Flexibilité. Jouahri: voici ce que seraient les effets d’une baisse du Dirham sur l’économie marocaine

“Au pire, le Maroc subira une inflation additionnelle de 0,4%“ : Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque centrale, a révélé ce mercredi 17 janvier, les conclusions des études menées d’une part par l’institution qu’il préside et d’autre part, par le département de l’Economie et des Finances.

Flexibilité. Jouahri: voici ce que seraient les effets d’une baisse du Dirham sur l’économie marocaine

Le 17 janvier 2018 à 20h57

Modifié 17 janvier 2018 à 20h57

“Au pire, le Maroc subira une inflation additionnelle de 0,4%“ : Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque centrale, a révélé ce mercredi 17 janvier, les conclusions des études menées d’une part par l’institution qu’il préside et d’autre part, par le département de l’Economie et des Finances.

Il s’exprimait, en compagnie du ministre Mohamed Boussaid, devant les commissions des deux chambres réunies, en présence des deux présidents Habib El Malki et Hakim Benchammach.

Jouahri a fourni les éléments suivants:

-la bande de fluctuation est élargie à 2,5% de part et d’autre du cours central.

-ceci signifie que la baisse (ou la hausse) maximum ne peut excéder 2,5% en l’état actuel.

-le scénario extrême est donc celui d’une baisse de 2,5% de la valeur du Dirham.

-une telle baisse impliquerait deux conséquences:

*une inflation additionnelle de 0,4%, la portant à un taux de 2% en 2018. Il donne l’exemple des prix des hydrocarbures: le prix du gasoil augmenterait dans ce cas de 1,6%.

*un impact positif sur le taux de croissance, estimé à +0,2%.

Sur le premier point, le rappel de Jouahri est utile. Les réseaux sociaux ainsi que des élus (!) annoncent une possible hausse de 50% des prix à la consommation!!, ce qui est mécaniquemeent impossible, en raison des limites de la bande de fluctuation.

Sur le second point, et puisqu'une baisse de la valeur du Dirham a un effet positif sur la croissance, pourquoi ne pas l'avoir provoquée plus tôt?

Jouahri a relevé dans sa présentation que les pays similaires qui ont opté pour une progressivité de l'assouplissement l'ont fait sur des durées de 5 à 15 ans .

Boussaid a affirmé de son côté qu’au cours des trois premières journées du nouveau système assoupli, la valeur constatée de la monnaie nationale est restée cantonnée dans la bande précédente de 0,3%.

Les deux orateurs ont rappelé la genèse de la réforme et insisté sur le fait qu’il s’agit d’une décision volontaire, prise sans pression, qui contribuera à insérer davantage le Maroc dans l’économie mondiale.

"Personne ne nous a imposé la réforme de la réglementation des changes", affirme Jouahri, en référence au fond monétaire international qui aurait fait pression sur le Maroc.

"C'est une décision souveraine et volontaire", insiste le gouverneur de BAM. 

Les trois premières journées ont en effet été assez détendues, malgré le stress naturellement provoqué par les changements de procédures. Les adjudications de la Banque centrale, en trois jours, ont atteint le montant modeste de 10 millions de dollars au total.

Ce jeudi 18 janvier 2018, Jouahri et Boussaid donneront une conférence de presse conjointe au siège de la Banque centrale.

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