ONU. Les engagements du groupe OCP dans l'action climatique
L'engagement du secteur privé dans l'action climatique a été mis en exergue, lors d'une réunion du groupe des amis sur le changement climatique. L'occasion, pour Mostafa Terrab, de rappeler les engagements et objectifs écologiques du groupe OCP.
Pour réitérer l’engagement du secteur privé dans l’action climatique, une réunion virtuelle du groupe des amis sur le changement climatique a été tenue ce vendredi 28 mai.
Elle a été co-présidée par l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Maroc à l’ONU et son homologue français Nicolas de Rivière. Et a connu la participation de nombreux ambassadeurs de plusieurs Etats membres de l’ONU, ainsi que celle du PDG du groupe OCP, Mostafa Terrab.
A cette occasion, M. Terrab a rappelé les engagements écologiques du groupe à l’horizon 2030 et 2040 et relevé l’importance de la décarbonisation du système alimentaire mondial.
Objectifs 2030 - 2040 : Moins de carbone, plus de solaire
“En tant qu'entreprise de production d'engrais, nous sommes vraiment déterminés à atteindre zéro émissions nettes de carbone, bien avant 2040”, affirme M. Terrab.
Ce dernier indique que le groupe OCP a déjà réussi à "tripler sa capacité industrielle, tout en maintenant son empreinte carbone alimentaire exactement au même niveau, à travers des investissements dans la logistique et les énergies renouvelables”.
Il rappelle “l’énorme potentiel solaire” dont bénéficie le Maroc, qui a “déjà piloté un investissement massif” dans ce sens, avant de préciser que “le groupe est lui-même engagé à utiliser massivement le solaire pour atteindre une suffisance de 100% avant 2030”, souligne le PDG du groupe qui a déjà “planifié plusieurs investissements” pour atteindre cet objectif.
En matière de consommation d'eau, M. Terrab indique qu’aujourd'hui, “30% de notre eau provient d'eau non conventionnelle”.
“Nous investissons dans des usines de dessalement d’eau, de traitement des eaux de ville, des usines que nous utilisons à des fins d'investissements. Mais le plan est d’utiliser le solaire pour être, d’ici 2030, 100% suffisant en eau produite par nos propres moyens et produite de manière écologique”, déclare-t-il.
Si le groupe OCP est confiant quant à la réalisation de ces objectifs, c’est en raison des investissements effectués sur plusieurs années, notamment en matière de recherche scientifique au sein de l’Université Mohammed VI Polytechnique.
Transformer les agriculteurs en "banquiers du carbone"
“Nous avons investi dans le Green Energy Park, ce qui est un accomplissement significatif et nous avons créé et hébergé l'Institut Africain de nutrition végétale, qui est un institut international de recherche dans la nutrition végétale pour avoir une sécurité alimentaire en Afrique”, poursuit M. Terrab qui insiste sur le rôle que jouera l’Afrique dans la sécurité alimentaire globale.
“Ceci ne peut être fait que par la promotion d’une agriculture intelligente, intense et optimisée”, souligne-t-il.
Pour M. Terrab, la fertilisation a un rôle important à jouer dans l’amélioration des pratiques agricoles, notamment en Afrique. Il estime qu’en assurant une meilleure récolte par hectare aux agriculteurs, la déforestation est, de facto, ralentie.
“En réalité, l'enjeu ici est de transformer les agriculteurs en ce que j'appellerais des «banquiers du carbone» et leur donner la possibilité de gagner des revenus supplémentaires en mesurant réellement comment leurs pratiques intensifient le sol et la capacité de séquestration du carbone des plantes”, indique-t-il.
Selon M. Terrab, l'atteinte de ces objectifs "implique la création de compétences innovantes en agriculture pour récompenser ces agriculteurs et les encourager à adopter ces pratiques”.
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