Carburants: SDCC veut exploiter les bacs de stockage de la Samir
La Société de distribution de carburants et de combustibles (SDCC), filiale de la Samir, veut exploiter les citernes de sa société mère.
La SDCC voudrait exploiter les capacités de stockage de sa société mère, la Samir. Elle en a formulé la demande auprès de Abderrafii Bouhamria, juge-commissaire chargé de superviser la liquidation du raffineur.
Au tribunal de commerce de Casablanca, une audience s’est tenue ce lundi 25 mai. La requête du distributeur était au programme. Mais le juge-commissaire, qui devra statuer par ordonnance, n’a toujours pas tranché. M. Bouhamria estime peu clairs les termes de la demande, notamment en ce qui concerne la nature de l’opération, son montant et le nombre de bacs à exploiter.
Selon les informations recueillies sur place, la SDCC veut louer une partie des réservoirs de la Samir. Laquelle dispose d’un parc de stockage de près de 280 réservoirs, d’une capacité globale de 2 millions de m3 de pétrole brut, de produits intermédiaires et raffinés répartie dans trois sites. Le plus important est celui où se situe la raffinerie, à Mohammedia, d’une capacité de 1,51 million de m3.
La requête de SDCC a été enregistrée le 30 mars 2018, soit avant la révocation du syndic Mohamed El krimi. Un accord de principe aurait été conclu avec ce dernier, mais son remplaçant, Abdelkbir Safadi ne s’est pas encore exprimé sur le dossier. Il a jusqu’au 2 juillet pour ce faire, date à laquelle se tiendra la prochaine audience.
Auparavant, des rumeurs attribuaient à Total Maroc un intérêt pour l’acquisition d’une partie de la capacité de stockage de la Samir, informations démenties depuis par le distributeur.
La situation de SDCC est intéressante: La Samir y détient 100% du capital. Evaluée à 150 MDH, cette participation a été contenue dans le périmètre des actifs de la Samir actuellement mis en cession. Cependant, la SDCC opère toujours en tant que personne morale juridiquement autonome. Elle fait toutefois l’objet d’une requête tendant à lui étendre la liquidation de sa société mère. On reproche à celle-ci une confusion de patrimoines avec sa filiale.
La SAMIR finira-t-elle par être convertie en terminal stockage ?
Pour Samir, donner ses réservoirs en location serait une source de liquidités, alors que l’outil de production, à l’arrêt depuis l’été 2015, est en besoin permanent d’entretien. D’ailleurs, ce lundi, les frais de réparation de la raffinerie figuraient également à l’ordre du jour. Le nouveau syndic est appelé à déposer "un rapport détaillé" à ce sujet.
Pourtant, la perspective d’une décision favorable à SDCC n’est pas du goût de tout le monde. "Cela impacterait négativement le dossier de la cession. On risque de donner le signal selon lequel on se dirige vers l’abandon de l’activité de raffinage, que la Samir est l’unique entreprise marocaine à exercer", indique une source très proche du dossier.
Dans les milieux des hydrocarbures, beaucoup se demandent si la SAMIR finira par être convertie en terminal de stockage, comme tant d’autres raffineries africaines par le passé. Une hypothèse redoutée par les salariés, et sur laquelle l’Etat est appelé à éclaircir sa position. "L’Etat veut-il ou pas maintenir l’industrie du raffinage ? L’avenir de la Samir est suspendu à la réponse".
Car cet avenir dépend aussi de l’aboutissement ou pas de la cession, dont le processus est bloqué depuis début 2017. Or, au-delà des problèmes liés aux cautions bancaires, l’une des raisons de ce blocage tient à la position indécise de l’Exécutif. "Un des candidats au rachat a d’ailleurs conditionné le dépôt d’une offre définitive par une réponse claire de l’Etat, qu’il attend toujours", explique cette source en marge du procès. Pour investir dans le raffinage, les candidats ont besoin de visibilité quant à la politique future de l'Etat.
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