Première réunion des enseignants des AREF avec le ministère sous l'ère Benmoussa

Les ex-contractuels ont tenu, mercredi 1er décembre, une réunion avec l'équipe du ministère de l’Éducation nationale, en présence des cinq syndicats les plus représentatifs du secteur de l'enseignement. La première depuis que l'arrivée du nouveau gouvernement. Les deux parties ont convenu de se réunir de nouveau pour étudier les propositions du ministère visant à résoudre définitivement ce dossier.

Première réunion des enseignants des AREF avec le ministère sous l'ère Benmoussa

Le 2 décembre 2021 à 15h38

Modifié 3 décembre 2021 à 7h43

Les ex-contractuels ont tenu, mercredi 1er décembre, une réunion avec l'équipe du ministère de l’Éducation nationale, en présence des cinq syndicats les plus représentatifs du secteur de l'enseignement. La première depuis que l'arrivée du nouveau gouvernement. Les deux parties ont convenu de se réunir de nouveau pour étudier les propositions du ministère visant à résoudre définitivement ce dossier.

Cette réunion marque le 4e round du dialogue social entamé dans le secteur de l’enseignement par Benmoussa. C'est aussi la première à connaître la participation d’un représentant de la Coordination nationale des ex-contractuels. Elle s'est faite sans la présence effective du ministre qui avait des engagements au parlement.

Dans son communiqué (fac-similé ci-dessous), cette dernière précise que, lors de cette rencontre, le dossier revendicatif des enseignants cadres des Académies régionales de l'éducation et de la formation (AREF) a été présenté. Les deux principaux points exigés par cette catégorie d'enseignants est l'abandon du système de contractualisation, et l’intégration dans la fonction publique, à travers des postes budgétaires centralisés.

D’autres points ont également été mentionnés, notamment la mobilité nationale et les concours de recrutement.

D’après la Coordination, les représentants du ministère - dont elle a salué la réactivité - se sont engagés à apporter des solutions à leurs revendications. Une seconde réunion est donc prévue pour les étudier, mais aucune date n’a pour l'heure été communiquée.

Médias24 a essayé de contacter le ministère, qui est resté injoignable au moment de la mise en ligne de cet article.

Un représentant de la Coordination nous a, pour sa part, confié que le programme de protestation établi le 27 novembre dernier (fac-similé ci-dessous) ne sera pas abandonné. Il  prévoit des grèves régionales : les 7 et 8 décembre dans les régions de Béni Mellal-Khénifra, Marrakech-Safi et Rabat-Salé-Kénitra ; ainsi que les 14 et 15 décembre dans les régions de Fès-Meknès, l'Oriental et le Nord, et Casablanca-Settat. Une autre grève nationale de 24h est prévue à Rabat le 29 décembre prochain.

La politique de recrutement des enseignants par contrat avait été adoptée en 2016 par le département de l'Éducation nationale, avant de laisser place au recrutement régional dans le cadre du statut des AREF en 2019.

Ce choix stratégique est intervenu dans un contexte de chute drastique de l’effectif des enseignants qui ne suit plus les besoins du système éducatif, comme l'a rappelé le dernier rapport du Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique relatif au métier d'enseignement.

"Le recours au recrutement à travers les AREF a également été dicté par des considérations budgétaires", d'après ledit rapport, qui a souligné que "la maîtrise de la masse salariale est une question primordiale pour les pouvoirs publics. C’est même un engagement du Maroc vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la Ligne de précaution et de liquidité."

"En 2018, la masse salariale a atteint 108,8 milliards de dirhams (MMDH), enregistrant une hausse de 55% en dix ans. Le gouvernement marocain s’est donc engagé à maintenir la masse salariale publique, y compris les cotisations sociales, sous le seuil de 10,5% du PIB à moyen terme contre un ratio de 12% actuellement. À lui seul, le département de l’Éducation nationale compte 287.092 fonctionnaires (51% de l’effectif du personnel civil) et représente 52,4% de la masse salariale (42,2 MMDH en 2018)."

"Le recrutement via les AREF permet ainsi de satisfaire les besoins importants en enseignants sans pour autant aggraver la masse salariale directe de l’État, c’est-à-dire les salaires et les charges des fonctionnaires. Car la rémunération des cadres des AREF n’est pas comptabilisée dans la rubrique 'dépenses du personnel'. D’ailleurs, depuis le début de l’opération de recrutement à travers les AREF, l’effectif du personnel civil de l’État a connu un certain repli : 585.503 en 2015, 583.267 en 2016, 570.603 en 2017 et 568.655 en 2018", conclut le rapport.

Communiqué de la Coordination relatif à la réunion Benmoussa-enseignants des AREF

Programme de protestation de la Coordination pour le mois de décembre

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