Uber suspend ses activités au Maroc
C'est un coup de tonnerre. Uber vient de diffuser un communiqué annonçant la suspension de ses activités au Maroc. Détails.
Uber Maroc qui revendique 19.000 utilisateurs réguliers et 300 chauffeurs, annonce sa décision de suspendre ses activités au Maroc. "Depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant. C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc".
Uber suspend son activité au Maroc le 23 Février. Plus d’informations sur : https://t.co/GSKpkHWCWm
— Uber Morocco (@Uber_Morocco) 19 février 2018
Voici le texte intégral de son communiqué:
"D’une simple idée – appuyer sur un bouton pour se déplacer – Uber est devenue une application globale facilitant plus de 15 millions de trajets par jour. Nous avons transformé la manière dont les gens se déplacent et interagissent entre eux et avec leurs villes.
"Mais une transformation réussie nécessite d’être un partenaire responsable pour les villes, les chauffeurs et les utilisateurs que nous servons. C’est pour cela que nous avons tout fait pour travailler avec les autorités et pouvoirs publics au Maroc afin de trouver une solution qui conviendrait à tous.
"Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant.
C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc.
"Au Maroc, ce sont près de 19 000 utilisateurs réguliers qui se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs qui utilisent notre application. Mais l’incertitude réglementaire actuelle ne nous permet pas de fournir une expérience sûre et fiable, qui réponde aux exigences de nos clients, chauffeurs comme passagers. Ainsi, tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations, dès cette semaine.
"Notre priorité: soutenir les chauffeurs qui utilisent Uber au Maroc
"Nous accompagnerons les 300 chauffeurs pour qui notre application a été une source de revenus, avec un support individuel le temps de passer cette transition difficile.
"Soyons clairs: nous voulons être présents au Maroc
"Le Maroc, classé parmi les 50 pays les plus innovants selon le Bloomberg Innovation Index, mérite une réglementation moderne, qui encourage l’innovation et la concurrence. Alors pourquoi ne pas aussi innover dans le secteur du transport?
"Par exemple, notre partenariat avec la COP22 en Novembre 2016 nous avait permis de faciliter plus de 10 000 trajets en véhicules hybrides et électriques en moins d’une semaine. Et nous savons qu’il y a encore beaucoup d’opportunités pour mettre notre technologie au service de la mobilité au Maroc.
Nous reviendrons dès qu’il y a aura de nouvelles règles en place.
"Nous serons prêts à revenir dès que de nouvelles règles seront en place.
"Bien que nous ne soyons plus actifs au Maroc, nous restons disponibles pour définir un environnement favorable, permettant à notre technologie de déployer son potentiel et aux marocain d’avoir de nouveau accès à un service sécurisé, accessible et efficace pour se déplacer et gagner leur vie".
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