérarchie constitutionnelle du pays et, par conséquent, le fait que des consultations avec ses alliés conduisent jusqu’à garantir la position de la présidence du Parlement n'est pas une chose facile dans le processus de négociation.

Ensuite, la présence de deux ministres au gouvernement au nom de l'USFP n'est pas le résultat de l'alliance avec le RNI, mais plutôt le résultat d'une négociation collective entre six partis.

L’essentiel pour nous était la performance de nos ministres au gouvernement, et je crois que tout le monde témoigne de notre bonne gestion des ministères en charge de la Justice, de l'Administration publique et des affaires des Marocains du monde.

- Sachant qu’il n’y en pas eu de vrai débat sur cette question, comment voyez-vous le futur projet politique de l’USFP et de la gauche ?

- En fait, il y a eu une discussion et un débat avancés mais, malheureusement, les observateurs et les médias se sont concentrés sur la course au poste de premier secrétaire.

Ces questions ont été discutées au niveau de la motion que nous avons soumise au congrès, dans laquelle nous nous sommes concentrés sur le fait que l'une des répercussions de la pandémie du Corona était l'attention portée au manque de services sociaux.

Avec le retour de la discussion sur l'État social, qui est au centre de la littérature des partis social-démocrates, nous sommes face à une opportunité historique pour le retour en force des forces de gauche.

- Quid de ceux qui pensent que quinze années de mandat sont excessives pour un seul leader ?

- Ils sont libres de leurs propos, d’autant plus que certains d'entre eux louaient, il y a à peine quelques jours, la sagesse d'Angela Merkel, par exemple, alors qu’ils savent combien de temps elle a dirigé l'Union chrétienne-démocrate et est restée à la tête de l'État allemand.

Pour ma part, je considère que je suis premier secrétaire par la volonté des Ittihadi.e.s qui ont loué mon travail antérieur et qui m’ont donc donné le feu vert pour continuer sur la même ligne.

-Vous n’êtes qu’au début de votre 3e mandat, mais voyez-vous quelqu’un pour vous succéder ?

- Nous sommes dans un parti d'institutions, où le premier secrétaire ne désigne pas son successeur.

Celui qui viendra après moi est celui qui sera choisi par le prochain congrès. Ce que tout le monde doit savoir, c'est que l'USFP n'est pas un parti héréditaire, et aujourd'hui c'est un parti d'institutions.

Donc le choix du premier secrétaire du parti est décidé par le congrès, et non par le premier secrétaire sortant. Ce qui relève de mes responsabilités, c'est de contribuer au développement et à l'expansion de la base du parti, au niveau des jeunes, des femmes et des cadres ; ce que nous avons commencé depuis quelque temps.

C’est la raison pour laquelle, en observant les membres du bureau politique et du conseil national, les membres des bureaux des branches et des régions, les responsables des organisations parallèles, les représentants du parti au Parlement et dans les collectivités territoriales, nous constatons qu'aujourd'hui la représentation des femmes, des jeunes et des cadres est plus forte que jamais.

En d’autres termes, il n'y a pas de crainte pour l'avenir du parti au niveau des dirigeants.

- Quelle USFP comptez-vous léguer à votre successeur à l’issue de votre 3e mandat ?

- Je n'ai pas l'intention de léguer un programme ou une vision, car le parti doit rester ouvert au développement. Les programmes d'aujourd'hui ne fonctionneront peut-être pas demain, surtout avec la rapidité des transformations.

Tout ce que je souhaite, c’est de transmettre à mon successeur un parti fort, uni, défendant les valeurs de la modernité, du progrès et de la justice sociale, et qui soit capable de s’adapter aux transformations numériques, sociétales, démographiques et de valeurs.

-Ce 3e mandat est-il vraiment votre dernier, et n'allez-vous pas encore changer d'avis en 2026 ?

- J'ai précisé que briguer un troisième mandat faisait suite à des appels lancés par un grand nombre d’Ittihadi.e.s, qui considéraient que la décision de me représenter était une volonté collective.

De plus, l'amendement a touché tous les organes du parti et pas seulement le poste de premier secrétaire, et donc je ne suis pas concerné par la candidature à un 4e mandat.

Il a été constaté que la condition des deux mandats au niveau des différents organes, qui était en vigueur dans la loi fondamentale auparavant, créait des problèmes d'organisation, car le parti a besoin d'un minimum de continuité.

C’est pour cela qu’a été ajoutée la possibilité d'un 3e mandat dans toutes les structures, ce qui est suffisant pour combiner continuité et renouvellement.

À partir de là, ce sera bien mon dernier mandat en tant que premier secrétaire.

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