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Espagne: rupture socialistes-Podemos, pas de gouvernement en vue

Espagne: rupture socialistes-Podemos, pas de gouvernement en vue
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Le 25 février 2016 à 15h47 | Modifié 25 février 2016 à 15h47

Un pas en avant, deux pas en arrière: l’Espagne a d'abord annoncé mercredi un accord "historique" entre socialistes et centristes, mais vite suivi d'une rupture entre Podemos et socialistes, entraînant de fait l'impossibilité de former un nouveau gouvernement.

Deux mois après les législatives qui n'ont pas dégagé de majorité claire, le Parti socialiste espagnol a obtenu mercredi le soutien des centristes de Ciudadanos, en vue de l'investiture de son chef Pedro Sanchez à la présidence du gouvernement, un moment qualifié d'"historique" par ce dernier.

Un "premier pas pour qu'il puisse y avoir un changement politique dans notre pays", s'était félicité vers 11h00 (10h00 GMT) M. Sanchez, chargé depuis début février par le roi de tenter de former un gouvernement.

Mais il lui fallait encore convaincre Podemos de le soutenir, car, dans un Parlement fragmenté, les 40 élus de Ciudadanos ne suffisaient pas aux quelque 90 socialistes (sur 350) pour gouverner.

Depuis les législatives du 20 décembre, quatre grandes formations se partagent en effet le Parlement et aucune n'a assez d'élus pour diriger seule: les conservateurs du Parti populaire sortant, le Parti socialiste (PSOE), le parti de gauche radicale Podemos et Ciudadanos.

"C'est un accord ouvert, qui n'exclut pas et qui tend la main à la gauche et à la droite", avait expliqué mercredi M. Sanchez.

Or, à peine quelques heures après l'accord, Podemos a décidé de rompre des négociations en vue de la formation d'un gouvernement de coalition entamées lundi avec les socialistes.

Claquements de portes à gauche

Cet accord "empêche la possibilité de former un gouvernement pluriel et de changement", a déclaré lors d'une conférence de presse Iñigo Errejon, le numéro deux de Podemos.

"Nous sommes condamnés à l'échec de l'investiture", de Pedro Sanchez, a conclu M. Errejon, annonçant à demi-mot qu'il voterait contre à l'issue d'un débat parlementaire prévu à partir du 1er mars.

Pour Podemos, le PSOE a embrassé l'idéologie libérale de Ciudadanos, en matière notamment de droit du travail et son programme ne garantira pas une plus grande défense des travailleurs, alors qu'une réforme du marché du travail menée par la droite en 2012 avait déjà considérablement réduit leurs droits.

L'accord "nous rapproche des politiques économiques dont nous voulons sortir", a dit le chef des négociateurs de Podemos.

"Podemos ment et le sait", a rétorqué l'élu socialiste Antonio Hernando.

Le texte de l'accord énumère 200 réformes, dont des mesures de régénération démocratique, l'engagement de limiter les hausses d'impôts.

Il défend aussi l'unité de l'Espagne face aux indépendantistes de Catalogne, région du nord-est du pays. C'est le cheval de bataille de Ciudadanos.

Il prévoit enfin une réforme du droit du travail, qui, selon les socialistes, garantirait une hausse des indemnités de chômage.

De son côté, le chef du gouvernement sortant Mariano Rajoy, a opposé d'avance une cinglante fin de non-recevoir à l'accord Ciudadanos/PSOE, estimant que "ce pacte ne sert à rien".

Il avait déjà parié sur l'échec de M. Sanchez et estimé que le pays serait contraint de retourner aux urnes pour débloquer la situation, le 26 juin prochain.

M. Rajoy, arrivé en tête des législatives avec 28,7% des voix, a dû renoncer à former un gouvernement, ne trouvant aucun partenaire pour son parti, accablé par les scandales de corruption.

Podemos, accusé en privé par certains élus socialistes de tout faire pour torpiller la constitution d'un gouvernement dirigé par le PSOE, pourrait de son côté être favorable à de nouvelles élections, alors que certains sondages prédisent qu'il dépasserait les socialistes en nombre de voix.

Le parti de gauche radicale, qui fut proche du grec Syriza, exigeait pour s'allier aux socialistes la vice-présidence du gouvernement. Il souhaite en outre l'organisation d'un référendum d'autodétermination en Catalogne, auquel Ciudadanos et le PSOE ont clairement dit non.

Pour leur part, les milieux économiques s'impatientent. "Convoquer de nouvelles élections serait un échec incompréhensible de notre politique", avertit un manifeste signé par le Cercle des entrepreneurs, une fédération patronale représentant une vingtaine de grands groupes, avant de demander aux partis de s'accorder pour défendre la croissance retrouvée après des années de crise.

(Avec AFP)

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