Programme Awrach : « Des emplois temporaires, un revenu immédiat et des formations »

Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, a présenté, jeudi 4 novembre, le projet de budget pour l’année 2022. Il ambitionne de créer 125.000 emplois temporaires et d’accompagner la création de 12.500 entreprises en une année.

Programme Awrach : « Des emplois temporaires, un revenu immédiat et des formations »

Le 7 novembre 2021 à 9h34

Modifié 7 novembre 2021 à 9h48

Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, a présenté, jeudi 4 novembre, le projet de budget pour l’année 2022. Il ambitionne de créer 125.000 emplois temporaires et d’accompagner la création de 12.500 entreprises en une année.

Les chiffres présentés par le nouveau ministre de l’Inclusion économique, dans le cadre du projet de budget du ministère à la Chambre des représentants, sont ambitieux pour un premier exercice. Les deux volets à retenir de son exposé sont relatifs à l’emploi et à l’accompagnement des initiatives individuelles des jeunes.

125.000 emplois en 2022

L’objectif est de créer 250.000 emplois en deux ans, pour un budget de 2,25 MMDH, dans le cadre du programme « Awrach » (« ateliers »). Les 125.000 emplois créés en 2022 seront des emplois temporaires, en particulier pour procurer des revenus aux personnes fortement impactées par la pandémie.

Il s’agit, comme il l’a précisé, d’un chiffre ambitieux. « Nous sommes dans une phase avancée en termes d’organisation opérationnelle et procédurale« , mais le circuit complet n’a pas encore été verrouillé. Il le sera après les multiples réunions prévues avec les différents partenaires.

D’après le ministre, « ce programme s’adresse aux personnes diplômées et non diplômées, notamment celles qui ont été impactées par la crise du Covid. Toutes les catégories de personnes sont concernées, et aucune n’est à exclure », a-t-il ajouté.

Younes Sekkouri a insisté sur la nécessité « de prendre en considération le genre et d’inclure les femmes, tout en étudiant les activités auxquelles celles-ci pourront s’atteler ».

Concernant les types d’emplois et les secteurs visés, il a souligné que « la création de ces emplois sera basée sur les besoins de chaque région. Il faut qu’il y ait des employeurs qui expriment des besoins dans des secteurs donnés. C’est là qu’interviennent les différents partenaires, notamment les collectivités territoriales et des délégations régionales du ministère, dont le travail consiste à détecter les besoins des employeurs qui en expriment et des secteurs concernés, mais aussi à proposer des acteurs qui participeront à cette opération, notamment les associations ».

Par ailleurs, « il est important de prendre en considération l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les différentes régions du Royaume. Certaines ont été plus impactées que d’autres. Pour résumer, nous essaierons de réaliser un ajustement, pour intervenir là où le besoin se fait sentir ».

Les bénéficiaires de ce programme seront formés aux différents métiers effectués, afin d’en sortir avec des acquis qui leur permettront de trouver facilement du travail, ou de profiter d’autres programmes plus matures du ministère de l’emploi. « Dans ce sens, nous allons peut-être opter pour un modèle d’alternance, ou encore une formation par apprentissage 20/80 ». La modalité de formation n’a pas encore été finalisée.

Accompagnement de 12.500 auto-entrepreneurs

Dans le cadre du programme « Forsa » pour le soutien des initiatives des jeunes, « 12.500 auto-entrepreneurs bénéficieront de l’accompagnement du ministère pour la création de leurs entreprises », a indiqué le nouveau ministre, précisant que « le nombre de jeunes accompagnés jusqu’à présent, qui est de 3.000 annuellement, sera multiplié par quatre« .

Cet accompagnement consiste en des formations et orientations pour structurer les projets et les développer, de la partie conception à la partie réalisation, grâce à « des prêts d’honneur plafonnés à 100.000 DH, remboursables sur 10 ans au maximum« .

« L’accompagnement doit toutefois être de qualité », a-t-il ajouté, rappelant « l’échec de certaines expériences antérieures similaires suite à un problème d’autofinancement, à une mauvaise gestion ou autres. Les idées sont là mais parfois, elles ne marchent pas pour telle ou telle raison ».

Sur ce second volet, M. Sekkouri insiste également sur « la répartition géographique et sectorielle de ces entreprises » dans les différentes régions du Maroc.

Selon le ministre, le programme « Forsa » pourrait servir au recrutement des 125.000 bénéficiaires de celui d' »Awrach ». Il devra également interagir avec l’ancien programme « Intelaka » pour assurer la durabilité de ce dernier.

Rappelons que « Intelaka » est un programme d’appui aux jeunes diplômés et de financement des projets d’auto-emploi, lancé à l’initiative du roi Mohammed VI, mais qui a été freiné par la crise du Covid-19. Il a ainsi besoin d’un nouveau souffle.

Par ailleurs, comme pour « Awrach », « Forsa » nécessitera un travail collectif, entre différents partenaires, sur le plan régional, préfectoral et provincial. Le dispositif complet de ce programme n’a pas encore été ficelé non plus.

Pour mener à bien ces projets, M. Sekkouri a appelé à la création d’un laboratoire expérientiel, qui se chargera de la mise en place des procédures et des processus complets.

Il a aussi insisté sur l’importance de la recherche scientifique dans le secteur. « Ce ne sont pas des projets pilotes. Des dizaines de milliers de citoyens sont concernés. Il y aura donc une dynamique sur le terrain, qui va produire de l’information, de la data et des comportements. On ne doit pas passer à côté de nos objectifs. »

L’exemple de la région de Casablanca-Settat

Dans le cadre de la mise en place de ces programmes, Younes Sekkouri a organisé de nombreuses rencontres avec les différentes régions. D’autres auront lieu dans les prochains jours.

La réunion concernant la région de Casablanca-Settat a été tenue le 3 novembre dernier, durant laquelle son président a listé une partie des projets programmés pour les prochaines années.

Sur le volet accompagnement des entreprises, et pour sortir de la crise sanitaire, Abdellatif Maâzouz a présenté certains des 10 projets programmés, pour un budget de 120 MDH. Ces projets sont répartis sur plusieurs secteurs, notamment le tourisme et l’agriculture. Parmi les bénéficiaires, au nombre de 1.200, les femmes et les personnes à besoins spécifiques sont particulièrement visées. Certains projets ont déjà démarré, tandis que d’autres seront lancés à partir de 2022.

Concernant la création d’emplois, au moins 10 projets sont inscrits au programme au niveau de la région, notamment :

  • Le développement d’un programme de routes rurales, visant à réduire l’isolement des zones d’habitation ;
  • L’aménagement d’espaces touristiques près des 8 barrages de la région, pour créer des emplois dans le milieu rural. Ce projet permettra également à certaines personnes de créer des petites entreprises autour des barrages ;
  • La mise à niveau d’un ensemble d’écoles, ce qui créera de nombreuses journées de travail ;
  • La mise à niveau des zones d’activités, notamment les zones industrielles, dont certaines ont été abandonnées, pour pouvoir accueillir de nouvelles activités et générer de l’emploi ;
  • Le raccordement des zones rurales aux infrastructures nécessaires…

D’autres programmes sur le long terme pourront également être lancés, et consistent en ce qui suit :

  • L’entretien du littoral de la région qui s’étale sur 300 km (de Oued Cherrat à Oualidia), dans le cadre de l’amélioration de la qualité de vie des 7 millions de citoyens de la région, ce qui créera de nombreux emplois ;
  • Idem pour les forêts ;
  • La mise à niveau des voiries. Ce chantier permettra, dans le cadre de la préférence nationale, d’acquérir des produits marocains.

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