Les pédiatres s'attendent à une multiplication des cas de bronchiolite cette année
Le Maroc enregistre déjà ses premiers cas de bronchiolite. D’après les pédiatres joints par nos soins, cette année, la fréquence de contamination sera beaucoup plus importante que l’année passée. Les parents devront rester vigilants et consulter un médecin dès les premiers signes chez les enfants, afin d’éviter l’hospitalisation.
Alors que de nombreux pays demeurent plongés dans la lutte contre la pandémie du Covid-19, la santé des enfants se retrouve de nouveau menacée avec un démarrage de l’épidémie de bronchiolite. En France, cette maladie respiratoire est particulièrement précoce cette année, entraînant des tensions au sein des services pédiatriques. De nombreux départements français sont touchés.
Le Maroc commence déjà à enregistrer les premiers cas de bronchiolite
Le Royaume connaîtra également un nombre élevé de cas de bronchiolite cette année, par rapport à l’année passée marquée notamment par l’enseignement distanciel, estiment le Dr Hassan Afilal, président de l’Association marocaine de pédiatrie et le Dr Said Afif, pédiatre et président d’Infovac.
Le pays a commencé à enregistrer ses premiers cas depuis le début du mois, selon nos interlocuteurs. "Actuellement, nous recevons beaucoup de cas de bronchiolite. C’est une maladie qui empêche les enfants de bien respirer, puisque les bronches deviennent très petites", nous fait savoir le Dr Afilal.
Comme indiqué par cette même source, "lorsqu’on voit la première bronchiolite arriver, nous savons que durant le mois qui suit, nous recevrons de nombreux enfants pour des détresses respiratoires, qu’il va falloir traiter par certains médicaments ou par oxygénation".
L’augmentation du nombre de cas de bronchiolite cette année, s’explique d’après le Dr Afif, par "une baisse de l’immunité. Les enfants sont en présentiel, cette année, dans les écoles et les crèches. Il y a donc beaucoup plus d’infections que l’année dernière, où ils étaient confinés et étudiaient pour la plupart en distanciel".
"Comme il y a eu le confinement et des mesures barrières l’année dernière, les enfants n’avaient pratiquement pas eu de bronchiolite", confirme le Dr Hassan Afilal. "Ainsi, les enfants qui n’ont pas été infectés l’année passée s’ajouteront au groupe qui fera la bronchiolite cette année", ce qui explique l’augmentation de la fréquence de contamination.
La vigilance est de mise
La bronchiolite est une maladie infectieuse des voies respiratoires inférieures, fréquente durant les deux premières années de vie. Elle est virale, souvent bénigne, évoluant par épidémie automno-hivernale.
Une bronchiolite virale aigüe est évoquée chez un nourrisson de 1 mois à 24 mois qui présente une toux, une gêne respiratoire (dyspnée expiratoire ou apnée chez les plus jeunes), un sifflement et un encombrement des voies aériennes.
Le président de l’Association marocaine de pédiatrie souligne, qu’il s’agit "d’un virus qui circule, qui contamine les enfants, et qui peut entraîner une hospitalisation, s’il n’est pas traité rapidement dans la phase initiale".
"Il est donc important, que les parents consultent rapidement un médecin, dès que l’enfant commence à mal respirer, respirer rapidement, ou n’arrive plus à manger ou à boire son biberon. Ce dernier est un signe de gravité important. Une prise en charge rapide est donc essentielle."
"Les parents ne doivent pas attendre que les complications passent, puisque c’est une maladie qui évolue soudainement, dans la journée. Il faut donc s’y prendre tôt, pour éviter d’aggraver la situation du nourrisson."
Par ailleurs, il est important de respecter les mesures d’hygiène. "Avant de toucher un enfant, il faut bien se laver les mains. Il faut, également, faire attention aux contaminations entre les frères et sœurs, et dans les crèches qui accueillent les enfants en bas âge."
Le Dr Afif insiste, pour sa part, sur l’importance d’enseigner à l’enfant les gestes barrières élémentaires, tels que "l’usage d’un mouchoir jetable, tousser dans son coude et le lavage régulier des mains. Aussi, dans les crèches, lorsqu’un enfant présente les premiers symptômes, il doit être isolé au plus vite, pour éviter de contaminer le reste des enfants".
Le président d’Infovac insiste aussi sur la nécessité de se faire vacciner contre la grippe cette année, "en particulier pour les adultes de plus de 60 ans, qui présentent des comorbidités comme le diabète par exemple, ou les enfants qui ont des pathologies telles que l’asthme, ou encore les anciens prématurés. Ce sont les recommandations de l’OMS".
Et d’ajouter : "La bronchiolite est facile à soigner si elle est prise en charge rapidement. Chez les nourrissons de moins de trois mois, les prématurés ou les personnes qui ont des pathologies cardiaques, la tâche s’avère plus difficile, puisque la maladie est plus grave, nécessitant dans certains cas une hospitalisation."
Il existe un protocole de prise en charge clair, défini par le ministère de la Santé, "que les pédiatres connaissent bien et maîtrisent, que ce soit au niveau des cabinets, cliniques ou des hôpitaux", conclut le Dr Afilal.
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