Calendrier des examens : Satisfecit général chez les parents d’élèves et les enseignants
Plusieurs enseignants, joints par Médias24, ainsi que la Fédération nationale des associations de parents d’élèves, affirment leur satisfaction, au lendemain de la publication du calendrier des examens. Ils demandent, également, à ce que les examens ne portent que sur les cours vus en présentiel.
Parents d’élèves et enseignants se disent satisfaits des dates des examens fixées par le ministère de l’Éducation nationale. Contactée par Médias24, la Fédération nationale des associations de parents d’élèves (FNAPEM), par la voix de son premier vice-président, Mohamed Berazouk, juge "satisfaisant et convenable" le calendrier des examens.
La FNAPEM estime, ainsi, que le ministère a répondu à la demande qu’elle avait formulée le 12 avril dans un communiqué, à savoir de la visibilité, sur la tenue des examens, de fin d’année.
Le corps enseignant se montre, également, satisfait, précisant, toutefois, que le programme scolaire risque de ne pas être enseigné dans sa totalité. "Ces dates sont tout à fait raisonnables. En revanche, le programme ne sera pas terminé à temps ; disons à hauteur de 75 à 80%. Il faudrait, donc, alléger le contenu des examens et ne prévoir que des épreuves qui portent, sur ce qui a été enseigné en présentiel", nous dit un professeur de sciences de la vie et de la Terre (SVT). Même son de cloche du côté du directeur d’un établissement scolaire primaire à Casablanca : "Les dates ont été, convenablement, fixées. Jusqu’à présent, nos élèves ont étudié environ 75% du programme. Nous plaidons également pour que les examens ne portent que sur les cours vus en présentiel."
Le prolongement des dates d’examen ne fait pas l’unanimité
Un autre professeur de SVT d’un lycée de Fès, s’il dit approuver le calendrier fixé par le ministère, relève, toutefois, des différences dans l’état d’avancement du programme, entre les établissements publics et privés. "Dans le privé, les moyens mis en place, notamment, en termes d’accès aux outils technologiques ont permis de pouvoir avancer, davantage, dans l’enseignement du programme. Dans le public, en revanche, les choses sont beaucoup plus compliquées : les établissements n’ont pas toujours les infrastructures nécessaires à l’enseignement à distance et les familles n’ont pas les moyens financiers d’acheter, à leurs enfants, des tablettes ou des ordinateurs", nous dit cet enseignant. Il craint, donc, que le programme ne soit pas terminé, à temps, dans l’enseignement public.
Par ailleurs nous dit-il, "l’un des scénarios proposés par le ministère a été de prolonger l’année scolaire". Une proposition sur laquelle cet enseignant ne se montre pas favorable : "Il ne faut pas oublier que les élèves ont, déjà, eu une pénible fin d’année scolaire, l’an dernier, avec le report de l’examen régional du baccalauréat. Nous, qui les voyons tous les jours, nous constatons qu’ils sont épuisés. Tout prolongement de l’année scolaire aurait des répercussions négatives, sur la qualité des apprentissages et elles pourraient être, aussi, catastrophiques que le non-achèvement du programme. Je pense, donc, qu’il faut conserver ces dates. Ce qui compte, ce n’est pas la quantité des apprentissages mais leur qualité. Je pense que le moment est venu de se focaliser, davantage, sur la qualité des apprentissages – chose qu’on ne peut pas faire avec des programmes trop chargés – et ne plus faire des élèves, des réceptacles de contenus pédagogiques."
Un enseignant d’une école primaire de Casablanca estime, au contraire, qu’une prolongation des dates des examens ne serait pas de trop, compte tenu, des difficultés qu’il rencontre à achever l’enseignement du programme.
Contacté par Médias24, le ministère de l’Éducation nationale se veut rassurant : "Les cadres de référence des examens qui seront publiés, début mai, préciseront les chapitres sur lesquels porteront les examens. Ces chapitres seront fixés, en fonction de l’état d’avancement du programme."
Et le ministère de préciser : "Cette année, aucune classe n’a suivi les cours, uniquement, en distanciel. Il y a effectivement eu un passage à distance, pour une durée limitée, une à deux semaines maximum, lorsque des contaminations ont été détectées dans des établissements. Mais globalement, dans les établissements où les effectifs ne sont pas très élevés, l’enseignement a été délivré entièrement, en présentiel. Ceux qui ne le pouvaient pas ont adopté le modèle hybride ; moitié présentiel, moitié distanciel. Encore une fois, le contenu des examens sera fixé, en fonction de l’état d’avancement général, c’est-à-dire, sur les chapitres que tous les élèves auront étudiés."
Enfin, concernant les sessions de rattrapage du baccalauréat, elles n’ont pas encore été fixées, au cas où les dates des examens seraient modifiées, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Elles ont, généralement, lieu trois à quatre semaines, avant les épreuves.
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