400 sites menacés d'inondation au Maroc
D'un coût global de 220 MMDH, le Plan national de l'eau prévoit de consacrer 9% à la lutte contre les inondations. 400 sites sont menacés au Maroc.
La ministre déléguée chargé de l'Eau, Charafate Afilal, a dévoilé, mardi lors du Forum de la MAP, les grandes lignes du Plan national de l'eau (PNE).
Le plan, qui coûte 220 MMDH, devra répondre aux besoins du Maroc en eau à l'horizon 2030.
41% du coût global seront destinés à la gestion de la demande. Environ 9% seront affectés à la lutte contre les inondations, a souligné la ministre, ajoutant que 400 sites sont menacés d'inondation au Maroc.
Quelque 7% de cette somme seront destinés au dessalement de l'eau de mer, qui constitue l'une des alternatives non traditionnelles inscrites au PNE.
Les sources de financement de ce plan seront mobilisées aussi bien auprès du secteur public que privé.
La ministre a expliqué que parmi les mécanismes de financement prévus, il y a lieu de citer le renforcement du soutien de l'Etat au secteur de l'eau et l'encouragement des investissements privés dans ce domaine en partenariat avec le secteur public, ainsi que la poursuite des réformes relatives aux coûts, l'objectif étant d'assurer l'autofinancement à travers le soutien des systèmes de tarification.
Elle a précisé que ce plan est basé sur l'évaluation de l'évolution de la demande en eau.
Il prévoit également d'assurer les quantités nécessaires d'eau afin de palier au déficit, et de proposer des alternatives non traditionnelles en vue de surmonter le stress hydrique, tout en adoptant une approche consultative et participative qui accompagne les stratégies et plans sectoriels notamment le Plan Maroc vert, le Plan national d'accélération industrielle et la stratégie énergétique.
Faire face au stress hydrique
Le plan national de l'eau repose sur trois piliers de base:
- la gestion rationnelle de la demande en eau et le développement de l'offre à travers la poursuite de la mobilisation des ressources en eau superficielle et la réduction de l'eau perdue par la mise en place de petits barrages et lacs pour soutenir le développement local,
- le soutien de l'utilisation directe des eaux de pluie, le dessalement de l'eau de mer et l'utilisation des eaux usées après le recyclage.
- la préservation de l'environnement et la réduction des risques liés à l'eau à travers le recyclage des eaux usées après leur traitement, la lutte contre la pollution industrielle et le maintien des eaux souterraines.
Le plan s'assigne également pour objectif l'approvisionnement en eau potable dans les zones urbaines et de poursuivre l'extension de l'approvisionnement en eau potable dans les zones rurales, le soutien et le rattrapage de la pénurie en matière de l'eau destinée à l'irrigation et l'équipement des cercles irrigués disposant de ressources mobilisées, ainsi que l'expansion de certains cercles irrigués afin d'exploiter le potentiel de l'agriculture et l'exploitation du potentiel hydroélectrique.
Mme Afilal a souligné que la politique hydrique du Maroc, s'appuyant principalement sur le contrôle et la mobilisation des ressources superficielles des eaux souterraines, a permis de répondre aux besoins de l'eau.
Le Maroc dispose actuellement de 139 grands barrages d'une capacité globale de 16,6 milliards m3, a rappelé la ministre, faisant savoir que 12 autres barrages sont en cours de réalisation d'une capacité de 3 milliards m3.
13 stations d'épuration de l'eau et d'autres projets pour le dessalement de l'eau de mer (10 millions m3/an) sont en cours de réalisation.
Mme Afilal a, dans le même cadre, mis en relief le lancement de plusieurs programmes nationaux portant notamment sur l'assainissement liquide, l'économie de l'eau d'irrigation, la protection contre les inondations, la lutte contre la pollution industrielle et l'aménagement des bassins versants.
Pour la ministre, plusieurs défis liés au stress hydrique restent pourtant à relever, dont l'exploitation excessive de l'eau (près d'un milliard m3/an) et la régression du niveau des nappes phréatiques.
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