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MEDays 2018. Adhésion du Maroc à la CEDEAO: les recommandations des participants

Les participants du forum MEDAYS réunis pour la 11e édition de cette conférence internationale, après trois jours de débats et d’ateliers de réflexion sur les enjeux internationaux, ont examiné un ensemble de trente thématiques internationales et régionales engageant le développement et la paix, notamment l'adhésion du Maroc à la CEDEAO.

MEDays 2018. Adhésion du Maroc à la CEDEAO: les recommandations des participants
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Le 12 novembre 2018 à 15h23 | Modifié 11 avril 2021 à 2h49

Les participants du forum MEDAYS réunis pour la 11e édition de cette conférence internationale, après trois jours de débats et d’ateliers de réflexion sur les enjeux internationaux, ont examiné un ensemble de trente thématiques internationales et régionales engageant le développement et la paix, notamment l'adhésion du Maroc à la CEDEAO.

> Maroc - CEDEAO

Voici les recommandations des participants à ce sujet: 

- la négociation d’adhésion doit prendre en compte les acquis de l’une et de l’autre partie, issus des accords avec les partenaires extérieurs, notamment ceux avec l’Union européenne. A cet effet, l’adhésion du Maroc, qui dispose d’un statut avancé avec l’UE, pourrait permettre que les pays de la CEDEAO et le Royaume organisent une convergence de leurs accords respectifs avec l’UE. 

- l’adhésion du Maroc doit prendre la forme d’un acte additionnel communautaire organisant la négociation et la co-convergence entre le Maroc et la CEDEAO en différents volets thématiques.

- le Maroc doit prendre part pleinement aux travaux de prospective et de discussions politiques concernant l’avenir de la vision 2020 de la CEDEAO et la conception d’une nouvelle vision de développement régional ambitieuse, au service de politiques communautaires économiques, industrielles et agricoles innovantes et en adéquation avec les besoins des populations et au service de la liberté de circulation des biens et des personnes.

- la mise en œuvre de nouvelles solutions de financement des infrastructures régionales d’intégration, dont les infrastructures numériques, tout en travaillant davantage sur le transfert de compétences et technologiques entre les pays africains.

- l’élaboration d’une stratégie régionale Sud-Sud de la formation professionnelle pour qu’elle profite, dans une démarche inclusive, à l’ensemble de la population de la sous-région en adéquation avec les métiers de proximité mais aussi au développement de l’industrie et des nouvelles technologies dans les pays africains.

Lire aussi: MEDays 2018: Fort soutien pour l’adhésion du Maroc à la CEDEAO

-la création d’un fonds régional pour le soutien des TPME (Petites et Moyennes Entreprises) de l'Afrique de l’Ouest qui serait mis en place grâce à la Banque d'Investissement pour le Développement de la CEDEAO (BIDC), et viserait à renforcer et à préserver les activités productives des TPME jugées viables, mais connaissant des "difficultés d’ordre conjoncturel".

- la mise en œuvre d’une stratégie inclusive et durable selon l’agenda des Objectifs de Développement Durable 2030 qui puissent prendre en considération les exigences et la volonté des petits et moyens agriculteurs en leur permettant la création d’une économie circulaire interne moins dépendante des importations externes.

- recommandent une initiative visant la reconnaissance des diplômes et des compétences des différentes institutions d’enseignement régionales dans chacun des pays et renforcer les dispositifs de mobilités des professeurs et des étudiants au sein de l’Afrique de l’Ouest.

- une initiative d’un fonds d’équipement pour l’électricité renouvelable notamment en milieu rural et semi rural. Le transfert de technologie d’expertise et renforcement de capacité pourrait permettre d’assurer la couverture énergétique de l’ensemble de la région à travers le développement de la biomasse, du solaire et de l’éolien.

> Europe - Méditerranée 

En prélude au Sommet des deux Rives de la Méditerranée à Marseille en juin 2019, les intervenants du forum MEDays ont examiné l’état des relations et de la coopération politique en Méditerranée ainsi que les grands enjeux de cette région. Considérant l’état des menaces et des opportunités, les participants :

- saluent l’initiative de la Présidence française de réengager un dialogue méditerranéen, afin de se hisser au niveau des enjeux économiques, sociaux, environnementaux et politiques de la région.

- appellent l’Europe à devenir un véritable acteur stratégique pour la paix et la sécurité en Méditerranée afin de contrebalancer l’unilatéralisme de l’administration américaine actuelle mais aussi le relatif désengagement des Etats-Unis dans la région.

- rappellent que la sécurité et la coopération dans la région ne sauraient être assurées dans le long terme sans une solution juste, équilibrée et mutuellement agréée pour deux Etats, un palestinien et un israélien vivant côte à côte dans les frontières de 1967, avec Jérusalem (Al Qods) comme capitale de la Palestine.

- expriment leur soutien à la vision exposée par le Président Mahmoud Abbas au Conseil de sécurité de l’ONU le 20 février 2018, selon laquelle, la Paix au Proche Orient ne pourra aboutir que par le dialogue non violent, dans le respect du droit international.

- appellent à l’organisation d’une Conférence internationale sur la Palestine et une garantie de l’Union européenne et des cinq membres du Conseil de Sécurité d’un accord de Paix selon les termes précédemment exposés.

- saluent l’attachement des pays du Nord, du Sud et de l’Est de la Méditerranée à la sauvegarde des accords internationaux, notamment l’Accord de Paris sur le climat et les accords de Vienne sur le nucléaire iranien et leur condamnation unanime de la décision américaine d’établir son ambassade à Jérusalem (Al Qods) avant l’issue d’un processus de Paix au Moyen-Orient, en panne depuis une décennie.

- soulignent l’insuffisance des moyens financiers alloués aux projets méditerranéens au sein de l’Union pour la Méditerranée ou de la Fondation Anna Lindh.

- appellent à consacrer l’essentiel des moyens disponibles de la coopération européenne avec les pays de la Méditerranée aux questions de la jeunesse, l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche.

- recommandent la préparation d’un livre blanc sur les attentes des sociétés civiles en Méditerranée permettant de mieux comprendre les aspirations économiques, sociales, culturelles des populations des deux rives de la Méditerranée.

- recommandent aux pays du Sud de la Méditerranée d’établir un diagnostic social, économique et sociétal des raisons sous-jacentes à la stagnation de l’emploi et notamment de la création d’emplois pour les jeunes et les femmes.

- engagent les pays méditerranéens à adhérer au futur Pacte Mondial pour les Migrations qui sera discuté au Forum international de Marrakech en décembre prochain.

- rappellent leur attachement à la liberté de circulation, de transit et d’établissement dans le respect de la souveraineté des États et des droits humains.

- condamnent toute forme de discrimination ou d’atteinte aux droits des personnes migrantes, et appellent les Etats à ratifier la Convention internationale de l’ONU de protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille.

> Chine – Afrique

Dans le cadre d’une approche disruptive, l’Afrique doit repenser la diversification de ses partenaires économiques, afin d’être pleinement insérée dans la chaîne internationale de création de richesses économiques. À cet effet et considérant l’émergence de la Chine, les pays africains sont appelés à inventer un partenariat mutuellement bénéfique avec ce pays émergent.

Lire aussi: MEDays 2018: Chine-Afrique, une vraie relation win-win?

Afin de refonder les équilibres de la relation Chine-Afrique, les participants:

- appellent à ce que l’Afrique accueille de plus en plus de productions industrielles avec le soutien des investisseurs chinois afin de renforcer son offre exportable de produits finis ou semi-finis à destination des pays développés ou des marchés émergents.

- appellent les gouvernants africains à être plus exigeants dans leurs relations avec la Chine et d’assurer que les investissements chinois sur le continent soient en synergie avec leur modèle et stratégies de développement.

> Répondre à la disruption 

Saisissant les enjeux de la disruption technologique, le potentiel de celle-ci et son impact sur les activités économiques, sociales, éducatives et culturelles, les participants :

- recommandent la mise en place d’une stratégie de protection des données personnelles sur le continent africain à travers une politique volontariste de développement de data center sur le continent.

- recommandent l’adaptation du secteur de l’enseignement et de la formation pour inclure des modules d’apprentissage du numérique et de ses enjeux citoyens et sociaux mais aussi de mettre en place des stratégies d’enseignement numérique.

- recommandent de mettre l’accent sur l’apprentissage des valeurs humaines universelles, d’une éthique morale et professionnelle, mais aussi de l’esprit critique et de l’autonomie individuelle.

- appellent les Etats africains à s’assurer de l’égalité d’accès à l’éducation et la formation professionnelle pour les deux genres et à promouvoir la participation de la femme dans les cercles de décisions, dans l’action citoyenne et les activités économiques.

- appellent les citoyens à se saisir des possibilités du numérique pour exprimer leur liberté, leur créativité et stimuler leur curiosité sur leur culture, sur l’histoire mondiale, sur les sens et symboles constitutifs des identités multiples qui composent les sociétés africaines et arabes.

- appellent chercheurs et intellectuels à se tourner vers des formats numériques et interactifs innovants pour partager le savoir scientifique et les connaissances sociologiques, anthropologiques, économiques sur les sociétés du continent africain.

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Le 12 novembre 2018 à 15h23

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