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Étude : voici le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales

La Direction des études et des prévisions financières a réalisé une première en publiant une étude sur le positionnement et la participation du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, en utilisant un critère plus pertinent que celui du solde commercial ou des chiffres bruts de l’import/export : la participation par la valeur ajoutée. Les résultats sont à la fois très instructifs et surprenants. Lecture.

Étude : voici le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales

Le 2 février 2022 à 10h19

Modifié 2 février 2022 à 20h21

La Direction des études et des prévisions financières a réalisé une première en publiant une étude sur le positionnement et la participation du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, en utilisant un critère plus pertinent que celui du solde commercial ou des chiffres bruts de l’import/export : la participation par la valeur ajoutée. Les résultats sont à la fois très instructifs et surprenants. Lecture.

La Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Économie et des finances, vient de réaliser une étude sur le positionnement du Maroc dans les chaînes mondiales de valeur. Elaboré par Hasna Mrani Alaoui, chargée d’études sur la compétitivité économique, cette étude tombe à point nommé, au moment même où le sujet des chaînes de valeur mondiales (CVM) est plus que jamais d’actualité en ces temps de pandémie.

Elle permet également de mesurer l’efficacité de la politique marocaine menée depuis deux décennies, qui vise à s’intégrer au maximum dans ces chaînes de valeur. Une intégration considérée par nos décideurs comme le meilleur moyen pour rattraper le retard industriel du pays, faire monter notre industrie en compétitivité, créer des emplois durables, produire et capter de la valeur ajoutée…

Une politique que le Maroc n’a pas été le seul pays dans le monde à suivre au vu de l’évolution mondiale de la production industrielle. L’étude le dit dès l’introduction, en rappelant que l’essor considérable des chaînes de valeur mondiales est une tendance de fond observée lors des dernières décennies, et le corollaire de la fragmentation croissante des différents segments productifs à l’échelle mondiale. Une tendance qui a permis à des pays comme le Maroc d’ambitionner de participer au jeu industriel mondial en profitant de cette brèche qui s’est ouverte.

Cela s’est vu de manière spectaculaire dans l’automobile ou l’aéronautique, mais cette participation est également présente dans d’autres secteurs comme le textile, la métallurgie, les mines et même l’agriculture.

Comment cette évolution s’est-elle faite ? Et pour quel résultat ? Ce sont les questions auxquelles essaie de répondre l’étude, qui nous montre l’activité et l’évolution du commerce extérieur du Royaume sous un nouvel angle pour le moins original. Exit les indicateurs classiques et bruts des échanges commerciaux, l’étude se base essentiellement sur la mesure des échanges commerciaux en valeur ajoutée, à travers l’indicateur TiVA (Trade In Value Added, élaborée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

« C’est une première », nous dit un responsable de la DEPF, qui nous raconte que sa direction a été en contact permanent avec l’OCDE pour obtenir cette base de données, avec les chiffres les plus récents, à savoir ceux de la publication novembre 2021.

Cet indicateur permet en effet d’apprécier les flux des échanges en termes de valeur ajoutée du produit, plutôt que de sa valeur finale, en faisant à chaque fois ressortir la valeur ajoutée étrangère incorporée dans les biens et services que le pays exporte.

« Pour comprendre l’ampleur de la participation d’un pays aux chaînes de valeur mondiales, il convient de mesurer la part du contenu étranger dans ses exportations brutes, que ce soit en tant que produits intermédiaires ou finaux. Un ratio important est synonyme d’une forte intégration dans les CVM », précise l’autrice de l’étude.

Insertion du Maroc dans les CVM : « Une dynamique qui demeure faible »

Résultat des courses : malgré le taux d’ouverture affirmé du Maroc, la dynamique de son insertion et de montée en gamme demeure faible, comparativement à des pays comparables. Les chiffres présentés par l’étude sont en cela édifiants et donnent des comparaisons assez intéressantes, aussi bien par pays que par secteur.

Le contenu importé des exportations marocaines a connu une progression régulière, quoique modeste, pendant ces deux dernières décennies, pour se situer autour de 31,5% en 2018 contre 26,4% en 2005. Un taux qui a progressé de 7 points sur la période et est relativement élevé si l’on compare à des pays comme le Chili (15,5%), le Brésil (11,6%), la Colombie (10,9%), l’Argentine (9,6%), la Russie (8,8%) ou l’Arabie Saoudite (3,5%).

« Une comparaison qui est à prendre avec nuance dans la mesure où ces pays sont de grands exportateurs de matières premières (produits agricoles et miniers) », note toutefois l’étude, qui montre que d’autres pays spécialisés dans l’assemblage détiennent, en revanche, des contenus en importations des exportations plus élevés, dont la Hongrie (46,8%), la République tchèque (41,9%), le Mexique (34,8%), la Corée du Sud (35%), la Malaisie (35,8%) et le Vietnam (46,7%).

L’étude montre également une grande hétérogénéité de la participation des différents secteurs aux CVM. Les trois industries marocaines les plus intégrées dans les CVM sont les produits informatiques, les appareils électroniques et optiques, la construction automobile et la fabrication d’autres équipements de transport, ainsi que le textile et habillement, enregistrant les plus hauts niveaux de valeur ajoutée étrangère dans les exportations nationales, soit 60,5%, 51% et 50% respectivement en moyenne sur la période 2011-2018, avec une tendance légèrement haussière par rapport à la période allant de 2005 à 2010.

De même, les exportations des machines et équipements et des équipements électriques recèlent une teneur importante en intrants importés, en moyenne sur la période 2011-2018, soit respectivement 49,3% et 46,4%.

Il est à signaler, note l’autrice de l’étude, que le taux du contenu importé des exportations est important au niveau de certaines industries de transformation qui disposent d’un multiplicateur d’emploi très élevé. Ce taux est plus faible, cependant, au niveau des industries extractives (14,5%) et des produits alimentaires, boissons et tabacs (21,8%), en moyenne sur la période 2011-2018, et en quasi-stabilité par rapport à la période 2005-2010.

Les services aux entreprises (activités immobilières, intermédiation financière) sont les secteurs les moins intégrés, enregistrant les contenus étrangers les plus faibles dans les exportations.

Espagne, France et Chine, les trois principaux fournisseurs du Maroc

Et sans surprise, l’analyse de l’origine des biens intermédiaires importés par le Maroc en 2018 révèle que l’Espagne, la France et la Chine demeurent les principaux fournisseurs du Maroc au niveau global.

Là en revanche où une tendance connue est chiffrée comme il faut : la percée des Turcs au Maroc. Par configuration sectorielle, la Turquie représente un fournisseur important de notre pays au niveau des secteurs du textile-habillement et de la métallurgie.

Si les produits turcs représentent seulement 4,7% de l’origine des biens intermédiaires importés par le Maroc en 2018, ce taux monte à 15,2% dans le textile et habillement, se positionnant juste après l’Espagne (17,2%) et la Chine (28,2%).

L’Italie est le second fournisseur du Maroc en produits intermédiaires de la branche « machines et matériel d’équipement » et le troisième au niveau du secteur du textile et habillement.

Côté participation du Maroc dans les CVM, qui rend compte du degré d’intégration des exportations des pays dans un réseau de production fragmenté au niveau international, l’étude montre que le pays a pu, en l’espace de 13 ans, gagner 7,6 points pour s’établir à 46,7% en 2018, sous l’effet, principalement, de la composante relative à la participation en amont (5,1 points). Cependant, sa participation en aval a affiché une amélioration de 2,6 points, en passant de 12,7% à 15,3% entre 2005 et 2018. Selon l’étude, ce résultat dénote d’une dépendance des entreprises nationales à l’égard des intrants étrangers, supérieure à celle des entreprises exportatrices étrangères à l’égard des produits intermédiaires marocains.

Le taux de participation du Maroc aux CVM en 2018 est similaire à celui des pays tels que le Mexique, la Roumanie, la Russie ou le Chili, et supérieur à d’autres comme la Turquie, le Brésil et l’Inde. En revanche, des pays comme la Hongrie et la Slovaquie présentent des taux de participation plus importants que le Maroc, compte tenu de leur insertion croissante dans les chaines de valeur, notamment européennes.

« L’accroissement de la participation aux CVM ne doit pas être considéré comme un objectif en soi. Il s’agit aussi de tirer profit de cette participation et des transferts de technologies pour se spécialiser dans des activités plus productives, à l’image de plusieurs pays qui se sont engagés dans un processus de montée en gamme de leurs exportations, pour se positionner dans des segments à plus haute valeur ajoutée, comme la Corée (secteurs de biotechnologies, nucléaire, aéronautique et cosmétique) », signale l’autrice de l’étude.

L’autre revers de la médaille, qui peut être positif et qui nous a, il faut le dire, sauvés en ces temps de crise du Covid-19, c’est qu’un taux de participation au CVM élevé est synonyme, comme le montre l’étude, d’une dépendance accrue des entreprises nationales vis-à-vis des entreprises étrangères. Cette configuration rend le pays davantage vulnérable aux chocs externes, comme les perturbations des systèmes productifs des pays partenaires ou encore les changements de politique commerciale mondiale.

La dépendance de la production à l’offre étrangère est mesurée en rapportant la valeur des importations de produits intermédiaires à la production du secteur. Quant à la dépendance de la production à la demande étrangère, elle correspond à la part des exportations de biens intermédiaires dans la production du secteur.

Le Maroc reste toutefois malgré tout dépendant de l’étranger. La dépendance de la production nationale à l’égard de l’étranger s’est accrue, entre 2005 et 2018, du côté de l’offre, passant de 13,3% à 16,1%. Quant à celle de la demande, elle est passée de 8,2% à 11,7%.

« Sur le plan des dépendances sectorielles, il s’avère que le tissu productif marocain affiche une plus grande dépendance à l’offre étrangère qu’à la demande pour plusieurs branches du secteur manufacturier. Plusieurs secteurs industriels importants, comme le textile-habillement, la chimie, la métallurgie, l’informatique, les équipements électriques, les machines et matériel d’équipement, sont ainsi plus dépendants par l’offre, dans la mesure où ces secteurs utilisent une grande quantité d’intrants importés. En revanche, la dépendance à la demande étrangère est plus importante pour les produits alimentaires et autres produits minéraux non métalliques. Quant au secteur de l’agriculture et pêche, il se trouve à côté de la bissectrice. Ce qui signifie qu’il présente la même dépendance à l’offre et à la demande étrangère », précise l’étude.

Quand l’excédent commercial avec la France se transforme en déficit

Autre première apportée par cette étude : l’analyse du déficit commercial de biens et services du Maroc en termes de valeur ajoutée par pays et par secteur. Une approche nouvelle qui permet d’identifier de manière plus pertinente les origines et les caractéristiques de ce déséquilibre, et débouche, comme le montre l’étude, sur des résultats différents de l’origine du déficit commercial du pays quand on l’analyse par la valeur brute des échanges.

L’analyse des échanges durant la période 2011-2018 fait ressortir ainsi que le niveau du déficit moyen réalisé avec la Chine, l’Espagne, l’Arabie Saoudite, les États-Unis et la Turquie, en termes de valeur ajoutée, est inférieur à celui en termes bruts. En revanche, celui avec l’Allemagne et de la Russie est supérieur en valeur ajoutée. Par ailleurs, l’excédent commercial affiché avec la France en termes bruts, se transforme en léger déficit en valeur ajoutée. De même, les excédents bruts réalisés avec l’Inde et le Brésil diminuent en termes de valeur ajoutée.

L’analyse des exportations révèle que la France, l’Espagne et les États-Unis conservent leur rang comme premiers clients du Maroc selon les deux approches. L’Allemagne, classée septième client en termes bruts, passe à la quatrième position en termes de valeur ajoutée. Par ailleurs, l’Inde se classe au 9e rang en termes de valeur ajoutée au lieu de la sixième position en termes bruts.

De façon globale, les exportations marocaines vers la majorité des pays enregistrent des baisses considérables en termes de valeur ajoutée, ce qui révèle l’importance du contenu importé des exportations nationales vers ces pays. À titre d’exemple, la valeur ajoutée locale représente 61% des exportations marocaines vers la France et 52% dans le cas de l’Espagne.

En termes de valeur ajoutée, la France reste l’origine principale des importations nationales, suivie de l’Espagne. Ce qui n’est pas le cas dans le solde commercial brut… Les États-Unis et l’Allemagne progressent au rang de 3e et 5e fournisseur du Maroc en termes de valeur ajoutée au lieu de la 4e et 6e position en termes bruts, alors que la Chine perd une place pour se situer à la 4e position en termes de valeur ajoutée.

En gros, les importations en provenance des principaux fournisseurs du Maroc (France, Espagne, Chine et États-Unis) sont largement inférieures aux données traditionnelles, en lien avec le contenu étranger élevé dans leurs exportations vers le Maroc

Les États-Unis, troisième fournisseur du Maroc en termes de valeur ajoutée

La décomposition du solde commercial par secteur d’activité montre également des différences significatives entre les deux approches. Le déficit en termes de valeur ajoutée baisse par rapport à celui en termes bruts dans le cas de quelques industries manufacturières, notamment des machines et équipements et de la construction automobile et fabrication d’équipements de transport.

En revanche, l’industrie extractive et les services liés aux transports et entreposage enregistrent un déficit en termes de valeur ajoutée, dépassant largement celui en termes bruts.

Par ailleurs, l’excédent commercial enregistré par le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques, les industries alimentaires, boissons et tabac et l’industrie du textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure, est moins important en termes de valeur ajoutée, alors que l’excédent en valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et pêche dépasse largement celui en termes bruts.

L’analyse de l’évolution de la part du contenu étranger dans la demande finale marocaine par origine géographique révèle par ailleurs que la contribution de la France demeure la plus importante, avec toutefois une tendance baissière entre les périodes 2005-2010 et 2011-2018 au niveau des produits informatiques, appareils électroniques et optiques, et machines et équipements. En revanche, le contenu français a progressé au niveau des secteurs des équipements électriques et des véhicules automobiles.

De son côté, l’Espagne conserve sa position en tant que second fournisseur du Maroc en termes de valeur ajoutée. Cette contribution varie selon les secteurs. Elle a enregistré une hausse au niveau des équipements électriques, alors qu’elle a diminué légèrement au niveau du secteur de l’industrie du textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure.

Et grande surprise apportée par l’étude : dans ce classement par la valeur ajoutée, les États-Unis apparaissent comme le 3e fournisseur du Maroc, notamment dans les produits informatiques, appareils électroniques et optiques ; la construction automobile et fabrication d’équipements de transport et les industries extractives.

Quant à la Chine, sa contribution à la demande finale marocaine a progressé au niveau de tous les secteurs, à l’exception des véhicules automobiles. Elle a atteint 25,1% dans le cas des produits informatiques, appareils électroniques et optiques, contre 16,8% dans les équipements électriques et 14,6% dans l’industrie du textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure.

La Turquie, qui est classée 9e fournisseur du Maroc en termes de valeur ajoutée, a vu sa part progresser au niveau global entre les deux périodes. Les plus fortes hausses sont enregistrées au niveau de l’industrie du textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure, et des équipements électriques.

La raison de ce chamboulement dans le classement des pays, fournisseur et client : la plus forte création de valeur ajoutée se trouve souvent en amont, dans des activités comme le développement conceptuel, la R&D ou la fabrication de composants essentiels, mais aussi en aval, dans les domaines du marketing, de la stratégie de marque ou des services aux clients.

Les Américains excellent dans le premier domaine, et les Turcs dans le deuxième, celui de la relation client, puisqu’ils ne se contentent plus d’exporter, mais installent des chaînes de distribution au Maroc, aussi bien dans le secteur du textile, de l’habillement ou encore de l’agroalimentaire. Une leçon dont le Maroc doit s’inspirer…

La recette pour capter plus de valeur dans les chaînes mondiales de valeur

Cet axe figure d’ailleurs dans les recommandations émises par l’étude qui donnent des pistes pour mieux profiter des CVM. « Le Maroc dispose de marges de manœuvre pour des économies d’échelle substantielles, mais il demeure confronté au double défi de passer à des segments à plus forte valeur ajoutée et d’y impliquer davantage le tissu productif local à ces chaînes, au risque de rester confiné aux segments non porteurs. Notre pays est contraint de déployer des efforts supplémentaires et de relever des défis pour monter en gamme et accélérer le processus de transformation structurelle », souligne l’étude dans sa conclusion.

Ces défis, comme les liste l’étude, sont liés particulièrement à :

– L’investissement dans le capital intellectuel : « Cet investissement contribue non seulement à l’amélioration de la productivité, mais également à la différentiation du produit fini de la chaîne et au renforcement de sa présence sur les réseaux mondiaux. Selon l’OCDE, trois grands types de capital intellectuel interviennent dans les CVM : les données informatisées (logiciels et bases de données) ; le capital d’innovation (R&D et autres facteurs d’innovation, droits d’auteurs, modèles et dessins et marques commerciales) ; et les compétences économiques (valeur de la marque, compétences particulières en matière de technologie et de gestion, réseaux et structures organisationnelles). »

« En effet, le haut niveau de la création de valeur à l’intérieur d’une CVM s’atteint souvent en amont, dans des activités particulières comme le développement conceptuel, la R&D ou la fabrication des pièces détachées et de composants essentiels, mais aussi en aval, par exemple dans les domaines du marketing, de la stratégie de marque ou des services à la clientèle. »

« Dans ce sens, il convient d’assurer une cohérence entre l’offre de formation des compétences et les choix stratégiques de développement du pays et une meilleure connexion entre les centres de recherche et le secteur privé. »

– Le renforcement de l’intégration au niveau régional : « Ce qui pourrait constituer un tremplin pour une meilleure insertion de notre pays dans les CVM. L’exploitation de la complémentarité des facteurs de production et des ressources au niveau régional renforcerait la compétitivité des industries et les liens avec les économies locales, induisant ainsi des effets d’entraînement catalyseurs de croissance. La multiplication des accords commerciaux régionaux (ACR) en Asie du Sud-Est, au cours des dernières années, a contribué à l’intégration de la zone dans les CVM. Le Costa Rica constitue un exemple de pays qui, grâce aux 11 accords commerciaux qu’il a négociés avec 42 pays, a amélioré son insertion dans les CVM de l’électronique, de l’équipement médical, de l’automobile et de l’aéronautique. »

– L’adaptation du Code du travail : « Les réglementations strictes en termes d’embauche et de licenciement réduisent les possibilités aux entreprises marocaines de s’adapter aux variations de leur activité économique et de s’adapter aux différents chocs exogènes. Elles contribuent, en outre, à retarder les processus de réallocation de la force de travail et d’adaptation aux besoins du tissu productif. Il importe, ainsi, de simplifier le Code du travail en prenant comme modèle les normes et les pratiques internationales sur des aspects comme les indemnités de licenciement, le recours aux contrats à durée déterminée, la flexibilité du nombre d’heures travaillées et la rémunération des heures supplémentaires. »

– L’amélioration de la qualité des institutions et des administrations qui pourrait être déterminante dans la décision d’investissement.

– « La poursuite de l’amélioration de la qualité de la logistique compte tenu de son rôle dans la facilitation des échanges et le développement des CVM : d’après l’OCDE, chaque jour supplémentaire requis pour préparation d’une livraison ou réception internationale contracte le volume des échanges d’environ 4%. Il convient également de mettre en place une stratégie de développement du fret (maritime, aérien, routier) à l’égard des pays de l’Afrique subsaharienne afin de promouvoir les échanges intrarégionales et favoriser l’édification des chaines de valeur régionales. »

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