La BCP ouvre bientôt une banque au Moyen-Orient!
L'information est passée au second plan, lors de l'annonce de l'ouverture du bureau de représentation à Doha. La banque du cheval va bel et bien créer une filiale bancaire au Moyen-Orient. Le pays d’implantation n’est pas encore dévoilé et les documents nécessaires aux différentes autorisations sont en cours de préparation. La structure verra le jour d'ici la fin de l'année et chapeautera les bureaux de représentation de la région qui seront transformés en agences.
Le chantier a démarré bien avant l'ouverture, il y a une dizaine de jours, d'un bureau de représentation à Doha au Qatar. La Banque Populaire se prépare en effet depuis plus de deux ans à créer une banque à part entière au Moyen-Orient. C’est ce qu’a déclaré à Médias24 Laïdi El Wardi, DG de la Banque de détail et des Marocains du monde du groupe, en marge d’une rencontre tenue le 20 avril. L'ouverture de cette banque doit se faire prochainement, probablement d'ici fin 2018 ou début 2019.
Objectif : mieux servir une région à fort potentiel, intégrée avec notamment le Conseil de Coopération du Golfe, de plus en plus connectée avec l’Afrique en général et le Maroc en particulier, et accueillant une communauté marocaine de plus en plus importante.
En fait, la banque sera basée dans un pays donné mais servira toute la région. Il s’agira d’un siège qui aura comme réseau d’agences les bureaux de représentation actuels (Qatar, Emirats et Arabie saoudite) et futurs (un nouveau bureau est en cours de création). Ces bureaux seront transformés en véritables points de service proposant l’essentiel de l’offre de la banque, contrairement à la configuration actuelle.
Le pays d’implantation de la structure tête de pont n’est pas encore dévoilé par le management (L'on parle sur la place des Emirats, mais rien n'est encore sûr). «Nous opterons pour le pays dont la réglementation bancaire est la mieux adaptée à notre vision», répond M. El Wardi. Il ajoute que les documents nécessaires aux différentes autorisations réglementaires sont en cours de préparation.
A la question de savoir comment une banque implantée dans un pays peut opérer dans d’autres de la région malgré des règlementations différentes, le directeur répond que la question est complexe et que le groupe travaille actuellement sur ce point.
Changement de stratégie
Cette décision de créer une banque et de transformer les bureaux de représentation en véritables agences traduit un changement de stratégie du groupe vis-à-vis de cette région du monde.
Un changement qui répond à l’évolution des besoins des populations locales, des Marocains du monde (MDM) et même des Marocains résidant au Maroc.
«Les clients locaux sont des investisseurs potentiels au Maroc ; les Marocains du monde de la région ont de nouveaux besoins en termes de placements, de financement… ; et les Marocains résidant au Maroc saisissent de plus en plus les opportunités d’affaires et d’investissement avec les pays arabes», explique M. El Wardi.
Et d’ajouter: «La présence via des bureaux de représentation, qui sont de simples points de contact, ne peut permettre d’accompagner tous ces clients. Et il devient difficile de tout piloter à partir de Casablanca».
Le groupe veut donc dupliquer le même modèle de Chaabi Bank, sa filiale française couvrant les principaux pays de résidence des MDM en Europe.
«Chaabi Bank détient un agrément de banque universelle. Elle offre tous les services de banque au quotidien en plus du trade finance pour capter les flux Europe-Afrique», précise M. El Wardi. Et d’ajouter: «Ce périmètre a été également élargi à la finance participative et au corporate finance».
Pour le Moyen-Orient, le groupe ne va pas tout offrir dès le début. Pour des raisons de coûts, des services prioritaires seront lancés au démarrage : corporate finance, placements, financement...
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