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A fin février, un déficit ordinaire du Trésor de 6,2 MMDH

En comparaison avec la même période en 2014, le mois de février 2015 fait apparaître une amélioration de la balance ordinaire du Trésor avec un solde négatif de 6,2 MMDH contre un solde négatif de 8,2 MMDH.

A fin février, un déficit ordinaire du Trésor de 6,2 MMDH

Le 20 mars 2015 à 15h13

Modifié 21 mai 2021 à 13h32

En comparaison avec la même période en 2014, le mois de février 2015 fait apparaître une amélioration de la balance ordinaire du Trésor avec un solde négatif de 6,2 MMDH contre un solde négatif de 8,2 MMDH.

Ces chiffres figurent dans le dernier bulletin de la TGR, la Trésorerie générale du Royaume. Attention, ces chiffres ne sont qu’un instantané. On ne peut pas se baser dessus pour imaginer ce que sera l’année 2015, car ni les recettes ni les dépenses ne sont linéaires.

Des recettes en hausse

Les recettes ordinaires se sont établies à 28,9 MMDH contre 27,4 MMDH à fin février 2014, en augmentation de 5,3%. Cette augmentation résulte de la hausse des impôts directs de 5,5%, des droits de douane de 3,3% et des droits d’enregistrement et de timbre de 5,7% et des recettes non fiscales de 173,2% (due à une hausse des recettes en atténuation des dépenses de la dette de 1831 MDH).
Les recettes fiscales ont légèrement diminué de 1,3% résultant de la baisse simultanée des recettes douanières de 14,3% soit -1,3MMDH  (baisse de la TVA à l’importation et des TIC énergétiques) et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,2% soit +981 MDH (recettes de l’IR en hausse de 2,6%, de la TVA intérieure de 8,1% et des droits d’enregistrement et de timbre de 5,7%). La TVA intérieure poursuit sa baisse ce qui trahit un recul de la consommation.

Il ressort de la structure des recettes pour le mois de février 2015 que la TVA représente la première source de recettes ordinaires, soit 30% de celles-ci (8.652 MDH), suivie par l’impôt sur le revenu, soit 23% des recettes (6.726MDH), et les droits d’enregistrement, soit 12,6% (3.652 MDH).

Le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires a été de 82,3% contre 76,9% un an auparavant et fait ressortir un besoin de recettes de 18,58 MMDH.

Une progression des dépenses liée aux charges de la dette

Les dépenses ordinaires ont progressé de 14,6% à fin février 2015, en hausse de 58 MMDH. Cette hausse est la résultante essentiellement d’une augmentation de 146 % des charges de la dette budgétisée (augmentation des remboursements du principal de la dette intérieure de 8,3 MMDH).
Les dépenses de fonctionnement ont enregistré une diminution de 1% par rapport au mois de Février 2014 pour s’établir à 32,1 MMDH.

Les dépenses de personnel se sont établies à 18,6 MMDH en baisse de 1,7%. Les dépenses de matériel ont diminué de 10,3% pour atteindre 7,9 MMDH à fin février 2015. Les charges communes ont progressé de 18,5%, s’établissant à 5,7 MMDH en raison notamment de la hausse des émissions au titre de la compensation (à 3,7 MMDH, en hausse de 12,7 % par rapport à février 2014).
Les dépenses d’investissement se sont établies à 12,7 MMDH contre 12,4 MMDH l’année dernière à la même période.

Les comptes spéciaux du Trésor dégagent un solde positif de 4,1 MMDH

Les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 18 MMDH contre 18,75 MMDH l’année précédente à la même période.

Ces recettes tiennent compte des transferts reçus des charges communes du Budget général d’investissement de 7,4 MMDH et d’une recette de 1,6 MMDH au titre de l’amnistie des changes.

Les dépenses des comptes du Trésor se sont établies à 13,9 MMDH dont 7,6 MMDH au titre des comptes de dépenses sur dotations.

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