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OCP va prédire la demande d’engrais en Afrique grâce au Big Data

OCP mettra en place un système prédictif basé sur le Big Data pour prévoir l’évolution de la consommation d’engrais du marché africain. Le groupe mise également sur le digital pour l’accès des agriculteurs africains aux informations utiles et à ses produits.

OCP va prédire la demande d’engrais en Afrique grâce au Big Data
J.C.
Le 17 avril 2019 à 14h29 | Modifié 11 avril 2021 à 2h42

Le groupe OCP a créé sa filiale OCP Africa en 2016 pour contribuer à la transformation de l’agriculture en Afrique grâce à l’encouragement de l’utilisation des engrais.
 
Depuis cette date, plusieurs réalisations et initiatives sont à mettre à l’actif de cette entité. Mais les projets en cours de développement sont encore plus ambitieux.
 
OCP Africa mise fortement sur le digital et l’analyse des données. Parmi les chantiers en cours, la mise en place d’un système prédictif de la demande d’engrais en Afrique qui repose sur le Big Data et les dernières innovations technologiques.
 
Selon le management du groupe phosphatier, ce système utilisera l’imagerie par satellite, les prévisions météorologiques ainsi que les données historiques pour prévoir la consommation et anticiper les fluctuations de la demande.
 
« Grâce à cet outil, nous serons en mesure d’anticiper les évolutions du marché et d’être ainsi préparé de manière opérationnelle pour mieux servir nos clients », indique OCP.
 
Le digital sera également mis à contribution pour améliorer les offres et services proposés aux fermiers africains. Le groupe compte en effet leur donner accès à distance aux informations utiles (météo, prix des intrants et des commodités…), mais aussi au marché via une e-market place.
 
Parallèlement à ces projets digitaux, les chantiers en cours pour fournir des engrais adaptés aux agriculteurs africains se poursuivent.

Deux usines d'engrais en Ethiopie et au Nigeria

L’usine de production d’engrais de classe mondiale en Ethiopie, d’une capacité de production de 2,5 millions de tonnes par an dans un premier temps, sera mise en service en 2022. La cérémonie de lancement du projet a eu lieu en novembre 2016.
 
L’investissement est de 2,4 milliards de dollars. Une capacité additionnelle de 1,3 million de tonnes sera ajoutée d’ici 2025 pour un investissement de 1,3 milliard de dollars. Objectif, rendre l’Ethiopie autosuffisante en engrais, avec un potentiel à l’export.
 
En février dernier, un décret a officialisé la création de PanAfrican Fertilizer pour porter ce projet. L’entreprise, dotée d’un capital de 50 millions de dollars, est co-détenue par OCP et Ethiopian Chemical Industry Corporation.
 
Le groupe développera également une usine de production d’engrais au Nigeria, d’une capacité de 1 million de tonnes au démarrage et de 2 millions à terme.
 
Le projet, dont l’accord a été signé en décembre 2016, est mené avec le groupe nigérian Dangote avec qui OCP prévoit, dans un premier temps, la mise en commun d’unités de production déjà en cours de réalisation au Maroc et au Nigeria.
 
Par ailleurs, OCP renforce sa relation avec le réseau nigérian de distribution d’engrais pour sécuriser l’approvisionnement du pays.
 
Au Nigeria comme en Ethiopie, l’approche d’OCP repose sur la complémentarité des ressources naturelles. Dans le premier pays, les engrais seront produits à partir du phosphate marocain et du gaz nigérian. Dans le second, ils seront produits à partir de la potasse et du gaz éthiopiens.

Plusieurs initiatives pour accompagner les fermiers

Ces projets en cours de développement s’ajoutent à plusieurs actions et initiatives déjà réalisées.
 
Depuis sa création, OCP Africa est représentée dans 16 pays africains couverts par 12 filiales : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Kenya, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Tanzanie et Zambie.
 
Pour développer l’utilisation des engrais, des partenariats ont été conclus avec des gouvernements, des institutions ainsi que des experts et des programmes ont été lancés:
 
-      OCP School Lab : un laboratoire de sol mobile qui se rend dans les zones reculées pour rencontrer les fermiers, analyser gratuitement les sols et formuler des recommandations pour l’application des engrais. 160.000 fermiers ont bénéficié de ce service au Kenya, Nigeria, Ghana, Togo, Burkina Faso, Sénégal, Tanzanie et Côte d’Ivoire.
-      Agri-booster : un programme d’accompagnement global des petits agriculteurs : assistance technique, formation, mise à disposition des intrants, offre de services financiers pour acheter les intrants, accès au marché pour la vente des récoles. 60.000 petits producteurs en Côte d’Ivoire, au Nigéria, au Ghana et au Kenya.
-      Agri-promoteur : un programme de développement des acteurs privés intégrés qui offriront des produits et services nécessaires aux petits fermiers : intrants, services financiers, formation, achat des récoles… 3.500 fermiers et 15 jeunes agri-promoteurs ont été touchés.
-      Carte de fertilité des sols : un outil scientifique pour mieux connaître les besoins des sols et des cultures en Afrique pour une agriculture raisonnée et productive.

Quatre piliers stratégiques

Pour rappel, la stratégie d’OCP Africa est de lever les barrières à la pleine réalisation du potentiel de croissance de l’agriculture en Afrique, en soutenant la transition d’une agriculture traditionnelle et de subsistance vers une agriculture créatrice de valeur.
 
Pour y parvenir, il s’agit de garantir la disponibilité et la proximité des produits, proposer des engrais adaptés aux sols et aux cultures, au bon moment, en quantité suffisante et au juste prix. Et ce, en agissant sur toute la chaîne de valeur.
 
Cette stratégie repose sur 4 piliers :
 
-      La production : investir dans des capacités de production d’engrais et des installations de « blending » (unités de mélange) d’engrais proches des zones de consommation.
-      La Logistique : garantir à l’agriculteur la disponibilité du produit.
-      La R&D : accompagner le développement d’une agriculture durable grâce à des produits adaptés aux sols et aux cultures.
-      La vente et le marketing : mettre en place les réseaux et les services adaptés.

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J.C.
Le 17 avril 2019 à 14h29

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