Législatives. Listes jeunes: cherchez la femme

Une présence féminine dans les listes nationale des jeunes est obligatoire. Sur la liste de 30 candidats, il doit y avoir au moins un candidat et au moins une candidate. C'est la mixité qui est obligatoire, il n'y a pas de quota. Tour d'horizon des listes publiées. 

Législatives. Listes jeunes: cherchez la femme

Le 27 septembre 2016 à 15h43

Modifié 11 avril 2021 à 2h38

Une présence féminine dans les listes nationale des jeunes est obligatoire. Sur la liste de 30 candidats, il doit y avoir au moins un candidat et au moins une candidate. C'est la mixité qui est obligatoire, il n'y a pas de quota. Tour d'horizon des listes publiées. 

Sur les 395 sièges en jeu, 90 le sont au titre de la circonscription électorale nationale. Cette circonscription regroupe 60 sièges réservés aux femmes (liste nationale des femmes) et 30 réservés aux candidats dont l'âge ne dépasse pas quarante ans, dite "liste nationale des jeunes".

Lors des législatives 2011, cette deuxième liste était ouverte exclusivement aux jeunes de sexe masculin. Mais un amendement récent de la loi organique relative à la Chambre des représentants a ouvert cette liste aux jeunes candidates.

Cette nouvelle donne n'est assortie d'aucun quota obligatoire, ni de sanctions en cas de non inclusion des femmes dans la liste. Du coup, chaque parti la gère comme il l'entend.

A ce titre, le PAM et l'Istiqlal nous proposent deux modèles antinomiques. Le premier joue sur la symbolique et présente une liste quasi-exclusivement féminine, avec 29 femmes sur trente candidats possibles. Le seul candidat de sexe masculin est présent pour respecter la loi, qui rend la mixité de la liste obligatoire. En d'autres termes, pour les 90 sièges des deux listes nationales, le PAM présente 89 femmes et un seul homme.

Le deuxième parti, l'Istiqlal, fait dans le formalisme, en ne présentant qu'une seule femme, classée 26e, ce qui la réduit à un rôle de figuration (le classement du candidat détermine ses chances de réussite). Il va sans dire que l'Istiqlal ne remportera pas 26 sièges de cette liste.

La médaille de la cohérence est décernée au PPS. Le parti de Nabil Benabdallah présente une liste occupée par quinze femmes et quinze hommes. Le classement obéit à la même logique de parité, avec un homme en tête de liste, suivi d'une femme au deuxième rang, talonnée elle-même par un homme, suivi d'une femme…Et l'on continue ce cheminement jusqu'au dernier candidat.

Avec sept candidates, le Mouvement populaire MP nous offre une liste fournie. Cela étant, la première femme est classée 11e, ce qui nous donne sept figurantes.  Plus celles du RNI, quatre candidates dont la première (Ilham Berdaii) est classée 9e. C'est le cas également de la FGD, mais dans une moindre mesure. La formation tripartie (PADS, CNI, PSU) met six candidates en lice. La première, Boutaina Amina El Mekkoudi, est classée septième.

L'USFP et le PJD partagent un point commun. Pour une fois. Les deux partis ont respectivement proposé des femmes en tant que deuxième tête de liste. la liste initiale du PJD comptait cinq femmes, dont Aatimad Zahidi qui était classée troisième. Mais celle-ci a été retirée, puis remplacée par un homme. Résultat, la liste aménagée ne compte plus que quatre femmes, mais avec Loubna El Kehli comme deuxième tête de liste et Imane El Yakoubi, 5e.

Pour sa part, l'USFP met Hanane Rihab au deuxième rang. Elle est la mieux classée des cinq femmes en course. Les autres étant classées 8e, 17e, 23e, et 29e. 

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