“Non au FMI”: l'opposition manifeste en Argentine
Des centaines de milliers d'Argentins ont manifesté vendredi leur opposition à l'accord en négociation entre la 3e économie d'Amérique latine et le Fonds monétaire international (FMI).
Ils redoutent notamment ce que le FMI exigera du gouvernement comme contrepartie au prêt sollicité au lendemain de la récent crise du peso, qui s'est déprécié de 20% face au dollar, en un peu plus d'un mois.
"Nous savons ce qu'est le colonialisme néo-libéral qui n'offre que la misère. Il faut l'affronter dans la rue et dans les urnes" de la présidentielle de 2019, selon une déclaration commune lue à la tribune par un des manifestants.
Daniel Filmus, ancien ministre de la présidente de gauche Cristina Kirchner, a plaidé pour que les termes de l'accord que l'Argentine s'apprête à sceller avec le Fonds, soient débattus et approuvés par le parlement.
Pour le syndicaliste Hugo Yasky, leader de la CTA (Centrale des travailleurs d'Argentine), le recours au FMI est "la réaffirmation de la suprématie de la spéculation financière".
"Je n'ai pas voté pour (l'actuel président) Mauricio Macri, mais je crois qu'il a trompé de nombreuses personnes. Il n'a pas tenu ses promesses de campagne, et il nous a endettés", dénonce Carmen Gutiérrez, une fonctionnaire.
Pour réduire le déficit budgétaire de 3,9% du PIB, le gouvernement a annoncé qu'il devrait engager une politique de rigueur, seul moyen selon lui pour maîtriser une inflation endémique et soutenir la croissance.
Une partie de la population estime avoir déjà consenti de nombreux sacrifices, notamment du fait de la suppression partielle des subventions de l'Etat aux factures d'eau, d'électricité et de gaz, dans un pays où l'inflation dépasse les 20% depuis 10 ans.
(AFP)
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