Le Maroc ouvre des négociations avec Airbnb
Les revenus générés grâce à la location de biens immobiliers via la plateforme Airbnb seront taxés au Maroc. L’État aimerait assurer une équité entre tous les acteurs du secteur touristique et pourrait s’inspirer de ce qui se fait en Europe en matière fiscale.
Les autorités marocaines ont entamé les négociations avec le géant Airbnb, pour trouver une solution à la taxation des nuitées cumulée par le site au Maroc. L’autre problématique qui pose problème pour le Maroc, et à laquelle il faudra trouver une solution, c’est la qualité des logements proposés.
C’est en tout cas, ce que nous a confirmé une source sûre et les solutions pourront être appliquées prochainement. L’objectif premier, c’est d’assurer une équité entre tous les acteurs du secteur touristique et de maîtriser la qualité de l'offre Maroc. Parmi les nombreux offreurs d'hébergement sur Airbnb, on trouve de nombreux riads.
Cette plateforme californienne fondée en 2008, permet à des particuliers de louer tout ou une partie de leur propre habitation comme logement d'appoint sauf que jusqu’à présent l’État était en dehors de la boucle. Cette problématique a été soulevée un peu partout dans le monde et quelques pays européens ont trouvé des accords avec l’entreprise américaine notamment sur la question fiscale.
S’inspirer de l’Europe
Airbnb a effectivement chamboulé les habitudes de consommation des voyageurs et principalement pour le logement, l’un des budgets les plus conséquents dans un voyage. Les particuliers qui reçoivent des touristes chez eux ne sont pas considérés comme des professionnels de l’hôtellerie et estiment qu’ils n’ont aucune obligation fiscale envers l’Etat.
Pourtant, les revenus de cette activité sont bel et bien imposables. À la différence des professionnels, le réflexe d’aller déclarer au fisc ses entrées d’argent supplémentaires pour un particulier n’est pas automatique. La solution qui sera adoptée au Maroc n’est toujours pas connue avec précision, mais elle devrait tendre vers ce qui est proposé ailleurs, et en Europe particulièrement.
En France, le ministère des Finances a émis un tutoriel pour expliquer les obligations fiscales aux personnes qui offrent leur logement sur cette plateforme. L’Etat français a ainsi réparti les propriétaires en deux catégories selon le niveau de revenu obtenu grâce à Airbnb.
Ainsi, il y a ceux dont les recettes annuelles sont inférieures à 32.900 euros, qui seront taxés à hauteur de 50% des revenus et sans devoir s’acquitter de la TVA. Pour les autres, l’administration fiscale française les considérera comme étant des professionnels.
Il n’est pas exclu qu'Airbnb collabore avec le fisc marocain pour lui livrer les informations nécessaires et relatives à chaque compte. Une fois l’accord trouvé avec l’État marocain, la plateforme devra expliquer à ses utilisateurs le mode d’emploi comme ce qu’elle a fait avec les autres pays.
Il est aussi possible que des règles plus contraignantes soient imposées dans les grandes villes touristiques, comme ce qui se fera à partir de janvier prochain à Paris. La Mairie de la ville et l’entreprise californienne se sont mis d’accord pour limiter à 120 jours par an la location des logements entiers situés dans quelques arrondissements du centre de Paris. Selon notre source, cette solution pourrait être étudiée dans l’optique de protéger les établissements hôteliers.
Une vraie source de revenus
Le nombre de Marocain qui un logement sur cette plateforme augmente jour après jour. Au fil des mois, la location via Airbnb est devenue une source de revenus non négligeables pour plusieurs personnes. En plus des personnes dont l’objectif est d’arrondir les fins de mois, nous pouvons trouver des établissements touristiques qui profitent de la notoriété mais aussi des avantages que propose le site.
L’application qui regroupe plus de 16.500 hébergeurs à travers le Maroc, génère chacun jusqu’à 10.000 DH par mois et par hébergeur, selon les chiffres 2016. Un chiffre qui sera probablement plus important en 2017, selon la courbe de croissance exponentielle que connaît la plateforme.
En 2016, et grâce aux offres publiées sur la plateforme californienne, plus de 210.000 touristes se sont rendus au Maroc en provenance de 140 pays. Ces derniers, passent en moyenne des séjours de 3,6 nuits et la moyenne des prix appliqués par les hébergeurs marocains tourne aux alentours de 85$, selon les statiques de Airbnb.
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