Abbas refuse aux Etats-Unis un rôle de “médiateur unique” au Proche-Orient
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a refusé jeudi 27 septembre aux Etats-Unis un rôle de médiateur unique au Proche-Orient, accusant le président américain Donald Trump de mettre "en péril" la solution à deux Etats, israélien et palestinien.
"Avec toutes ses décisions, le gouvernement américain est revenu sur tous les engagements qui avaient précédemment été pris par son pays et a même mis en péril la solution à deux Etats", a-t-il déclaré à la tribune de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.
"Les Etats-Unis agissent comme médiateurs mais nous (les) voyons maintenant sous un œil neuf", a aussi affirmé M. Abbas, en évoquant la reconnaissance de Jérusalem (Al Qods) comme capitale d'Israël ou la coupure de l'aide à l'agence de l'ONU Unrwa pour les réfugiés palestiniens.
"Les Etats-Unis ne sauraient être un médiateur unique", a ajouté M. Abbas, alors que Donald Trump a promis mercredi de dévoiler un plan de paix pour le Proche-Orient dans les "quatre mois".
"Nous avons à notre disposition un Quartet, très bien! Les Etats-Unis peuvent participer au Quartet", a-t-il ajouté, en référence à cet organisme sur le Proche-Orient qui réunit Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU.
"Jérusalem n'est pas à vendre" et "les droits des Palestiniens ne sont pas négociables", avait d'emblée lancé le président palestinien en commençant son discours.
"Nous voulons un Etat avec des frontières bien définies. C'est ensuite que nous pourrons coexister pacifiquement avec Israël", a-t-il dit.
"C'est Jérusalem-Est (Al Qods) dans son ensemble qui est notre capitale", a insisté Mahmoud Abbas, après une rencontre avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres où ils ont réaffirmé leur "engagement commun" pour la solution à deux Etats, avec Jérusalem comme capitale partagée.
Quelque "183 pays" sur les 193 des Nations unies "ont reconnu" l'Etat de Palestine, a rappelé le président palestinien. "J'appelle tous les pays du monde, et ceux qui ne l'ont pas fait, à effectuer cette reconnaissance".
Le président palestinien a aussi annoncé que "l'Etat de Palestine avait été élu pour présider en 2019 le Groupe des 77 et la Chine" à l'ONU, s'attirant des applaudissements de la salle.
A l'origine créée pour favoriser les intérêts économiques de ses membres, cette coalition d'Etats en développement, qui garde le nom de Groupe des 77 en dépit des 134 pays qu'elle réunit aujourd'hui, est devenue une force de négociation au sein de l'ONU.
(Avec AFP)
à lire aussi

Article : CAN U17. Le Maroc dompte le Cameroun (1-0) et passe en demi-finale
Les Lionceaux de l’Atlas n’ont pas été flamboyants, mais ils ont obtenu leur billet pour le dernier carré aux dépens du Cameroun (1-0), ce dimanche 24 mai au Complexe Mohammed VI à Salé. Ils retrouveront le Sénégal en demi-finale, jeudi 28 mai sur la pelouse du stade Moulay El Hassan.

Article : Mondial 2026: Ouahbi dévoile sa liste finale ce mardi 26 mai
L’entraîneur de l’Équipe nationale, Mohamed Ouahbi, tiendra une conférence de presse mardi 26 mai 2026 au Complexe Mohammed VI de football.

Article : La météo du lundi 25 mai
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 25 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie: - Temps chaud, avec hausse sensible des […]

Article : Opinion : Maroc-Sénégal, une relation plus forte que la CAN
En accordant sa grâce aux derniers supporters sénégalais encore incarcérés après les incidents de la finale de la CAN à Rabat, le Roi Mohammed VI pose un geste d’apaisement à forte portée humaine et politique. Au-delà du seul dossier judiciaire, cette décision permet de refermer une séquence de tensions qui avait fissuré l’imaginaire fraternel entre Marocains et Sénégalais, tout en rappelant la profondeur d’une relation historique, africaine et diplomatique que le football ne saurait durablement abîmer.

Article : Nouveau modèle de développement : cinq ans après, Karim Tazi dresse un bilan sévère
Cinq ans après la publication du rapport sur le Nouveau modèle de développement, l'homme d'affaires et ex-membre de la commission spéciale dresse un bilan sans concession où il estime que la confiance des citoyens envers l'État s'est détériorée, que les réformes structurelles n'ont pas toutes eu lieu, et que le Maroc continue de fonctionner sur une logique d'obligation de moyens plutôt que de résultats. Verbatim.

Article : Cosumar : “Le CO₂ alimentaire deviendra une source de revenus indépendante des cours du sucre”
Cosumar détaille à Médias24 ses nouveaux chantiers de développement, entre projet LCO₂ Food Grade Premium, agriculture de précision, amélioration des rendements agricoles et objectifs du contrat-programme 2030.