Industrie. Hausse quasi-généralisée de la production au 2e trimestre 2017 (HCP)
Les industries extractives, énergétique et environnementale ont toutes vu leur production augmenter, alors que les avis sont plutôt mitigés du côté de l'industrie manufacturière. C'est ce que révèle la dernière note de conjoncture sur le secteur secondaire du Haut commissariat au plan.
Le taux d’utilisation de la capacité productive (TUC) dans l’industrie extractive s’est établi, au second trimestre de 2017, à 66%. En parallèle, 89% des patrons d’entreprises opérant dans le secteur estiment que la production de celui-ci a affiché une augmentation.
Par ailleurs, les carnets de commande on été jugés d’un niveau normal par 95% des chefs d’entreprises du secteur, et 84% d’entre eux estiment que l’emploi a connu une stabilité.
L’industrie énergétique, pour sa part, a connu un TUC qui s’est établi à 87%. La production de ce secteur a progressé selon 87% des chefs d’entreprises, principalement grâce à une hausse dans la branche "Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné".
D’une autre part, le TUC dans l’industrie environnementale s’est établi à 66% au second trimestre de l’année en cours. 81% des chefs d’entreprises du secteur affirment que la production a enregistré une augmentation, principalement imputable à une hausse de l’activité "Captage, traitement et distribution d’eau".
Pour leur part, les carnets de commandes sont jugés d’un niveau normal par la totalité des chefs d’entreprises du secteur énergétique, et d'un niveau inférieur à la normale par 73% de ceux du secteur de l’industrie environnementale.
L’emploi a connu une augmentation selon 95% des patrons du secteur énergétique et une baisse selon 73% du secteur environnemental.
Les conclusions sont moins bonnes du côté des industriels du secteur manufacturier, en dépit d’un TUC qui s’est établi à 75% au trimestre dernier. En effet, seulement 43% des chefs d’entreprises d’industrie manufacturière estiment que la production de celle-ci a augmenté, alors que 23% des sondés affirment avoir observé une baisse.
Une évolution qui résulte de l’augmentation de la production enregistrée dans les industries chimique, automobile et alimentaire, combinée à la baisse de la production dans la branche de la métallurgie.
Les carnets de commandes du secteur ont été jugés d’un niveau normal par 70% des chefs d’entreprises sondés et inférieur à la normale par 23%. Pour sa part, l’emploi a connu une augmentation selon 34% des patrons et une diminution selon 31%.
Au 3e trimestre 2017, 39% des patrons anticipent une stagnation de la production industrielle manufacturière, et 30% d’eux anticipent plutôt une hausse. Des anticipations attribuables, d’une part, à une augmentation de l’activité des industries alimentaires et, d’autre part, à une diminution de la production de l’industrie chimique.
Les anticipations en matière d’emploi révèlent que 50% des chefs d’entreprise prévoient une stagnation des effectifs employés.
S’agissant de l’industrie extractive, la majorité des patrons prévoient une hausse de la production, imputable principalement à une amélioration de la production des phosphates. Au niveau des effectifs employés, 84% des patrons prévoient une stabilité.
Une augmentation de la production énergétique est anticipée par 91% des chefs d’entreprises, attribuable à une hausse dans la branche "Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné".
La production environnementale, de son côté, devrait augmenter selon 82% des industriels, notamment dans les activités du captage, du traitement et de la distribution d’eau.
L’emploi connaîtra une progression selon la quasi-totalité des patrons du secteur énergétique, et une diminution selon 73% des chefs d’entreprises du secteur environnemental.
Construction: la morosité perdure
Au second trimestre 2017, le TUC dans le secteur de la construction s’est établi à 67%. Le secteur poursuit sa tendance morose puisque 53% des patrons estiment que l’activité a connu une stabilité, en plus de 25% des sondés qui pensent que celle-ci a enregistré une baisse.
Ce constat est dû principalement à la baisse de l’activité dans les branches de la construction de bâtiment et du génie civil, combinée à la hausse d’activité dans la branche des travaux de construction spécialisés.
Ceci étant, les carnets de commande sont jugés d’un niveau normal par 60% des patrons des entreprises du secteur, et inférieur à la normale par 34% d’entre eux. Dans ce contexte, l’emploi a connu une stabilité selon 64% des patrons.
Par ailleurs, les anticipations avancées pour le secteur de la construction pour le 3e trimestre 2017 font ressortir, globalement, une stabilité de l’activité selon 59% des chefs d’entreprises, et une hausse selon 23%, avec une stabilité des effectifs employés selon 76% des patrons.
À découvrir
à lire aussi

Article : Dakhla : arrestation d’un suspect de 22 ans, présenté comme proche de “l’État islamique”
Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a annoncé l’arrestation d’un suspect de 22 ans, présenté comme proche de Daech "État islamique" et soupçonné de préparer des actes terroristes visant la sécurité du Royaume.

Article : Marchés de gros de Casablanca : tendance à la stabilité, légère baisse du minimum des viandes
Au 13 mai 2026, les prix sur les marchés de gros de Casablanca s’orientent globalement vers la stabilité, selon les données de la SDL Casa Prestations. Les principales variations restent limitées, avec notamment une légère baisse des prix minimums des viandes rouges ovine et bovine par rapport à la semaine précédente.

Article : Comment le Maroc cherche à se positionner dans la nouvelle géoéconomie des molécules décarbonées
L'énergie solaire ne suffit plus. Ce qui compte désormais, c'est la molécule qu'elle permet de produire. Ammoniac vert, e-méthanol, hydrogène : la transition énergétique mondiale redessine ses chaînes de valeur, et le Maroc entend y occuper une place stratégique. Entre un partenariat allemand qui s'approfondit, une Europe en quête de souveraineté et une Amérique qui réorganise ses filières industrielles loin de la Chine, Rabat joue une carte géoéconomique inédite. Une note stratégique réalisée par Youness Marouane, consultant en finance stratégique.

Article : Énergies renouvelables. 2.760 MW autorisés en trois mois, une accélération inédite depuis 2009
Au premier trimestre 2026, huit nouvelles autorisations ont été accordées à des opérateurs privés, soit près de 64% de la puissance totale validée depuis le lancement de la stratégie nationale. Une dynamique portée par la loi 13.09, l’autoproduction, les besoins de décarbonation industrielle et les perspectives ouvertes par l’hydrogène vert.

Article : Affaire Azeroual. Les héritiers à leur tour placés sous redressement judiciaire
Le tribunal de commerce de Marrakech a étendu aux héritiers Azeroual visés par la procédure le redressement judiciaire ouvert initialement au profit de Chantal Azoulay. La décision gèle les poursuites individuelles, notamment celles engagées par Bank of Africa, titulaire d’une créance dépassant 102 MDH.

Article : Syrie-Maroc : Assaad el-Chibani attendu à Rabat pour une visite à forte portée diplomatique
Prévu jeudi 14 mai, le déplacement du chef de la diplomatie syrienne doit donner lieu à un entretien avec Nasser Bourita, un an après la décision marocaine de rouvrir son ambassade à Damas. Il intervient aussi dans un contexte nouveau, marqué par la fermeture du bureau du polisario par les autorités syriennes post-Assad.


