L’Atlantide au Maroc? Voilà ce qu’il faut savoir
Un auteur américain affirme que l’Atlantide se trouve dans le Souss. Médias 24 a lu le livre et interrogé des responsables marocains.
Pendant des siècles, les historiens, les archéologues et les plongeurs ont rêvé de trouver l’Atlantide, la glorieuse ancienne métropole perdue sous les vagues, mais sans résultat.
Et si l’Atlantide était sous nos pieds ou à nos portes? C’est en tout cas ce qu’affirme Mark Adams, un auteur américain dans un livre de 382 pages, intitulé «Meet me in Atlantis» sorti le 10 mars chez Penguin. Selon lui, le mystère de l’ancienne civilisation de l’Atlantide se situe dans la plaine du Souss, près de la ville d’Agadir.
L’auteur s’est appuyé sur les recherches de l’ingénieur en informatique, l’Allemand Michael Hubner, décédé en 2013, avançant l’hypothèse que ce qui reste des ruines de la ville antique est assis sur une côte plutôt que sur une île.
«Hubner était certain d’avoir trouvé l’Atlantide»
C’est d’emblée ce que lance l’auteur dans la préface de son livre. Son ancien ami, Michael Hubner était sûr d’avoir localisé avec exactitude la mystérieuse Atlantide.
«J’ai vu sa présentation en ligne, et c’était impressionnant. Hubner croyait en l’existence de l’Atlantide le long de la côte atlantique du Maroc», raconte Adams dans le chapitre 15 du livre.
Hubner s’est basé dans sa recherche sur les descriptions de l’Atlantide fournies par Platon dans Timée et Critias, en s’appuyant sur 51 traits géographiques de la cité antique, et en les soumettant à un programme informatique qui a identifié… roulement de tambour… la plaine du Souss!

Photo du cercle formé naturellement et évoqué par Hubner, situé près d'Agadir, tiré du livre par capture d'écran.
Des mesures étonnamment semblables à celles de Platon.
«Pratiquement tous les indices que Platon a notés-les anneaux, les tremblements de terre, les éléphants, l'emplacement en dehors des Colonnes d'Hercule, coïncident relativement avec la plaine du Souss-Massa, sur la côte atlantique du Maroc, à une centaine de milles au sud-ouest de Marrakech», explique l’auteur dans son livre.
«L’hypothèse de Hubner était la plus convaincante sur le papier: les montagnes s’accordaient parfaitement… » ajoute Adams.
L’Atlantide serait donc, selon l’auteur, au Maroc. Ceci fait rêver. Vous imaginez les retombées économiques d’une telle découverte si elle s’avère véridique, le coup de fouet qui sera donné au tourisme marocain?
Tout est possible!
Notre rédaction a donc essayé d’en savoir plus en interrogeant les spécialistes au Royaume.
Pragmatiques, c’est le mot qui vient en tête pour décrire ces derniers. Pour un professeur au sein de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP), tout est possible, mais il ne faut pas s’emballer. «Tout est possible, mais Il faut regarder la méthodologie de l’auteur et les critères sur lesquels il s’est basé. Les historiens ont longtemps fait des recherches pour résoudre l’énigme, mais aucune théorie ne s’est avérée concluante.»
Même son de cloche chez Abdellah Alaoui, directeur du patrimoine relevant du ministère de la culture. «Tant qu’il n y a pas de données scientifiques, on ne peut rien croire. Il a effectué des recherches comme plusieurs historiens avant lui. C’est de la fantaisie», estime, réaliste, M. Alaoui. Autant dire qu’on avance les théories qu’on peut…
Du côté des autorités d’Agadir, notamment la Wilaya, on n’est même pas au courant de la publication du livre. Pour l’instant, l’Atlantide reste un grand mythe, un fantasme qui n’est pas prêt de s’éteindre.
à lire aussi

Article : Aïd Al Adha: Le gouvernement réagit enfin à la flambée des prix du mouton
Une réaction tardive mais nécessaire. À une semaine de Aid Al Adha, les marchés sont désormais livrés à la surveillance des autorités locales qui devront veiller au respect des circuits de commercialisation et combattre les pratiques spéculatives.

Article : Bilan de fin de saison. Fortunes diverses, mais dynamique positive pour les internationaux marocains
Alors que la majorité des championnats touchent à leur fin, les internationaux marocains ont pour la plupart signé des saisons de haute volée. Un constat qui s’applique également à ceux qui n’ont rien gagné, mais dont les prestations ont été unanimement saluées. De bon augure en perspective du Mondial 2026.

Article : Criquets pèlerins aux portes du Souss : quel risque pour l'agriculture ?
Ils sont jaunes, parfois rosâtres, et inquiètent les agriculteurs du Souss. Des criquets pèlerins ont été observés à proximité des champs agricoles de Chtouka Aït Baha. Voici ce qu'il faut savoir sur la situation.

Article : En 2025, l’aggravation du déficit extérieur en biens et services retire 3,8 points à la croissance
Au-delà de la sécheresse, la croissance au Maroc est aussi affaiblie par une fuite importante de la demande vers les importations. En 2024, le solde extérieur a retiré 2,5 points à la croissance. En 2025, selon nos calculs, cette perte atteint 3,8 points. Une partie de l’effort d’investissement et de consommation se transforme ainsi en production étrangère, plutôt qu’en valeur ajoutée locale.

Article : Et si on regardait la Bourse de Casablanca hors minières ? Ce que les minières changent dans la lecture du marché
Avec plus de 11% du MASI et une contribution de +656 points de base depuis le début de l’année, les minières prennent une place centrale dans les mouvements de la Bourse de Casablanca.

Article : SkyStriker : le drone “précis, silencieux et mortel” rejoint l’arsenal des FAR
Précis, silencieux et dopé à l'intelligence artificielle, ce nouveau vecteur de frappe à bas coût renforce considérablement la résilience et la réactivité du dispositif de défense marocain.