La RAM et STTS ouvrent la première usine de peinture d’avions d’Afrique
Le nouvel atelier basé à l’aéroport de Casablanca, qui représente un investissement de 35 MDH, est en mesure de peindre tous les types d’avions moyen-courriers. La RAM fait partie des premiers clients.
L’inauguration de cette société vendredi 8 mai à Nouaceur vient alors que l’activité peinture des éléments de cabine a démarré en mars 2014 et celle de peinture extérieure des avions en septembre dernier.
Spécialisée en peinture d’avions, la joint venture STTS Maroc basée en bordure des pistes de l’aéroport Mohammed V de Casablanca est détenue à 50,1% par la RAM et 49,9% par le groupe international STTS, dont le siège est en France. Cette société est constituée de 50 ingénieurs, techniciens et ouvriers formés à Toulouse.
Interrogé par Médias 24, Mohamed Bellatig, directeur général de STTS Maroc déclare que « l’association entre la compagnie nationale et le leader mondial du secteur permettra d’abord d’optimiser les coûts de peinture des avions de la RAM. »
La création de l’entreprise maroco-française ayant nécessité 35 MDH d’investissements ouvre aussi de grandes perspectives de développement de la filière peinture aéronautique en faveur de clients tiers.
Tout en traitant les besoins de la RAM, la co-entreprise aura l’occasion de décrocher d’autres contrats avec les compagnies aériennes de la Méditerranée et d’Afrique.
5 avions déjà sortis du hall de peinture, dont un Boeing VIP
« Nous visons une moyenne de 20 avions par an. Nos clients seront les avions de la RAM, les clients d’ATI (société mixte de maintenance des compagnies Air France et RAM), des clients extérieurs (Europe, Moyen-Orient, Afrique), ainsi que des avions militaires ou privés » selon la direction de l’entreprise.
« Notre unité ne pourra traiter que des avions moyen-courriers et pas de gros porteurs car il nous faudrait un hangar-atelier beaucoup plus grand. Nous avons commencé avec cette première unité mais, si nous atteignons les 30 MDH de chiffre d’affaires en 2016, il est prévu d’en ouvrir une deuxième. »
Les avions moyen-courriers que STTS Maroc peut prendre en charge sont principalement les Boeing B737NG, les Airbus A319, A320 et A321, les Embraer 190 et les ATR.
Dans une déclaration, le ministre de l’Equipement Rabbah a affirmé que cette ouverture prouve que le Maroc offre la meilleure offre en termes de climat des affaires avec la multiplication des investissements étrangers.
D’après lui, cet engouement s’explique par la stabilité du royaume et par la visibilité publique donnée aux investisseurs grâce à des stratégies sectorielles ambitieuses (agriculture, industrie, tourisme, etc.).
« Je pense que le secteur de l’aéronautique en est à ses balbutiements par rapport à l’enracinement de l’industrie automobile au Maroc. Avant, nous avions quelques sous-traitants et on a vu arriver Renault à Tanger.
Il en sera de même pour l’industrie aéronautique car nous assistons à l’implantation de nombreuses entreprises étrangères du sous-système indispensables à Boeing ou Airbus.
Le Maroc doit exceller dans la sous-traitance pour se rendre indispensable car à terme, il n’est pas impossible que ces grands constructeurs s’installent à leur tour chez nous ».
Selon le ministre, « ous sommes dans une dynamique de développement de l’économie du transport avec la maîtrise actuelle des sous systèmes du secteur automobile et à terme celle du ferroviaire, de l’aéronautique et même des chantiers navals ».
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