Connectivité à internet: le Maroc régresse au niveau mondial
Le nouveau "Inclusive internet index 2019" sur la connectivité à internet classe le Maroc en 3e position à l'échelle africaine, et 62e au niveau mondial sur 100 pays analysés. En 2018, il était respectivement 2e et 53e.
L'étude réalisée par l'EIU (Economist Intelligence Unit), pour Facebook, classe 100 pays (86 pays en 2018) selon quatre critères: disponibilité, accessibilité, pertinence (en terme de recherches et de résultats), et disposition opérationnelle. Au total, 5.069 personnes ont été interrogées. Selon le rapport, les résultats de l'année 2019 sont mitigés.
Le rapport, publié récemment, montre qu'en 2019, la connectivité dans les pays à faibles revenus n'a augmenté que de 0,8% contre 65,1% en 2018.
Autre constat: le taux de couverture des réseaux mobiles 4G ne s'est améliorée que de 22% en 2019 dans les pays à faibles revenus, contre 66% dans les pays à revenus intermédiaires (tranche inférieur).
Selon Facebook, les hommes ont plus de chances d'accéder à internet que les femmes, dans 84% des pays indexés. Dans les pays à faibles revenus l'écart entre les sexes en termes d'accès à internet s'est réduit en 2019.
Par ailleurs, plus de la moitié des répondants (52%) estiment que leur vie privée n'est pas protégée sur internet. Pourtant, la majorité des répondants (74,4%) indiquent qu'internet leur a permis de trouver un emploi.
60,2% des personnes interrogées ont déclaré que les plateformes d'éducation en ligne les ont aidé à poursuivre leurs études, et 76,5% ont utilisé internet pour améliorer leurs compétences face à l'évolution du marché du travail.
La Suède, Singapour et les Etats-Unis se trouvent en tête de ce classement. La France, 6e au niveau mondial en 2018, est passée à la 10e position. Le Maroc est 62e après avoir été 53e en 2018.
A l'échelle africaine, le Royaume arrive 3e (sur 31 pays africains) alors qu'il occupait la deuxième place en 2018. Il est à noter que le Maroc se trouve parmi les pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure).
À découvrir
à lire aussi

Article : Bilan de fin de saison. Fortunes diverses, mais dynamique positive pour les internationaux marocains
Alors que la majorité des championnats touchent à leur fin, les internationaux marocains ont pour la plupart signé des saisons de haute volée. Un constat qui s’applique également à ceux qui n’ont rien gagné, mais dont les prestations ont été unanimement saluées. De bon augure en perspective du Mondial 2026.

Article : Criquets pèlerins aux portes du Souss : quel risque pour l'agriculture ?
Ils sont jaunes, parfois rosâtres, et inquiètent les agriculteurs du Souss. Des criquets pèlerins ont été observés à proximité des champs agricoles de Chtouka Aït Baha. Voici ce qu'il faut savoir sur la situation.

Article : En 2025, l’aggravation du déficit extérieur en biens et services retire 3,8 points à la croissance
Au-delà de la sécheresse, la croissance au Maroc est aussi affaiblie par une fuite importante de la demande vers les importations. En 2024, le solde extérieur a retiré 2,5 points à la croissance. En 2025, selon nos calculs, cette perte atteint 3,8 points. Une partie de l’effort d’investissement et de consommation se transforme ainsi en production étrangère, plutôt qu’en valeur ajoutée locale.

Article : Et si on regardait la Bourse de Casablanca hors minières ? Ce que les minières changent dans la lecture du marché
Avec plus de 11% du MASI et une contribution de +656 points de base depuis le début de l’année, les minières prennent une place centrale dans les mouvements de la Bourse de Casablanca.

Article : SkyStriker : le drone “précis, silencieux et mortel” rejoint l’arsenal des FAR
Précis, silencieux et dopé à l'intelligence artificielle, ce nouveau vecteur de frappe à bas coût renforce considérablement la résilience et la réactivité du dispositif de défense marocain.

Article : GST Rabat-Salé-Kénitra : un budget de 1,8 milliard de DH en 2026, le CHU Ibn Sina au cœur des investissements
Un budget 2026 estimé à plus de 1,8 milliard de DH traduisant l’ampleur des investissements engagés dans la région Rabat-Salé-Kénitra, un démarrage progressif du CHU Ibn Sina prévu en deux phases avec une montée en charge, et une feuille de route sanitaire qui vise à réduire les disparités territoriales et à renforcer l’offre de soins.
