Gucci soupçonné d'évasion fiscale
Le géant du luxe italien Gucci, fer de lance du groupe français Kering, a confirmé lundi 4 décembre des perquisitions menées la semaine dernière dans ses bureaux en Italie, où la justice enquête sur des soupçons d'évasion fiscale.
"Suite à un article concernant un contrôle conduit par la police fiscale locale dans les bureaux de Gucci à Milan et à Florence, Gucci confirme coopérer activement avec les autorités, et est confiant dans la régularité et la transparence de ses opérations", a réagi la maison de mode lundi matin.
Selon le quotidien italien "La Stampa", le parquet de Milan soupçonne Gucci d'avoir pendant plusieurs années déclaré en Suisse des activités menées en Italie, faisant échapper jusqu'à 1,3 milliard d'euros au fisc italien.
Les enquêteurs disposent du témoignage d'un ancien cadre licencié et ont perquisitionné au moins trois jours la semaine dernière au nouveau siège ultra-moderne de Gucci à Milan et dans d'autres bureaux, assure le quotidien.
Gucci n'est pas le premier géant du luxe inquiété de cette manière en Italie: en 2013, Prada avait dû rembourser 470 millions d'euros au fisc italien pour avoir déclaré pendant 10 ans à l'étranger des revenus réalisés en Italie.
Sur le même modèle, le fisc italien a obtenu ces dernières années 318 millions d'euros d'Apple et 306 millions de Google, tandis que des enquêtes et tractations sont toujours en cours pour Amazon et Facebook.
Pour Gucci, l'attention du fisc italien est d'autant plus forte que les résultats s'envolent: la marque a affiché une croissance organique de 49,4% au 3e trimestre 2017 - après +48,3% et +39,3% lors des précédents trimestres - avec 1,5 milliard d'euros de ventes sur le trimestre.
(AFP)
à lire aussi

Article : Le binôme Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri officiellement à la tête de la CGEM
À l’issue d’une assemblée générale élective tenue ce jeudi 14 mai, Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri, candidats uniques, ont été officiellement élus président et vice-président général de la CGEM.

Article : Sahara marocain. La carte des investissements étrangers
Portée par une diplomatie marocaine pragmatique et offensive, la reconnaissance américaine a marqué un tournant dans le dossier du Sahara marocain. Elle a contribué à élargir les soutiens internationaux au Maroc et à changer progressivement la perception du territoire. Ce basculement a ouvert la voie à de nouveaux projets d’investissement dans les provinces du Sud.

Article : Raja SA : Nawal El Aidaoui détaille la feuille de route vers la rentabilité
De passage ce jeudi 14 mai 2026 sur le plateau du "12/13" de Médias24, Nawal El Aidaoui, directrice générale de Raja SA, a livré une mise à jour technique sur la transformation du club. Loin de l’effervescence des résultats sportifs, c’est le volet structurel qui a dominé l’échange : valorisation réelle des actifs, gestion de la dette et montée en puissance du marketing. Décryptage d'un business plan qui tente de solder le passé pour financer l'avenir.

Article : Santé : Akhannouch préside le premier conseil d’administration du GST Rabat-Salé-Kénitra
Le nouvel organisme régional a validé son organigramme, son budget 2026, son plan d’action et le statut-type de ses professionnels. Il doit coordonner l’offre de soins dans une région de près de 5 millions d’habitants et améliorer le parcours des patients entre les établissements.

Article : Derb Ghallef : la Joutia ne sera pas déplacée, rassure la commune
Le vote sur les conventions d’expropriation a été reporté à une session ultérieure, dans l’attente du décret d’utilité publique. La procédure foncière doit permettre de régulariser le terrain avant une restructuration du marché sur son site actuel.

Article : T1-2026 : Aya Gold & Silver signe des revenus record de 117 M$, portés par l'envolée de l'argent
Le premier trimestre 2026 s’est ouvert sous les meilleurs auspices pour Aya. Une production soutenue à Zgounder et la vente des stocks historiques de pyrites de Boumadine ont permis d'écouler 44,4 tonnes d'argent. Mais c'est surtout la bonne tenue des cours de l’argent sur la période qui a porté les revenus à un plus haut historique, dans un contexte de flambée persistante du métal, désormais maintenu au-dessus du seuil de 80 dollars l’once, un niveau qui dépasse même, en valeur nominale, les sommets atteints lors de la spéculation historique des frères Hunt en 1980.