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Le Maroc veut capter une part croissante du « tourisme atlantique »

L’Initiative atlantique pour le tourisme a débattu d’écotourisme et de rapprochement entre les peuples des deux rives de l'océan Atlantique pour développer l’industrie du tourisme.

Le Maroc veut capter une part croissante du « tourisme atlantique »

Le 11 mars 2015 à 17h12

Modifié 11 mars 2015 à 17h12

L’Initiative atlantique pour le tourisme a débattu d’écotourisme et de rapprochement entre les peuples des deux rives de l'océan Atlantique pour développer l’industrie du tourisme.

La 1e édition du forum « The Atlantic Initiative For Tourism 2015 » se déroule du 11 au 12 mars à Rabat. Cette nouvelle conférence, organisée par l’Organisation mondiale du tourisme et par le ministère de tutelle marocain, accueille plusieurs pays de la région Atlantique qui reçoit à elle seule pas moins de 320 millions de touristes par an.

Cet espace de réflexion qui ambitionne de devenir annuel ou biannuel veut devenir à terme le porte-voix du marché atlantique du tourisme des deux rives en proposant des actions avec un comité de suivi.

Inauguré par Abdelillah Benkirane, Chef du gouvernement marocain, ce sommet a pour ambition de booster l’industrie du tourisme en particulier pour les pays comme Maroc.

Il fut l’occasion de revenir sur les raisons du déséquilibre touristique profitant surtout aux pays du Nord. La France, l’Espagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada captent à eux-seuls 270 millions de visiteurs alors que les 45 autres pays, plus au Sud, se contentent d’accueillir 50 millions.

Fort de ce constat, l’OMT et le ministère du Tourisme marocain ont décidé d’inviter 300 participants, dont 20 ministres et représentants de ces 45 pays pour trouver des solutions à un juste rééquilibrage

Une meilleure coopération entre les pays du nord et du sud a été prônée pour permettre l'émergence de nouvelles opportunités de marché des deux côtés de l'Atlantique ainsi que le renforcement des coopérations Sud-Sud et Nord-Sud.

Pour y arriver, il a été question de faire de ce nouveau sommet un espace de commerce prospère créateur d’emplois et de richesses qui contribuera au rapprochement des peuples des deux rives.

Créer des liens commerciaux avec de nouvelles lignes  de communication (maritimes et aériennes) et  promouvoir des destinations d’investissement permettront de renforcer les économies des pays en voie de développement qui ne profitent pas ou trop peu des bienfaits de l’économie du tourisme.

En ces temps de crise touristique et d’amalgame, le Maroc est pleinement concerné eu égard à la baisse continue du marché français qui constitue le 1e vivier de touristes (4 M/an).

Pour pallier à la désaffection des touristes traditionnels, l’ambition du ministre du tourisme Lahcen Haddad est de diversifier les marchés émetteurs en provenance de toute la région Atlantique.

Si la démarche est louable, il apparait dans les faits que cette première édition n’a pas vraiment connu un franc-succès en termes d’affluence. Les pays africains ont certes dépêché quelques ministres, mais l’Europe et l’Amérique du sud n’ont envoyé que des représentants de second rang.

Plus surprenant encore, les Etats-Unis n’étaient pas représentés par une délégation publique ou privé alors que le plus grand pays de la rive nord atlantique a un potentiel largement sous exploité. Pour rappel, le chiffre des Américains qui visitent le Maroc pour du tourisme étranger de séjour (TES) était à peine de 160.000 touristes/an pour l’année 2014.

Fédéralisme oblige, ce mastodonte ne dispose pas de ministère du tourisme mais la logique aurait dû dicter un partenariat avec des opérateurs privés américains, ce qui aurait permis une meilleure visibilité médiatique pour améliorer le trafic touristique.

La première journée s’est poursuivie avec la proclamation de la « déclaration de Rabat » qui s’est limitée à de bonnes intentions floues et pas vraiment nouvelles. 

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