La BAD accélère le processus de souscription au fonds Africa50
Le fonds Africa50 est sur la bonne voie pour atteindre le milliard de dollars de souscription au capital. L’approbation officielle de l’augmentation de capital est prévue pour la fin juin.
Les actionnaires fondateurs d’Africa50 se sont réunis, le 25 mai, à Abidjan, en marge des 50es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).
Cette réunion a convenu de fixer au 15 juin 2015 la date limite de soumission des engagements et des paiements minimums y afférents. Quinze pays ont déjà donné des engagements fermes, totalisant ainsi plus de 600 M$ à ce jour en incluant l’apport de la BAD.
Donald Kaberuka, président de la BAD, également président du Conseil d’administration d’Africa50 a déclaré : « Je félicite les pays qui ont souscrit pour un montant près de 700 M$ et j’espère que d’autres pays vont nous rejoindre dans un proche futur. A ce rythme, Africa50 est en bonne voie d’atteindre le milliard de dollars de souscriptions au capital d’ici à la date limite fixée ».
Ainsi, Africa50 tiendra une assemblée générale extraordinaire d’ici à la fin du mois de juin 2015 à Casablanca destinée à approuver officiellement l’augmentation du capital.
Africa50 injectera 10 MM$ dans des projets d’infrastructures
Le principe de la création d'Africa 50 avait été entériné en mai 2013 à Marrakech lors de l'assemblée annuelle de la BAD par les ministres des Finances africains. Africa50 est doté d'un capital initial de 3 MM$, somme qui doit être portée plus tard à 10 MM$.
En effet, Africa50 est un fond conçu pour chercher à concilier les objectifs stratégiques des gouvernements qui veulent répondre aux besoins considérables en investissements pour les infrastructures et l’attrait des actifs africains pour les sources croissantes de capitaux domestiques et internationaux.
De plus, le Fonds Africa50 vise à long terme à investir directement dans des projets un montant de 10 MM$ et parvenir à 100 MM$ de projets d’investissement en attirant acteurs du secteur privé et investisseurs.
Infrastructures : un déficit de 50 MM$ pour l’Afrique
L’enjeu majeur aujourd’hui est que l’Afrique ne consacre que 4% de son PIB d’ensemble aux infrastructures. Ce chiffre est à comparer aux 14 % de la Chine !
Les besoins en investissements de l’Afrique pour les infrastructures se montent à 95 MM$ par an. Seuls 45 MM$ sont investis, grâce au concours des gouvernements africains, des institutions de financement du développement et du secteur privé.
Réduire le temps de conception des infrastructures
Ainsi, l'Afrique accuse un grand retard en matière de développement de ce secteur. D’où la nécessité des Etats africains de promouvoir les infrastructures grâce à de nouveaux véhicules comme le fonds Africa50.
Ce fonds cherche à résorber le déficit en infrastructures de l’Afrique en accélérant dans la réalisation des projets y afférents. En effet, le Fonds Africa50 permettra de réduire le temps de conception des infrastructures de 10 ans à 5 ou 6 ans.
Le CFC abrite Africa50
Pour rappel, la BAD a opté pour le Maroc afin d'établir le fonds Africa50 à Casablanca Finance City (CFC) après évaluation des offres des autres 9 pays africains membres. L’offre marocaine a été jugée comme étant la plus pertinente, offrant ainsi les conditions optimales pour la bonne mise en œuvre du fonds.
En effet, le CFC offre des avantages fiscaux importants (allégement IR et IS) en plus de la composante logistique et de ses partenariats avec des places financières mondiales. De plus, le Maroc jouit d’une stabilité politique, économique et sociale et dispose d’une bonne stratégie institutionnelle et structurelle en faveur du développement en Afrique.
Africa50, une alternative continentale
Enfin, Donald Kaberuka a déclaré : « Ma conviction est qu’il y a beaucoup d’initiatives régionales et sous-régionales pour le financement de l’infrastructure qui sont fragmentées et ne peuvent donc pas atteindre la masse critique. Africa50 est donc une alternative continentale ».
Par ailleurs, plusieurs ministres africains présents à la réunion ont pris la parole pour exprimer un ferme soutien à Africa50, et encourager la direction intérimaire à accélérer le processus, afin de rendre Africa50 opérationnel.
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