Vaccination: Le Maroc va étudier l'option d'une 3e dose
Confrontées à un début de troisième vague, les autorités sanitaires du Maroc vont étudier l’administration d’une troisième dose de vaccin, parmi les options de lutte de prévention dans l'avenir, apprend Medias24 de source sûre. Un scénario que n’exclut pas le professeur Saïd Afif, mais lointain et pour une minorité de Marocains âgés ou porteurs d’autres maladies qui affaiblissent leur système immunitaire malgré une double vaccination.
Une 3ème dose de vaccin administrée à une part (très) réduite de la population âgée et porteuse de maladies graves comme le cancer ou le diabète qui affaiblissent leur immunité vaccinale, est une option déjà pratiquée ou envisagée dans plusieurs pays.
Le Maroc étudie les exemples sanitaires israéliens, anglais, français et belges
A l’image d’Israël qui a déjà commencé à administrer une 3ème dose à des cancéreux et transplantés ou la Grande-Bretagne, la Belgique et la France qui envisagent de suivre cet exemple pour faire face à l’explosion des cas d’infections au variant Delta, les membres du comité national technique et scientifique consultatif de vaccination n'excluent pas la possibilité de vacciner une troisième fois certaines populations à risques.
En effet si les vaccins utilisés (1/3 AstraZeneca et 2/3 Sinopharm) au Maroc ont été très efficaces pour limiter le nombre de réanimations et de décès, l’apparition du variant Delta qui est 60% plus contagieux que son prédécesseur Alpha a tout de même contribué à multiplier les cas quotidiens d’infections et surtout d’hospitalisations.
« Un communiqué sur une 3ème dose sera publié quand la décision finale sera prise »
Malgré notre insistance pour connaître la population exacte ciblée et l’agenda de vaccination qui sera retenu, Médias24 n’a pu obtenir que la confirmation d’une réflexion actuelle du comité scientifique sur l’éventualité de l’administration d’une 3ème dose pour ceux qui sont déjà à jour de leur calendrier de double-vaccination.
Sollicité par notre rédaction, le président du comité technique et scientifique, Moulay Tahar Alaoui, nous a ainsi déclaré que les membres du comité n’avaient pas encore fini de travailler sur la question d’une éventuelle 3ème dose.
"Dès que nous aurons achevé notre travail, nous transmettrons nos conclusions au ministre qui à son tour validera ou ne validera pas », explique le professeur Alaoui
« Le nombre de personnes à vacciner une 3ème fois en cours d’évaluation »
Selon un autre membre du comité scientifique, requérant l’anonymat cette fois, « l’administration d’une 3ème dose ne concernera pas l’ensemble des 25 millions de Marocains et résidents au Maroc qui ont été ciblés au départ mais plutôt un nombre encore indéterminé de personnes, en cours d’estimation, souffrant de maladies chroniques ou de pathologies qui affaiblissent momentanément l’immunité acquise par les 2 premières doses de vaccin ».
« Au terme du recensement, l’opération de vaccination concernera d’abord les patients infectés malgré leur double vaccination puis les personnes âgées, à jour aussi de leur calendrier, mais qui ont d’autres soucis de santé qui affaiblissent leur système immunitaire », explique notre source en nous invitant également à attendre la publication d'un éventuel communiqué de presse ministériel qui donnera tous les détails sur Qui, Comment, Quand, Pourquoi …
« Une opération qui n’aura de sens qu’après avoir vacciné 80% du Maroc »
En charge de la stratégie de vaccination anti-Covid, le professeur Saïd Afif se veut beaucoup moins pressé que ses collègues du comité sur l'urgence de la 3ème vaccination en déclarant que l’opération ne pourra démarrer qu’à l’issue de la campagne classique dont la durée est tributaire du rythme de livraison des vaccins.
« L’administration d’une 3ème dose sera destinée à une population très peu nombreuse mais la priorité est de vacciner un maximum de personnes avec deux doses pour atteindre 80% de notre population.
« L’immunité collective prévue en décembre 2021 »
« En effet, face au nombre croissant de contaminations, l’administration d’une 3ème dose n’est vraiment pas une priorité du comité pour qui la seule urgence est plutôt de terminer au plus vite la double-vaccination.
« Ainsi malgré les difficultés d’approvisionnement, nous avons démarré la vaccination des plus de 30 ans pour essayer d’arriver à une immunité collective avant la fin de 2021 », conclut le professeur Afif en ajoutant que la population ayant besoin d’une 3ème dose représente quelques centaines de milliers de personnes.
à lire aussi
Article : ONEE-AFD : lancement à Rabat du programme “Qualité de l’eau en Afrique”
Le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), a présidé, mardi 14 avril 2026 à Rabat, la session d’ouverture du programme de coopération autour de la thématique de la qualité de l’eau mis en œuvre par l’ONEE avec l’Agence française de développement (AFD).
Article : Électricité au Grand Stade de Casablanca : CEGELEC et CMS retenues à l'issue de l'examen des dossiers techniques
Deux candidatures ont été jugées admissibles à la suite de l'examen des dossiers techniques du marché relatif au lot électricité du Grand Stade de Casablanca.
Article : CNSS et indemnités de rupture : un arrêté de Nadia Fettah Alaoui contesté à la plus haute juridiction du Royaume
Exclusif. La Cour de cassation examine un double recours en annulation dirigé contre un arrêté de Nadia Fettah Alaoui sur le traitement social des indemnités de rupture. Employeur et salarié contestent un même mécanisme, accusé de dépasser le cadre fixé par la loi.
Article : Mercredi 15 avril 2026 : le dirham se déprécie face au dollar
Ce mercredi 15 avril 2026, vers 8 h 30, la première cotation centrale USD/MAD de la journée, telle que publiée par Bank Al-Maghrib (BAM), fait […]
Article : Prix des carburants : une transmission des cours mondiaux partielle pour le gasoil et supérieure pour l’essence (Conseil de la concurrence)
Le Conseil de la concurrence a publié une nouvelle note analysant l'évolution des prix du gasoil et de l'essence au Maroc entre le 16 mars et le 1ᵉʳ avril 2026. Dans un contexte de forte volatilité des cours internationaux, l'institution examine le degré de corrélation entre les cotations de référence et les prix pratiqués à la pompe par les opérateurs nationaux. Voici ce qu'il en ressort.
Article : Sahara. Six mois après la résolution 2797, bilan pour Mistura et revue stratégique de la Minurso
Au-delà du calendrier du Conseil de sécurité, la fin avril 2026 pourrait marquer un moment de vérité pour l'affaire du Sahara. Le bilan attendu de Staffan de Mistura doit permettre de mesurer dans quelle mesure les discussions relancées en janvier 2026 ont confirmé la centralité de l’initiative marocaine d’autonomie, aujourd’hui consacrée comme l’unique cadre réaliste de sortie. Quant à l’examen de la Minurso, il revient à interroger la pertinence persistante d’une mission créée pour un référendum devenu impraticable et désormais dépassé par la dynamique politique imprimée au dossier.