Maroc. La gestion d’OPCVM se tourne vers l’international
Après 20 ans d’existence, l’industrie de la gestion d’actifs regarde vers l’international. L’Afrique est plus que jamais relais de croissance.
Le Maroc compte 18 sociétés de gestion avec un profil assez diversifié :
-6 filiales d’établissements bancaires ;
-2 filiales de banques d’affaires
-7 sociétés majoritairement détenues par des personnes physiques
-1 filiale d’une compagnie d’assurances ;
-1 filiale d’une société d’investissement étrangère ;
-1 société détenue par une société de bourse.
Ces sociétés gèrent au total 390 OPCVM dont plus du tiers (142) sont des fonds obligataires moyen et long terme. Par ailleurs, le nombre des fonds diversifiés a atteint 35 et celui des fonds monétaires s’est élevé à 51. Enfin, le nombre des fonds actions est de 86.
Parmi ces OPCVM, environ un tiers sont des fonds dédiés alors que les deux sont des fonds grand public.
L’actif net des OPCVM pèse dans l’économie marocaine
Dans ces conditions, l’actif net géré est passé de 129 MMDH en 2006 à 313 MMDH au premier trimestre 2015. Cet actif net représente plus d’un tiers du PIB du Maroc. Aussi, l’actif net des OPCVM représente près de 140% de l’épargne nationale brute. En effet, l’épargne nationale brute semble stagner autour de 200 MMDH malgré la progression du PIB.
Les institutions financières, principal investisseur des OPCVM
Signalons que les investisseurs des OPCVM sont 19.000. Les entreprises financières représentent 70% de l’actif net suivies des entreprises non financières avec une part de 19%. Les personnes physiques pèsent en général entre 8% et 9% de l’actif net global alors que la catégorie des personnes physiques et morales non résidentes représente autour de 1% de l’actif net.
Les investissements dominés par les produits de taux
Les bons du Trésor (BDT) demeurent le premier support d’investissement des OPCVM. En effet, les obligations émises ou garanties par l’Etat représente 45% de l’actif net. De leur part, les titres de créances négociables (TCN) et les obligations privées représentent respectivement 17% et 13% de l’actif net. En ce qui concerne les actions, elles accaparent 7% de l’actif net. Le reliquat revient aux titres d’OPCVM (3%) et les autres éléments de l’actif (15%).
Un modèle exportable en Afrique
L’industrie de la gestion d’actif doit s’adapter pleinement aux enjeux économiques du Maroc. En particulier, les OPCVM doivent participer au schème de la croissance du Maroc en quantité et en qualité a déclaré Faouzia Zaaboul, directrice du Trésor et des Finances extérieures.
Par ailleurs, la maturité et la taille actuelle de l’industrie de la gestion d’actifs font du Maroc leader en la matière, a avancé Hassan Boulaknadal, DG du CDVM. D’où la nécessité d’exporter le modèle marocain dans le reste du continent africain a-t-il affirmé. D’ailleurs, le CFC est une opportunité pour faire du Maroc un hub africain dans la gestion d’OPCVM a appuyé M. Boulknadal.
Pistes de développement
Enfin, pour assurer cette ouverture de l’industrie de la gestion d’actif, plusieurs pistes ont été définies notamment :
-La réglementation et la classification de fonds à travers de développement des fonds en devises et des fonds régionaux libellés au Maroc ;
-La création d’une plate-forme de domiciliation pour favoriser un dispositif fiscal ;
-Le renforcement de la communication à travers l’élaboration des partenariats et l’organisation des roadshows ;
-Le référencement des OPCVM marocaines sur les plates-formes électroniques,
-L’adoption des standards internationaux pour les fonds marocains afin de se faire reconnaître par les autorités étrangères ;
-La professionnalisation des sociétés de gestions marocaines par le développement des compétences et de l’expertise ;
-Le développement de la gestion des risques ;
-Le renforcement de la transparence et de l’innovation.
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